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Bulletin 2015 Dossiers d'actualités

«La meule d’or» nous régale depuis 30 ans, galerie gourmande

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La Meule d’Or - Galerie Gourmande  (photo V.I.E.)

La Meule d’Or – Galerie Gourmande
(photo V.I.E.)

La galerie gourmande est animée en ce jour de marché.  Sylvie détaille, devant moi, les fromages dont ma gourmandise me dicte le choix.
Elle vient de dire d’un ton léger, comme par mégarde et le regard au loin, que cela fait 30 ans qu’elle tient la «Meule d’or». Quelques jours plus tard, Sylvie acceptera de me raconter ce parcours de fidélité à un métier et à des produits que ses clients saluent à leur manière en lui étant tout aussi fidèles.
Tout commença en 1984, quai du Port Fidèle, quand Sylvie et son mari se lancèrent dans l’aventure du commerce de produits laitiers. Ils s’y donnèrent corps et âme et obtinrent des résultats encourageants qui les confortèrent dans leur choix de vie professionnelle.
En 1987, les choses se compliquèrent quand le propriétaire du magasin décida de vendre son fonds. Le couple, après mûre réflexion, conclut que ses finances n’étaient pas assez solides pour lui permettre de se porter acquéreur. Ils préférèrent acheter un petit camion réfrigéré et vendre sur les marchés de Saint Gilles Croix de Vie et de Brétignolles, apprenant à négocier pied à pied des emplacements.  Rude école ! C’est alors que Clément Gauvrit les informa d’un projet de galerie commerciale à Croix de Vie. En 1987, la quincaillerie  Archambaud, occupant un  très  important espace entre la rue du Général de Gaulle et le quai des Greniers, envisageait de vendre et de s’installer en bordure du Marché aux Herbes ; la mairie vit  immédiate- ment l’opportunité de créer un passage commercial  couvert entre le port de plaisance et le cœur commerçant de la rue piétonne.
Le projet qui lui fut sou- mis prévoyait la création de 11 «cases» de 30 m2 ainsi que des réserves et des caves pour entreposer les produits. Des commerçants ayant déjà pignon sur rue, comprirent immédiatement que s’associer dans ce projet leur permettrait de valoriser  mutuellement  leur savoir-faire et leurs produits en créant une attraction commerciale.
Très vite, Guy Aubinais et son épouse s’affirmèrent comme les piliers du projet, d’autant que, d’entrée de jeu, ils décidèrent de se porter acquéreurs de 60 m2 afin d’aménager un laboratoire selon leur rêve ; la poissonnerie Pelloquin qui lui fera face presque 16 ans durant s’engagea à son tour dans le projet et offrira à ses clients l’illusion d’une plongée aquatique rafraîchissante créée par les ruissellements d’eau le long de ses mosaïques. Ils furent rejoints par le boucher Petitgars, Clément Gauvrit pour les fruits et légumes, un pâtissier, et enfin la «Meule  d’or».
Ensemble,  ils constituèrent une offre commerciale diversifiée avec, pour points communs, la qualité des produits et la chaleur de l’accueil. L’ambition de ces pionniers n’était pas que commerciale. Ils voulaient  offrir à leur clientèle un lieu esthétique et fonctionnel facile à entretenir et pouvant satisfaire aux normes d’hygiène. Le cabinet d’architecture  Tiberghien remporta l’appel d’offre. L’entreprise Berthomé mena les travaux à bien et la décoration revint au cabinet Jacques Pajot-Chauvière. L’inauguration  fut mémorable  et permit aux commerçants de la Galerie Gourmande  de  démontrer qu’ils savaient satisfaire les gourmands les plus exigeants dans toute l’étendue de leurs offres.
