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Bulletin 2010 Dossiers d'actualité

Mieux vieillir à Saint Gilles Croix de Vie ?

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Bonne nouvelle ! Nous vieillissons tous de mieux en mieux et de plus en plus longtemps.

Ce n’est pas un miracle. Nous sommes mieux soignés. Nous sommes plus attentifs à notre santé. La vie moderne est plus saine et plus confortable bien qu’elle nous expose au stress et à des pollutions inédites. Mais les revers de cet indéniable progrès sont une croissance des pathologies de l’âge et de la dépendance. Créer des accueils sécurisés, respectueux de la qualité de vie et de la dignité des personnes, devient une priorité de notre époque. Le problème, crucial, au plan national, s’amplifi e le long du littoral. Pour preuve de la prise de conscience, l’année 2010 sera l’année qui verra la dépendance qualifi ée de nouveau risque de société. Toutes les initiatives sont les bienvenues tant de la part des secteurs tant public que privé. Les collectivités territoriales ne sont pas en reste.

En 2007, Saint Gilles Croix de Vie s’est ainsi lancé dans un projet d’établissement d’accueil hospitalisé pour adultes dépendants (EPHAD).
L’hypothèse de compléter l’offre de l’hôpital local n’a pas été explicitée sans que l’on puisse penser qu’elle ait été exclue. Sans appel d’offre préalable, le projet a été confi é, pour étude et en vue de sa gestion, au secteur mutualiste parce que non lucratif et démontrant un professionnalisme éprouvé en ce domaine. Une commission ad hoc, présidée par le maire, a été créée, comprenant des conseillers municipaux, un médecin, des représentants du CLIC et de l’hôpital local afi n de défi nir le programme. La mairie l’avait situé d’emblée sur le stade de la Chapelle avec l’approbation des concepteurs qui appréciaient que le projet s’implante en coeur de ville afi n de favoriser son intégration. Deux ans plus tard ce programme proposait d’accueillir 84 résidents adultes dépendants dont 78 en accompagnement permanent et 6 en accueil temporaire. Un accueil de jour devait se greffer sur la structure pour 5 résidents à raison de 3 jours /semaine afi n de soulager les « aidants ». Ce programme devait de développer sur une superfi cie de 4 721m2 pour un coût de construction de 7 385 868 euros TTC. Le coût des équipements, estimés à 590 000euros, devait être supporté par le concepteur/ gestionnaire mutualiste. Un effectif pluriprofessionnel de 35 équivalents temps plein était prévu pour assurer un encadrement hautement technicisé et garant d’une qualité de vie. Le coût annuel global de fonctionnement était pour sa part estimé à 2 498 240 euros. Au fi nal le coût journalier par résident était de 54,26 euros et de 28,38 euros en accueil de jour, l’ensemble se situant dans une tranche médiane et plutôt attractive compte tenu des prestations envisagées. Puis, tout s’est bloqué à partir du moment où le projet d’architecture retenu par les parties prenantes n’a pas été celui voulu par la mairie. Cependant le dossier a suivi son cours et a été accepté par le Schéma Régional de l’Organisation Sanitaire (SROS) et a été transmis au Conseil Général qui a compris que dans ce contexte original, rien ne pressait. C’est toujours son opinion car le dossier ne donne plus signe de vie pour le moment. Cependant, les besoins restent d’actualité pour les opérateurs du secteur lucratif. Ainsi, à la demande du groupe« George V » le conseil municipal du 7/12/2009 a modifi é le programme initial des Vergers d’Eole » afi n de permettre l’implantation d’une résidence lucrative d’une centaine de lits pour seniors.

L’hôpital local ne serait il pas concerné par des projets de même nature ?

L’ hôpital Torterue est devenu méconnaissable après une série de mues successives dont les plus marquantes auront été la sécularisation des soins dans les années 70 transformant l’hospice en hôpital local, le statut des personnels soignants en 1986 et enfi n le changement d’appellation de l’hôpital local en « établissement public de santé » depuis la « loi Bachelot » de juillet 2009. Aujourd’hui, derrière l’austère façade des origines, un ensemble de bâtiments se déploit permettant d’accueillir
204 lits selon deux volets:

  • Le volet hospitalier intervient en collaboration avec l’hôpital de Challans et le dispositif hospitalier des Sables d’Olonne. L’hôpital local accueille, aujourd’hui, 85 patients dépendants nécessitant une surveillance médicale constante de longue durée. L’offre d’hospitalisation est complétée par 29 lits en moyen séjour (après une phase aigue en service d’urgence) et une dizaine de lits en court séjour.
  • Le volet « maison de retraite » accueille 80 résidents.

Le directeur actuel, en poste depuis le 5 novembre 2007, s’emploie à mettre sur pied des conventions avec l’État et le Conseil Général afi n de régulariser la capacité d’accueil de l’hôpital local en maison de retraite et en long séjour avant la fi n 2009, date butoir. Par ailleurs l’hôpital local est dans l’obligation de satisfaire aux nouvelles normes de sécurité, d’accessibilité et d’économie d’énergie et à l’obligation, depuis 1996, d’obtenir la certifi cation d’ici 2010. Les échéances approchant et de nouvelles modalités de prise en charge s’imposant, ont convaincu les dirigeants de faire appel au Centre National d’Expertise Hospitalière (CNEH) afin de faire participer tous les personnels, salariés, bénévoles, et dirigeants à l’élaboration d’un nouveau projet, sur 5 ans. Le but est triple : intégrer les nouvelles directives sanitaires, faire une large place à la gériatrie et développer un axe en ambulatoire.

