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Bulletin 2026

V.I.E. 30 ANS DÉJÀ !

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En trente ans, quel chemin parcouru ?

Le 20 septembre 1996, Jean Marcel Couradette dépose les statuts de l’association «Valoriser
les Initiatives et l’Environnement au Pays» (V.I.E.) soutenu par une vingtaine d’habitants
de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, convaincus de la nécessité d’agir ensemble au servicede leur
ville et de son territoire. Ils partagent la conviction qu’il importe de témoigner par
l’action et d’informer les habitants afin qu’ils s’approprient les enjeux de leur
environnement, naturel, construit et mémoriel et contribuent efficacement à son adaptation aux
évolutions en cours.
Le clin d’œil à «La Vie» souligne que leur champ d’action est l’environnement pris au sens
large, tandis que le «I» de «V.I.E.» indique la place faite à l’initiative. Depuis, V.I.E.
s’emploie à :
– Comprendre, informer, rendre compte des dynamiques à l’œuvre entre l’environnement
et le cadre de vie que le patrimoine commun illustre dans toute sa richesse.
– Accompagner et soutenir des initiatives avec l’appui du partenariat.
– Agir en toute indépendance dans la limite des moyens financiers que lui apportent les
adhérents.
L’histoire de V.I.E commence avec la publication annuelle d’un bulletin, mis gratuitement
à la disposition des habitants qui leur permet de suivre le cours de nos actions dans les
domaines : de la valorisation du patrimoine, de l’amélioration du cadre de vie et de la
préservation de l’environnement.
Nous avons pris plaisir à illustrer cet article de quelques exemplaires de couvertures de
bulletins de V.I.E. comme un rappel de nos rendez- vous annuels avec les habitants de
Saint-Gilles-Croix-de-Vie et d’au-delà.
Notre parcours est fait de réussites, d’échecs, d’espoirs et de ténacité, tant l’expérience
nous a appris qu’il faut laisser au temps celui de jouer sa partie.
Nos principales actions :

Valorisation du patrimoine

Le pourtour de la baie de l’Adon identifié comme site remarquable

Le 27 aout 2003 V.I.E. dépose auprès de la Préfecture de Vendée et du Conseil Général
de Vendée une demande d’inscription de la tour dite «Joséphine» et de son môle d’ancrage
à l’inventaire des monuments historiques. Le Comité de la Protection de la Nature et des
Sites (CPNS) et l’Association du Quai du Vieux Môle (ADQVM) appuient sa démarche. Le
18 mai 2006 la Commission Permanente de la Préservation du Patrimoine et des Sites se
prononce à l’unanimité de ses membres en faveur de l’inscription du site dans la ZPPAUP.
En 2012 le pourtour de la baie de l’Adon, y compris le vieux môle, est identifié comme site
remarquable dans les documents d’urbanisme.
Les murs en pierres de lest valorisés En 2010 V.I.E. adresse une demande à la Préfecture de
Vendée, en vue de faire reconnaitre la valeur patrimoniale des murs en pierres de lest,
témoins de l’activité maritime du port au XVIIème siècle. S’en suit, un courrier de monsieur
l’Architecte des Bâtiments de France qui approuve la démarche. Encouragée à poursuivre, V.I.E.
entreprend une large consultation auprès de géologues des Universités de Poitiers et de Nantes
afin d’identifier les pierres et leur origine géographiques. En 2017 au vu d’interventions
menaçant la pérennité de certains murs, V.I.E décide de financer une étude très détaillée
réalisée par Alexandre Billon, architecte des monuments de France. Elle décrit avec précision,
le montage de ces murs ainsi que les modalités de leur préservation et de leur restauration.
Depuis lors, remise gratuitement, en deux exemplaires, à la mairie, cette étude est à la
disposition des propriétaires de ces murs afin de les informer de la marche à suivre pour les
préserver. V.I.E poursuit l’information des habitants sur leur histoire lors de conférences
sur site et lors d’expositions.

La collection des coquillages «Edmond Bocquier» sortie de l’oubli

 

V.I.E. s’est employée de 2023 à 2025 à mobiliser les autorités locales. Le Maire a décidé de
s’employer à assurer sa préservation. 2005 V.I.E. suggère au musée de l’Abbaye Sainte Croix,
de monter une exposition à Saint-Gilles-Croix-de-Vie en vue de faire découvrir aux habitant
une partie du» fonds Baudoin» constitué d’une partie des archives du docteur Baudoin comprenant
des écrits et une quantité considérable de clichés sur verre. Accueillie par la Mairie, cette
exposition s’est tenue, du 17 septembre au 13 octobre 2007 salle «Baudoin» (où se situe
actuellement le syndicat d’initiative). Citons aussi l’exposition intitulée
«Saint-Gilles-Croix-de-Vie à travers les âges» réalisée par Bernard de Maisonneuve en 2020
avec le concours des adhérents de V.I.E au Centre des Marées.
Des regrets : la vente des maisons des 25 et 26 rue Cadou 18 juin 1997, La nouvelle municipalité
décide de vendre deux biens communaux, acquis en 1992, destinées à «des équipements collectifs
à caractère social et culturel» situés au 25 et 26 rue Cadou. Ces vieilles demeures en pierres
de lest remontent au XIIème siècle pour le 25 rue Cadou. En témoigne une arche prise dans la
maçonnerie du pignon nord. Les fenêtres du premier étage du 26 rue Cadou siècle attestent que
le bâtiment remonte au XVIIème siècle.