Tout de suite les clients leurs donnèrent raison qui firent de la Galerie Gourmande le point de passage  obligé de leurs courses. A la «Meule d’or» le démarrage se fit sur les chapeaux  de roue. Les heures ne se comptaient pas. Il fallait, tôt le matin réceptionner les meules d’emmenthal de 80 kg et autres fromages, ainsi que les palettes de produits laitiers déjà rigoureusement  sélectionnés  en donnant la priorité aux fournisseurs  locaux dont certains  sont de renommée  nationale. Ensuite il fallait charger le camion avec lequel le mari de Sylvie faisait les marchés tandis que Sylvie restée au magasin servait la clientèle en débitant les meules sans perte tout en faisant découvrir ses produits à des clients au palais émoussé au contact des produits standardisés des grandes surfaces. Pendant ce temps la vie se déroulait hors du magasin. Puis, en 2000, le couple se sépara. Ces années furent un peu difficiles pour Sylvie qui garda le magasin et put se refaire un nid. Un fléchissement commercial et des transformations des comportements de la clientèle se firent sentir à partir de 2007. La clientèle fit plus attention aux prix. Elle privilégia les produits plus diététiques  tout en continuant d’apprécier les fromages et les yaourts goûteux de Sylvie mais en moindre quantité et moins souvent. Sylvie s’adapta. Elle ne fit plus équipe avec sa vendeuse en dépit du tandem aussi efficace qu’amical qu’elles formaient. Elle ferma un jour de plus et en profita pour faire du sport. Elle réduisit sa voilure à la mesure de celle de sa clientèle qui lui resta fidèle. Mais surtout ce qui a assombri l’ambiance de la Galerie Gourmande à la fin des années 2000 fut le départ de ses piliers pour prendre un repos mérité. Une sorte de morosité s’installa. Pas pour longtemps.
Depuis  5 ans une nouvelle  équipe de commerçants  s’est formée. Elle joue, elle aussi la carte de la diversité d’une offre de produits alimentaires  de qualité et recherchés, respectueux des saisons et des fournisseurs, en même temps que la clientèle apprécie la bonne humeur des échanges et les bons conseils culinaires. Ainsi, «l’Abri côtier», les «Saveurs de Saigon», le restaurant «P’tit Marché», «La Meule d’or» et tout récemment la pizzeria «Youpizz» savent fidéliser leurs clientèles et redonner à la Galerie Gourmande son ambiance bon enfant. Sylvie attache beaucoup d’importance à la dimension relationnelle de son métier : «En 30 ans, j’ai vu les familles grandir, vieillir, partir, revenir.  De nouveaux  clients sont arrivés. C’est à chaque fois une découverte réciproque». Sylvie n’hésite pas à initier ses clients à des aventures gustatives.
La plupart apprécie et noue avec elle une relation de confiance amicale. Les déconvenues surviennent aussi. Sylvie se souvient d’une cliente furieuse qui lui rapporta du beurre cru au prétexte qu’il avait «du goût» et qu’elle le croyait rance. Aujourd’hui, Sylvie sait que son commerce a fait ses preuves. Elle sait aussi que la démonstration est à refaire chaque jour grâce à la sélection des bons produits et à la qualité de sa relation avec sa clientèle. Elle conclut : «Je vends du vivant et je suis dans la vie grâce à mes échanges avec mes clients. Plus qu’un commerce c’est une culture et c’est sur ce point que mes clients me rejoignent et me sont fidèles». Aujourd’hui, avec du recul, Sylvie ne renie rien du chemin parcouru en 30 ans.

