Association VIE Vendée » 29 février 2016

Archives journalières: 29 février 2016

Bulletin 2016 Les dossiers de V.I.E

Des initiatives pour un environnement plus sain et plus solidaire

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La planète souffre, même dans notre Europe tempérée: élévation de la teneur en gaz à effet de serre, et son corollaire, le changement climatique et ses événements météorologiques exceptionnels; augmentation de la consommation de pesticides, avec des effets très importants en terme de perte de diversité biologique, qui atteint tous les groupes animaux et végétaux et ses impacts sur la santé humaine, de mieux en mieux connus. Par exemple, concernant les oiseaux, une étude publiée, lundi 3 novembre 2014 par Ecology Letters, révèle que la gestion actuelle de l’environnement en Europe apparaît incapable d’enrayer la disparition de nombreuses espèces d’oiseaux récemment encore considérées comme communes. L’étude dénombre 421 millions d’oiseaux en moins en trente ans.

Concernant les pesticides, une impressionnante expertise collective menée sur l’ensemble des connaissances internationales actuelles et pilotée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), rendue publique jeudi 13 juin 2013 (Le Monde), révèle que les pesticides sont impliqués dans un grand nombre de pathologies lourdes – cancers, maladies du sang, troubles neurologiques, malformations, etc. – dont l’incidence tend à augmenter dans le monde. Si la régularité des informations alarmantes a fi ni par provoquer quelques décisions politiques, comme celles d’interdire les pesticides dans les espaces verts et les rues en 2016 et chez les particuliers dès 2019… ces mesures, pour importantes qu’elles soient, n’en sont pas moins dramatiquement insuffisantes au regard des enjeux environnementaux actuels Heureusement, dans de nombreux pays du monde, des initiatives citoyennes émergent pour contrer ces politiques défaillantes: habitats ou jardins partagés, mise en place de circuits courts, de monnaies locales, de compostage de quartiers… (ainsi au coeur de ville, il est possible de s’organiser, par quartier, pour créer, en lien avec la commune, et faire vivre, un compostage de quartier, qui permettra de nourrir ses bacs à fleurs et des bacs de «comestibles» accessibles à tous). Ces initiatives ont plusieurs caractéristiques: elles permettent une moindre dépendance au pétrole des collectivités humaines par la relocalisation des activités économiques et l’encouragement de pratiques respectueuses de l’environnement, elles sont portées par des collectifs citoyens, hors institutions existantes ou avec le soutien de celles-ci, s’appuient sur des valeurs de solidarité, et se disséminent grâce à internet.
Décentralisées, elles allient réflexion, prises de décision et actions, chaque acteur de ces démarches étant partie prenante de chaque étape: c’est de la démocratie participative en actes. Nous pouvons aussi agir, individuellement ou en famille, pour limiter nos rejets de CO2 (et ainsi en limiter les effets désastreux), et pour redynamiser la biodiversité. Ainsi, tous ceux qui ont un jardin, un coin de balcon, une terrasse, un balcon (41% des français), peuvent y planter quelques plantes utilisables en cuisine (mélisse, thym, serpolet, ciboulette), qui sont aussi des plantes très mellifères, favorables aux abeilles, bourdons, papillons et autres pollinisateurs… Dans son jardin, même très petit, on peut composter les déchets verts, de taille, de tonte, de cuisine (pelures de fruits, fanes de légumes) directement en terre, ou en surface (ce qui reproduit le fonctionnement naturel des écosystèmes) ou dans un composteur… pour stimuler la biodiversité et nourrir le sol.

Pour limiter les transports trop importants liés au commerce alimentaire, on peut privilégier les achats de proximité, les marchés, et plus généralement les circuits courts Nous pouvons aussi viser le zéro déchet, ou tout au moins réduire notre consommation d’emballages inutiles, en achetant en vrac (farines, graines, gâteaux…mais aussi lessives, produits de nettoyage…) en remplaçant les sacs en plastique ou même papier, par les paniers, des contenants en verre que l’on fait remplir…en refusant les produits sur- emballés, et, bien sûr en refusant toute publicité…, Au lieu d’acheter des objets peu utilisés et encombrants, on peut investir à plusieurs, échanger, prêter…réparer ou faire réparer… On allégera ainsi sa poubelle, faisant de substantielles économies. On recréera du lien social, et on fera un ENORME CADEAU à l’environnement… et donc à nous-mêmes. Et nos enfants et petits-enfants seront fiers de nous!

Michéle Tramoy
Pour en savoir plus : « Collectif court circuit » Un collectif d’achat chez des producteurs biologiques dans le Nord Ouest Vendée JONSON Bea, Zéro déchet, ED J’ai lu, 2013 ou www.ZeroWasteHome.com Pour apprendre à réparer des objets : Les Repair Café du CPNS et du Centre social http://www.ouest-france.fr/pour-arreter-de-jeter-place-aux-repaircafe-3461327

Bulletin 2016 Les rendez-vous de V.I.E.

Les rendez-vous de V.I.E.

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Evolution du littoral vendéen depuis 8 000 ans, organisée conjointement par les associations Nature et Culture, le C.P.N.S. et l’Amicale laïque.
Nous avons appris comment la palynologie (étude des pollens fossiles) appliquée à des « carottes » de sol prélevées dans des niveaux actuellement submergés permet de reconstituer des zones agricoles ou forestières dans ces niveaux. Les variations du trait de côte ne datent pas d’hier !!!

