Rubrique : Bulletin 2010

Bulletin 2010 Les dossiers de V.I.E.

La protection du périmètre de la Baie d’Adon, en attente

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V.I.E toujours en alerte ! Depuis 2003, date de l’envoi à la Préfecture de notre dossier en vue de préserver la Baie d’Adon, nous avons obtenu l’appui de la D.R.A.C en vue de l’inscription du site en ZPPAUP. Aujourd’hui, fin 2009, nous sommes toujours dans la dernière ligne droite, en attente de la nouvelle défi nition de la ZPPAUP. Prévue pour la fi n de 2009, cette nouvelle défi nition est encore au point mort car rien ne peut se faire sans Monsieur l’Architecte des Bâtiments de France qui a décidé depuis 18 mois ne plus donner signe de vie tant que ses demandes de moyens ne seraient pas prises en considération. La récente arrivée d’une collaboratrice pourrait dégeler la situation. Encore faut il que soit déblayée l’accumulation des dossiers en souffrance. «Vaste programme».

La Baie d’Adon

Au-delà de la préservation de ce périmètre, V.I.E propose une extension de la ZPPAUP afin de mieux préserver les quartiers historiques de Saint Gilles et de Croix de Vie qui commencent à être surplombés par des constructions de plus de 13 mètres de hauteur au prix d’un tracé de la ZPPAUP au contour torturé pour satisfaire à des priorités éloignées de la préservation du patrimoine.
Michelle Boulègue

Bulletin 2010 Les dossiers de V.I.E.

Les murs en pierre de lest

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Mur en pierres de lest

Se promener le long des rues bordées de hauts murs de pierres qui jalonnent ses quartiers historiques est l’un des plaisirs simples que nous offre Saint Gilles Croix de Vie. Ces murs en disent long sur l’art des maçons de faire les agencements les plus improbables de pierres taillées, de galets, de dalles de schiste vert du Fenouiller, de tuilots et de débris de briques sans oublier quelques culots de bouteilles. Un examen attentif de ces murs révèle, plus encore, la cartographie des circuits maritimes du port, du temps où le commerce maritime européen était, au XVIIème siècle, l’activité portuaire dominante par rapport à la pêche y compris la pêche à la morue sur le site de Terre neuve. Depuis l’antiquité, le cabotage tout au long des côtes de France, de l’Angleterre et des pays nordiques a fait transiter, par le port, vers ces régions, des cargaisons de vins, céréales, sel, en échange de bois, d’étain, de fer et autres. Faiblement quillés afin de pouvoir remonter le plus loin possible à l’intérieur des terres, les bateaux devaient être lestés pour mieux affronter la houle en haute mer. Ces pierres que les équipages ramassaient sur les rivages sont les ultimes témoins de ces longs périples, dont Garcie Ferrande a dressé les routes dans son «Grand Routier». François 1er en a immédiatement compris la portée stratégique alors qu’il cherchait à contrer la domination des mers par l’Espagne et l’Angleterre. Ces murs de pierres sont donc des pages à ciel ouvert de l’histoire du port. A ce titre nous approuvons l’alerte donnée par le CPNS lorsque l’un de ces murs, porteur, qui plus est, d’un graffiti représentant l’un de ces bateaux, s’est fait mettre à mal, rue Abel Pipaud, lors de travaux autorisés par
Monsieur l’Architecte des bâtiments de France, ZPPAUP oblige. Cette alerte a sans doute inspiré la protection de ce graffiti par l’office du tourisme.*

Pour V.I.E il faut tirer les leçons de cette destruction :

  • Les murs en pierres de lest sont des biens privés qui ont acquis au fil du temps un intérêt collectif car ils contribuent à la personnalité de notre cadre de vie.
  • Ce patrimoine commun est mal protégé par la ZPPAUP actuelle.
  • Une protection renforcée ne devrait pas, cependant constituer une contrainte sans contrepartie pour les

Que faire ?

V.I.E propose une approche qualitative de la protection des murs en pierres de lest au-delà des dispositions actuelles de la ZPPAUP. Sa révision prévue fi n 2009, nous en offre l’opportunité. En effet, il s’agit de distinguer les murs en pierres de lest, des murs de pierres ordinaires qui ne manquent pas. Protéger l’ensemble des murs de pierres pourrait entraîner des contraintes excédant largement l’intérêt quand, seuls, quelques témoignages sont intéressants. V.I.E a donc entrepris, avec le concours de ses adhérents, de dresser une carte des murs de pierres sur Saint Gilles Croix de Vie et d’analyser les caractéristiques minérales des pierres qui les composent afin d’identifier les pans les plus représentatifs. Avec toutes les bonnes volontés qui pourraient se sentir concernées par la préservation des murs en pierre de lest, nous prévoyons de monter un dossier. Notre ambition est de travailler en concertation avec la mairie dans le cadre de l’élaboration du prochain règlement de la ZPPAUP avec pour but :

  • Élaborer un article du règlement de la future ZPPAUP précisant l’objet et les modalités de la protection des murs en pierres de lest identifiés comme tels.
  • Mobiliser la Préfecture de Vendée afin que la D.R.A.C soit amenée à ce prononcer sur l’intérêt collectif de ces murs et, sous couvert de l’avis de Monsieur l’Architecte des Bâtiments de France, intégrer définitivement cet article dans le règlement de la ZPPAUP.
  • Solliciter le Conseil Général afin que cette protection s’inscrive dans sa politique d’aide à la pierre et de protection du patrimoine à l’échelle départemental.