Michelle Boulègue.

Sources  : entretiens  avec Madame  Sylvie Bethus et Monsieur Guy Aubinais
Bulletin 2015 Dossiers d'actualités

Rencontre avec un pêcheur de civelles

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La Flotille des civeliers (photo V.I.E.)

La Flotille des civeliers
(photo V.I.E.)

Il n’a pas le moral le pibaleur ou civelier (pêcheur de pibale ou civelle). Découragé, il envisage de vendre son bateau avec lequel il espérait gagner sa vie. C’est une petite unité de moins de 9 mètres conçue pour, l’hiver, pêcher la civelle dans la Vie, et, aux beaux jours, poser casiers, lignes et filets du printemps à l’automne. Pour la pêche à la civelle, le bateau est équipé de deux trémies (pibalots), grandes épuisettes rectangulaires installées de  chaque côté du bateau, traînées dans l’eau et remontées au bout de quelques minutes. S’il décide d’arrêter, il espère bénéficier d’une indemnisation pour l’arrêt d’activité de pêche (aide financière à la destruction du bateau). Que le temps est loin (20
ans) quand ils étaient une trentaine de pêcheurs. Maintenant 15 pêcheurs  résistent encore aux menaces pesant sur leur activité, devenue très peu rentable. En octobre 2014 la flottille des civeliers a perdu 4 unités.
Le problème est que, malgré l’augmentation de la population de civelles constatée récemment dans l’estuaire de la Vie, les quotas* limitent la production à 40 kg de civelles par bateau destinées à la consommation, principalement le marché espagnol, soit un quota global de 42,5 tonnes pour les pêcheurs français, dont 17 tonnes pour les ports vendéens et de la Loire (1). En décembre 2013, la période de pêche a duré moins de 15 jours, au moment où la température de l’eau et les masses d’eau douce consécutives aux pluies sont propices à la remontée des civelles qui profitent de l’ouverture des vannes du barrage des Vallées pour accéder aux marais (limite de salure des eaux). Quand les vannes sont fermées, c’est par la passe à anguilles que les civelles grimpent vers l’amont. Plusieurs dizaines de kilos de civelles sont de temps en temps constatées en haut de la passe.
La pêche a pu continuer en janvier 2014 pour le repeuplement,  mais le mareyeur n’a pas réussi à bien commercialiser  la production, la concurrence est vive.
Des braconniers plus ou moins organisés brouillent le marché en réalisant des ventes au noir.
A ce jour le civelier ne sait quel parti prendre. Doit-il, l’angoisse au ventre, se séparer de son bateau et abandonner la pêche à la civelle ? Peut-il raisonnablement espérer une révision du quota, couplée à une autorisation d’exporter sa pêche en Asie? Son projet est plutôt de se lancer dans la pêche à la crevette.

Denis Draoulec

  1. La civelle est vendue  vivante et est exportée en grande partie pour les élevages d’anguilles du monde  entier. Elle vaut 5 à 6 centimes d’euro pièce environ. Un kilo de civelles représente en moyenne 3 000 individus.
  2. La pêche à la civelle  a fait autrefois  figure de pêche miraculeuse  tant les prix  étaient  élevés; ce n’est plus le cas aujourd’hui et les professionnels français demandent  une  réouverture, même partielle des marchés asiatiques qui dopaient les ventes. Les marins étant assujettis à un quota de tonnage de pêche, il  est incompréhensible que l’exportation  vers les pays asiatiques soit fermée car cela n’entraînerait aucun préjudice sur le stock de civelles,  si ce n’est une volonté politique  de faire tomber les prix afin que les marins pêcheurs aient plus de mal à vivre de ce métier et que cela entraîne  dans le  temps une diminution de leurs effectifs ?
  3. Rappelons que la pêche de loisir de la civelle est interdite. La pêche professionnelle est autorisée du 1 décembre au 15 avril. En fait dès janvier 2014 la pêche  à la civelle a été fermée prématurément (arrêté préfectoral) du fait des quotas atteints. Elle a été prolongée dans l’estuaire de la Vie jusqu’en avril 2014 pour alimenter le marché du repeuplement.
  4. Le quota était de 34 tonnes pour 2012-2013. Après  avis du comité scientifique en juillet 2013, puis du comité socio-économique,  le 2 septembre 2013, le Ministère de l’Écologie et du Développe- ment durable a fixé à 42,5 tonnes le quota national  de captures pour la saison  2013-2014. Un quota revu à la hausse  en raison non seulement des remontées importantes de civelles en 2012 et 2013 mais aussi de la baisse conjointe du nombre de pêcheurs professionnels. 17 tonnes de civelles étaient destinées à la consommation, 25,5 tonnes au repeuplement.
  5. Pour la saison de pêche 2014-2015, il est  envisagé de fixer le quota  de pêche d’anguilles de moins de 12 cm destinées à la consommation  à 30 tonnes, soit une augmentation de 13 tonnes par rapport au quota destiné à la consommation fixé lors de la campagne 2013-2014  (17 tonnes). Cette augmentation est proposée au regard de l’avis du comité scientifique qui confirme l’augmentation du recrutement en civelles et l’atteinte des objectifs de réduction de la mortalité  par pêche fixés par le plan de gestion de manière à ce qu’il représente 60 % du quota total, conformément aux dispositions du règlement «anguilles». Afin de protéger  le stock  il est envisagé un quota de 30 tonnes qui correspond à l’avis du comité socio-économique.