Michèle Tramoy, aidée par Michel Parquet et Jean-Louis Charrier, a présenté les méthodes qui permettent la pratique d’un jardinage écologique en favorisant les auxiliaires des cultures et en évitant l’utilisation des « biocides ».

au cours de laquelle Michèle Tramoy a ouvert son « jardin au naturel » les 13 et 14 juin 2015. Elle a ainsi pu montrer comment elle met en pratique les conceptions de la permaculture. Une centaine de personnes ont suivi sa présentation, en dépit de la pluie du dimanche ! Voyez l’article de Michèle dans ce bulletin.

le samedi 20 juin : « la dune dans la ville » Les représentants de l’association ont accueilli les visiteurs sur l’espace dunaire, musée de la flore dunaire, installé sur le remblai de la plage de Saint Gilles ;

Michèle Tramoy a encadré, le lundi 22 juin, un groupe à la découverte des « Sauvages de ma rue », en montrant la diversité et l’intérêt de ces plantes qui ne sont plus considérées comme des mauvaises herbes et expliqué le zérophyto mis en oeuvre par les service des espaces verts de la ville ;

Le 23 juin, à la Conserverie, Michèle a animé un exposé –débat sur le thème : cultiver son jardin avec la biodiversité.

  • Nous avons été sollicités par 2 groupes, cette année : l’association « Du jardin au paysage » de la Chapelle sur Erdre, 25 adultes que nous avons intéressés par la présentation des spécificités de notre dune, le 24 avril ; et un groupe de 30 enfants de Hayange que nous avons aidés à découvrir la plage et la dune dans leurs aspects naturalistes.
  • Nos herborisations dans la dune nous ont permis d’accueillir 47 adultes et 10 enfants en 4 sorties ;
  • Sur la corniche de Sion, notre sortie permet d’élargir la présentation de notre littoral : géologie de nos beaux rochers, flore de la «dune perchée», flore des rochers suintants d’eau douce, invertébrés de l’estran, algues si diverses et aux utilisations en développement, oiseaux de la côte. Il n’y a pas que des goélands !!

12 personnes (+ 10 adhérents des 2 associations : Nature et Culture et V.I.E.) ont participé à ces 2 sorties. Au cours de la visite du 13 août, nous avons accueilli un groupe de 5 handicapés légers, que nous aurions préféré recevoir en groupe indépendant.

Dans la cour du Centre Socio Culturel,notre stand a présenté les activités de notre association : mémoire, cadre de vie, préservation de l’environnement.

Pour la 3° année consécutive, les Journées du Patrimoine donnent lieu à diverses actions communales. Cette année, l’accent était mis sur le patrimoine maritime. Notre association pouvait donc parfaitement y insérer le résultat des travaux et des recherches des uns et des autres. L’installation de notre stand dans le hall de la Conserverie a attiré un grand nombre de visiteurs (300 personnes environ sur les 2 jours). Nous avons beaucoup apprécié que tous les stands aient été regroupés à la Conserverie et nous remercions la Municipalité du confort et de la visibilité qu’elle nous a donnés.

Bernard de Maisonneuve a pu présenter son ouvrage sur Pierre Garcie Ferrande, notre célèbre marin cartographe qui écrivit le premier ouvrage de navigation : « Le grand Routier de la mer », plusieurs fois réédité vers 1502. Le travail de Bernard et de son équipe était orienté vers la traduction de cet ouvrage en français moderne. Il est actuellement en cours d’impression. Nos visiteurs ont aussi été très intéressés par la copie du Rouleau d’Apremont, tracé de la Vie entre Apremont et St Gilles réalisé par un architecte, Jehan le Florentin, qui montre les différents éléments, villages et rives de cette rivière au XVI° siècle. On peut y voir, en particulier, la façon dont les bateaux s’amarraient le long de la rive à la hauteur de l’église de Saint Gilles, tout près de l’église – d’où le nom de Place du Vieux Port pour la place qui est devant l’église.
Cette carte a été réalisée à la demande du Seigneur d’Apremont, Philippe Chabot de Brion, qui envisageait de canaliser la Vie pour que les bateaux de commerce puissent remonter le fleuve jusqu’à Apremont, au lieu de s’arrêter à St Gilles. Le projet n’a pas vu le jour … mais le rouleau est resté !

Nous avions craint que nos panneaux et nos explications sur les murs en pierres de lest de navire risquent de lasser nos visiteurs ! Il n’en a rien été. Ces témoins tangibles de notre passé de port marchand et de ses échanges avec diff érents pays du Nord de l’Europe, de l’Espagne, du Canada….suscitent toujours l’intérêt. Cette année, la visite des ruelles riches en murs avec pierres de lest de navires s’est orientée vers le vieux Croix de Vie. Nous n’avons pu accueillir qu’une cinquantaine de personnes car nous avons dû limiter nos visites au dimanche après-midi. Quelques ruelles de St Gilles nous ont conduits à la cave de Gérard Richard, cave dont la présence, en pleine ville, étonne toujours les visiteurs.
Nous y avons retrouvé notre ami, Gérard Roches.

Bulletin 2016 Parole d'adhérents

Des habitants de Saint Gilles Croix de Vie se veulent être une force de proposition

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Cinq Assemblées de quartier, quartier Croix-de-Vie, quartier Littoral-Boisvinet, quartier Saint-Gilles, quartier Epinettes- Vergers d’Eole, quartier Littoral Grande Plage, ont été initiées pour une durée de 2 ans, par la municipalité de Saint Gilles Croix de Vie. Elles ont commencé le travail de réflexion sur des thèmes divers, comme la circulation, l’environnement, le cadre de vie.

Date est prise, en juin 2016, pour une première synthèse. Elle se tiendra avec François Blanchet, Maire, et Josette Alabert, Adjointe déléguée à la vie démocratique, qui pilote le projet. Il est ainsi fait appel à notre esprit citoyen en permettant à chaque habitant de Saint Gilles-Croixde- Vie d’être associé à la vie de sa cité. Nous en reparlerons.