Pour V.I.E, il importe de protéger les murs en pierres de lest, témoins de l’histoire commerciale du port et exposés à l’usure, aux malfaçons et à la négligence. Cette protection ne peut incomber, sans contrepartie, aux seuls propriétaires de ces murs dès lors qu’ils font partie du patrimoine commun.

Denis Draoulec

Bulletin 2010 Les dossiers de V.I.E.

La Villa Notre-Dame à la manœuvre

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V.I.E suit avec vigilance ce qui pourrait advenir de la « Villa Notre Dame » et milite afin que soient mis en chantier les futurs chapitres de son histoire. Les motifs ne manquent pas :

  • En pointe dans le secteur de la rééducation fonctionnelle, l’établissement pourrait aussi favoriser le maintien à domicile en cas de dépendance, dans le cadre de partenariats.
  • Son potentiel exceptionnel conjugue, outre une équipe compétente, un équipement modernisé, un site remarquable, une histoire étroitement liée à celle de Saint Gilles Croix de Vie.
  • Une centaine de postes qualifiés sont à préserver quand pèsent des menaces sur l’emploi.

Ou en sommes nous ?

La villa Notre-Dame

Les rumeurs de vente par la Congrégation des Soeurs de Saint Charles sont caduques depuis que Madame la Mère Supérieure a répondu à V.I.E, le 13 mai 2008, que tel n’est pas son projet. Il reste que le départ, pour Nantes, de 23 enfants, actuellement en rééducation fonctionnelle, est prévu pour 2010, dans le cadre de la rationalisation de l’offre en ce domaine pour les Pays de la Loire. Les personnels ont jusqu’au 30 juin 2010 pour se déterminer. Seule, une dizaine de salariés s’est prononcée. L’hésitation de leurs collègues est justifiée par le manque de précisions sur les conditions du transfert et quant aux solutions alternatives envisagées.Ainsi l’établissement d’accueil, encore en construction à la périphérie de Nantes ne sera pas inauguré avant la mi janvier avec un accueil des enfants prévu pour le 1er février. Ce qui explique peut être pourquoi la « Villa Notre Dame » continue de recevoir des enfants en séjour de longue durée. Cette structure «l’ESEAN »*, gérée par la Fédération des Associations Sanitaires (FAS) devra travailler en étroite collaboration sanitaire avec le Centre Hospitalier Universitaire de Nantes. Des tensions à propos du projet d’établissement et de la nature de cette collaboration sont clarifiées depuis octobre 2009. Dans le même temps, la « Villa Notre Dame » propose des alternatives au départ inéluctable de son secteur pédiatrique afin de maintenir son équilibre budgétaire.Elle a mis sur la table du gestionnaire mutualiste « Harmonie soins et service » plusieurs projets crédibles : s’inscrire dans le dispositif de soins de suite, accueillir des personnes polyhandicapées, créer une consultation ambulatoire en rééducation fonctionnelle, créer un accueil en séjour temporaire en coordination avec une rééducation à domicile pour adultes et enfants. L’ensemble de ces propositions doit s’inscrire dans la carte sanitaire afin de bénéficier des financements publics et recevoir, à ce titre, l’agrément des autorités sanitaires. Ces différents projets pourraient s’appuyer sur des partenariats avec l’ensemble des opérateurs publics et associatifs opérant sur le territoire tant communal que cantonal. L’ensemble de ces pistes fait l’objet d’une série de consultations, suivies attentivement par les salariés. Pour sa part l’établissement serait définitivement fragilisé par la perte de 23 lits si les alternatives évoquées ne se concrétisaient pas rapidement, ce qui appauvrirait la commune d’autant.

Cette situation difficile n’empêcha pas la « Villa Notre Dame » de s‘inscrire activement dans l’actualité sportive de pointe de Saint Gilles Croix de Vie en offrant ses équipements de remise en forme à la future école de skippers de haute mer dont l’ouverture est prévue en février 2010.

L’avenir de LA « VILLA NOTRE DAME » ?
En décembre 2009, la « Villa Notre Dame » a obtenu des autorités de tutelle l’assurance de l’ouverture de 15 lits en soins de suite. Les menaces pesant sur l’emploi s’éloignent grâce à la cohésion, à la ténacité ferme et sans tapage des personnels. Pour sa part V.I.E continue à être un relais d’information, à sensibiliser les décideurs en faveur d’une implication explicite et vigoureuse au service de l’avenir de la « Villa Notre Dame » et à créer des opportunités utiles.

Michelle Boulègue

ESEAN : Établissement de soins pour Enfants et Adolescents Nantais