* les quotas de capture de civelles instaurés en France des 2009, visent à reconstituer la population d’anguilles en application du règlement européen (2007). La population des anguilles autrefois très abondante s’effondre en France depuis les années 1980 et figure dans la liste rouge des espèces menacées. Plusieurs mesures de sauvegarde, luttant contre les principales menaces  (les pollutions des eaux, les barrages, la surpêche, les pertes d’habitat), contribuent au repeuplement progressif de l’espèce.

Bulletin 2014 Les dossiers de VIE

Le point sur le projet de méthanisation.

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Qu’en est-il du projet de méthanisation à la porcherie de l’Aiguillon sur Vie ?
Le projet de méthanisation à la porcherie de l’Aiguillon sur Vie (La Culasse) qui associe la création d’une unité de méthanisation à l’extension du cheptel de la porcherie, se trouve au coeur de plusieurs enjeux : – la transition énergétique – l’économie agricole – la préservation de l’environnement. Les enjeux de la transition énergétique s’inscrivent dans le cadre général de l’accord du 12 décembre 2010 au Conseil Européen sur le Paquet Energie- Climat, visant à porter à 20% la part d’énergie renouvelable dans la production énergétique en 2020. La France décline l’un de ces objectifs dans le cadre du plan Energie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) dans le but de porter à 23% la part des énergies renouvelables.

Plan Natura 2000 (Vue générale dans le canton) Rapport Natura 2000

Plan Natura 2000 (Vue générale dans le canton)
Rapport Natura 2000

La production d’électricité à partir du biogaz par des unités de méthanisation agricole concoure à cet objectif. Les éleveurs peuvent y trouver leur intérêt à condition de donner à leur élevage une dimension industrielle afin de produire un volume de déchets agricoles capable d’assurer le rendement de l’unité de méthanisation. Si l’augmentation du nombre des têtes de bétails du cheptel ne suffi sait pas, le volume nécessaire de ces déchets serait complété par des apports en provenance de l’industrie agroalimentaire. Parallèlement à l’augmentation du nombre des têtes du cheptel porcin (nécessitant la création d’un bâtiment supplémentaire de 430 places), les apports de déchets supplémentaires issus du traitement des céréales (issues), des collectivités (tontes des espaces verts) et de l’industrie agroalimentaire (conserverie et découpe de canards) sont également indispensables pour la viabilité du processus de méthanisation. C’est précisément ce que prévoit la porcherie de l’Aiguillon sur Vie. L’économie agricole, dans le même temps, est confrontée à la mise en évidence de la fragilité du modèle d’élevage intensif comme en témoignent les événements de novembre 2013 notamment en Bretagne, au Danemark, mais aussi en Allemagne (qui délocalise en Russie son industrie porcine). Ce qui est mis en cause est la baisse de rentabilité d’une production de viande de qualité généralement médiocre, en même temps qu’elle doit répondre à des exigences coûteuses : optimisation génétique des races (mamelles supplémentaires…), alimentation forcée (avec additifs…), sous contrôle sanitaire strict (antibiotiques…), et sous réserve de satisfaire à des normes sensées améliorer le bienêtre animal. Dans ce contexte, la méthanisation du lisier source de production énergétique induite (biogaz, électricité, eau chaude) peut compenser la baisse du revenu des éleveurs; cependant le lisier étant peu méthanogène (rendement limité), le processus requiert des apports extérieurs de déchets et justifie des cultures dédiées (maïs) en remplacement de l’élevage sur prairies. Ces choix contribuent de plus à l’appauvrissement des terres recevant le digestat qui possède une faible teneur en carbone, ce dernier ayant été capté par le processus de méthanisation (production du biogaz dont le méthane CH4). Enfin, ces sols, en s’acidifiant, perdent leur biodiversité et leur qualité de rétention d’eau.