Après 18 mois de réflexion, l’idée qu’il serait plus rationnel de développer le futur projet dans un cadre neuf s’est imposée aux responsables. Un chiffrage est en cours. Le transfert s’opérant au sein de la même commune, sans fermeture temporaire, il fait l’économie d’avoir à s’inscrire dans le Schéma Régional de l’Organisation de la Santé (S.R.O.S) et ne fait pas l’objet d’un contrat d’objectif et de moyen avec l’Agence Régionale de la Santé des Pays de la Loire (A.R.S). Est ce la raison selon laquelle la Mairie a décidé si rapidement la vente à l’hôpital de 13875 m2 sur le site « des Vergers d’Eole » au prix de 60 euros du m2 (37 euros du m2 selon l’évaluation des domaines + 23 euros de viabilisation) lors du conseil municipal du 7/12/2009. Si l’hôpital s’éloigne sans gagner en surface, les prix s’échauffent si l’on compare avec le prix d’acquisition, par la mairie au Conseil Général, de parcelles sur le même site, en mai 2009, au prix de 30 euros le m2 (évaluation des Domaines en 2008).Un simple réserve foncière aurait garanti tout aussi bien l’avenir des projets de l’hôpital sans aliéner ses ressources dans l’immédiat jusqu’à la valorisation de ses biens. Cette précipitation étonne quand on sait que la concrétisation du projet se situe à l’horizon 2015, que d’ici là le projet pourrait bien évoluer en nature et en amplitude et que le site actuel de l’hôpital ne fait l’objet d’aucuns projets. Pourquoi ne pas revenir sur cette décision afi n de se donner le temps d’affi ner collectivement le projet et de prendre une décision concertée avec l’ensemble des parties prenantes? Dommage, nous avons raté la possibilité de défi nir, ensemble, la politique de la ville envers les personnes âgées dépendantes et constatons que, une fois de plus, l’opérationnel précède le débat.

Michelle Boulègue

Bulletin 2010 Les rendez-vous de V.I.E.

Les herborisations dans les dunes du Jaunay

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Voici les dates retenues : 18 juin, 9 juillet, 23 juillet, 6 août, 13 août et le 10 septembre 2010 ;

Départ à 9h30, au pied du « dernier » immeuble Merlin , en direction de Brétignolles. 

Visite des dunes Oeillet de France

 Liseron des dunes 

plante des dunes

Inscription et documentation à l’Office de Tourisme :
Le tarif est de 3 € par adulte ; la gratuité est accordée aux enfants ,aux étudiants et aux adhérents de V.I.E.
Le lieu de rendez-vous est à l’extrémité sud du Remblai de la Grande Plage de St-Gilles, à la hauteur du dernier
immeuble « Merlin », ou plus prosaïquement à côté des nouveaux sanitaires, à 9h30 pour un parcours de 4
km. environ et d’une durée approximative de 2h30.

Bulletin 2010 Parole d'adhérents

L’abeille domestique serait elle en danger ?

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Apis Mellifera

Apimondia annonce que 30% des colonies de(13,6 millions répertoriées en 2009) ont disparu, en Europe, cette année contre 5% les autres années. En France les pesticides sont visés. Mais à leur nuisance s’ajoutent celles d’un champignon, le Nosema, et d’un acarien, le Varroa. Comme si cela ne suffisait pas le frelon asiatique, le Vespa Velutina, avale les abeilles comme des gourmandises.
Les apiculteurs sont unanimes pour dire que les abeilles sont nos vigies. Ce qui les tue nous tue. Les abeilles sont de puissants agents de pollinisation. Sans pollinisation, pas de fruits. Nos vertes campagnes deviennent si dangereuses à force d’ OGM, de dégradation de la biodiversité, de pollution de l’eau que les abeilles, vieilles de 60 millions d’années savent s’adapter. Elles commencent à préférer les villes, fleuries et moins polluées par les pesticides.

En dépit des mises en garde pour le devenir de l’espèce humaine, la chimie continue à officier dans les campagnes. C’est ainsi que, baie de l’Aiguillon, des apiculteurs adhérents ont eu la mauvaise surprise de découvrir que les planchers d’un tiers de leurs ruches étaient couverts d’un épais tapis d’abeilles mortes. La gendarmerie alertée, les premières analyses effectuées ont permis d’identifier un nouveau produit, le Pyrethrinoïde de synthèse. Ce produit est aussi un neurotoxique. Il est conditionné de telle sorte qu’il n’est pas dangereux pour l’utilisateur mais qu’il est doté d’un puissant pouvoir de dissémination une fois en place. Les abeilles en témoignent. Qu’en est- il pour les promeneurs qui arpentent à grandes foulées les sentiers voisins ? Depuis lors, les apiculteurs ne sont plus autorisés à aligner leurs ruches en bordure des champs du coin. Les abeilles ont beau mourir en silence, elles en disent trop !

Références :