Quant aux enjeux environnementaux, les unités de méthanisation doivent Plan Natura 2000 (Vue générale dans le canton) Rapport Natura 2000 18 satisfaire au Code de l’Environnement particulièrement en ce qui concerne les sites classés. Leur impact sur l’environnement comporte quelques avantages et de graves inconvénients. Au crédit de la méthanisation, notons le remplacement d’une partie des engrais par le digestat grâce à l’accélération du processus de nitratisation, la réduction des odeurs du digestat, l’élimination de certains germes, mais aussi beaucoup de risques (accidents techniques liés à un milieu inflammable, pollution par lessivage des sols épandus du digestat…,), des nuisances (transports supplémentaires d’intrants, odeurs des intrants stockés, rotation accrue des épandages…), globalement induits par la concentration des différents intrants (ceux produits par l’exploitation et ceux apportés). Le projet de création d’une unité de méthanisation initié par le GAEC Chiron expose le site d’implantation et les terres d’épandage à l’ensemble de ces problèmes. La localisation de cette unité sur le bassin versant du Jaunay et du Gué Gorand aggrave notablement la situation si l’on prend en considération les risques de pollution dans l’estuaire de la Vie. Un apport supplémentaire de polluants diverses (nitrates, phosphates, éléments traces métalliques, produits médicamenteux…) aurait, entre autre, pour conséquence, la prolifération des algues vertes très préjudiciables à la qualité de vie des riverains et aux activités portuaires et balnéaires de la commune. Enfin notons que le retrait de l’alimentation en eau chaude de la maison de retraite de Givrand réduit sensiblement la rentabilité du projet. Au jour de la rédaction de cet article, la procédure d’étude du dossier se poursuit : outre l’enquête publique (du 1 octobre au 2 novembre 2012) où de nombreux avis critiques ont été formulés par les particuliers et les associations, et après les réponses apportées par le maître d’ouvrage (document du 23 novembre 2012 : Mémoire en réponse à l’enquête publique), le commissaire enquêteur a prononcé le 29 novembre 2012 un avis favorable avec réserves (dont le bilan environnemental à compléter). Préoccupées par les impacts du projet sur l’environnement, une vingtaine d’associations (dont l’Association V.I.E.) se sont regroupées au sein du collectif «Jaunay Gué Gorand» afin de porter un éclairage sur les risques d’une telle installation de type industriel dans une zone de marais (Natura 2000) déjà fragile. Le CLE (Commission Locale de l’Eau) avait rendu le 18 février 2013 un avis avec de nombreuses réserves. Le Conseil Municipal de Saint Gilles Croix de Vie a exprimé son opposition au projet (délibération du 22 octobre 2012). Une mobilisation importante a révélé l’inquiétude de la population au travers de plus de 1000 signatures à une pétition proposée par le collectif d’associations. Réuni le 24 septembre 2013, le CODERST (Commission Départementale de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques) a formulé difficilement un avis favorable au projet avec réserves (avis consultatif). Le collectif «Jaunay Gué Gorand» a rencontré le secrétaire général de la Préfecture le 18 novembre 2013 pour apporter son éclairage complet quant aux différents impacts sur l’environnement et les enjeux économiques et agricoles. En retour, ce dernier a surtout insisté sur l’importante étude réalisée par les différents services de l’Etat et sur les prescriptions (contrôles des eaux notamment) qu’il conviendra de dresser pour garantir la préservation de l’environnement et prévenir les risques identifiés d’accident ou de pollution. A ce jour (décembre 2013), le Préfet n’a pas encore pris sa décision autorisant ou non la création de l’unité de méthanisation.

Denis Draoulec