V.I.E. lance une pétition s’opposant à cette vente et recueille un grand nombres de signatures
transmises à la Mairie. En vain. Le 27 juin 1998, la vente aux enchères publiques, à la bougie,
a lieu. Depuis, le 25 rue Cadou est habité et préservé. Le 26 rue Cadou est promis à une lente
destruction, libérant l’espace à d’autres fins. C’est le dernier témoignage encore debout d’un
site «d’import-export» du XVIIème siècle dont les marchandises, entreposées à l’abri de hauts
murs en pierres de lest, transitaient par un large passage dallé et couvert, en pente douce,
permettant de rouler les tonneaux jusqu’aux embarcations amarrées au quai V.I.E. en a retrouvé
la trace dans le laboratoire de la boucherie-charcuterie Richard sur la Quai du Port Fidèle.
Des espoirs : de nouveaux postes d’amarrage ?
La tempête de 2014 ayant laissé 4 postes d’amarrage sur 5 dans la baie de l’Adon, V.I.E.
alerte en 2015 les décideurs et, après consultation de spécialistes, acquiert la conviction
qu’il est inutilement coûteux de les restaurer. Ces postes d’amarrage érodés par l’érosion,
ne peuvent gagner en solidité quel que soit le procédé utilisé. Sculptés à cœur par les
intempéries, mieux vaut les remplacer et les laisser témoigner de la rudesse du climat maritime
en un lieu d’exposition à déterminer. V.I.E. remet aux autorités une description des
caractéristiques auxquelles devraient satisfaire les nouveaux pieux ainsi que l’estimation du
coût, modeste. V.I.E. obtient la participation financière de la SEMVIE, à la condition que
les autorités compétentes s’engagent au remplacement de ce modeste mais utile équipement
maritime. 2019, la municipalité prend les choses en main mais se heurtera à une surenchère $
d’exigences administratives et techniques coûteuses. Depuis, V.I.E. continue à plaider pour la
sécurisation de l’amarrage dans la baie de l’Adon.
Au fil des ans, les bulletins de V.I.E. ont fait écho aux travaux de recherche de
Bernard de Maisonneuve au titre de l’histoire maritime (ex le Grand Routier des Mers, les
graffitis…), au lexique, unique en son genre, du «Parler des marins» établi par Maurice
Guittonneau, également président de V.I.E. plusieurs années durant et, enfin, à la portée
historique du nom de nos rues, révélée avec verve, par Jean Michel Penaud. Encore merci.

Amélioration du cadre de Vie

Une navette intercommunale ?

2010 V.I.E. et particulièrement Denis Draoulec,
lance l’idée de relier les quartiers et les communes
de Saint- Hilaire- de -Riez et de Saint- Gilles -Croixde- Vie en instaurant un service de
navettes intercommunales desservant les commerces, les centres de soins, les lieux de loisirs
et de promenades. Pragmatique, V.I.E. étudie un itinéraire, le minute et localise les stations.
La réflexion s’élargit à une politique globale de mobilité douce intégrant, les pistes cyclables,
des parkings pour le covoiturage et une meilleure articulation aux services de cars comme un
arrêt de la ligne 172 au carrefour giratoire de l’Europe. 2013, le Conseil général donne une
suite favorable aux deux dernières propositions. Décembre 2014 les deux navettes «Gillo Bus»
circulent à l’initiative de la nouvelle municipalité.

Un pont-rail pour désenclaver le quartier du Terre Fort ?

2002, le Réseau Ferré de France (RFF) décide de supprimer le plus grand nombre possible de
passages à niveaux après plusieurs accidents mortels.
V.I.E. y voit l’opportunité de désenclaver le quartier du Terre Fort bloqué derrière la ligne
de chemin de fer, Nantes /Saint -Gilles -Croix -de -Vie en remplaçant les passages à niveau
du Terre Fort et de la Corbillière par un pont-rail. En prévision, une réserve foncière existe
de longue date. Schéma et extrait du cadastre à l’appui, V.I.E. expose son projet à la Direction
Régionale du RFF en 2002, qui en confirme la faisabilité sous réserve que les collectivités
territoriales concernées le demandent.
Le Conseil Général de Vendée et Saint-Hilaire-deRiez approuvent. V.I.E présente le projet
illustré d’un dessin de Christophe Vidal dans son bulletin de 2002. Saint-Gilles-Croix-de-Vie
que l’initiative de V.I.E. agace, suspend son avis à une clarification des coûts restant à
la charge des communes. V.I.E. se tient en retrait et suit de loin, la progression du dossier
jusqu’au coup de pouce financier de SaintHilaire- de- Riez qui débloque le dossier. Le
PontRail est ouvert à la circulation en juin 2009.

«La Villa Notre Dame» encore et toujours !

2006, les gestionnaires de la Villa Notre Dame et
l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH) décident de fermer la Villa Notre Dame dans le cadre
d’une restructuration au profit d’un équipement nantais sous employé et au prétexte que les sœurs
de Saint Charles, veulent vendre le bâtiment dont elles sont propriétaire. Une équipe médicale
performante épaulée par une centaine d’emploi qualifiés, essentiellement tenus par des femmes,
sont menacés. Les appels à l’aide se multiplient. V.I.E., sollicitée, entreprend une série de
consultations auprès des décideurs, des représentant des personnels, et d’experts. Elle est
bientôt convaincue que la Villa Notre Dame, située à la charnière de deux bassins de soins
marqués par le vieillissement de sa population peut jouer un rôle pivot en qualité de centre
de soins et de rééducation fonctionnelle.
Reste à connaitre la décision des Sœurs de Saint Charles qui confirment, par écrit, ne pas
avoir le projet de vendre et souhaitent au contraire que des perspectives nouvelles s’ouvrent
pour la villa Notre Dame au service du public. Depuis 2008, la Villa Notre Dame, poursuit sa
mission, à la satisfaction générale, en sa qualité de centre de soins et de rééducation.

Des regrets :

Trop de points noirs menacent encore la sécurisation de la mobilité douce.

Des espoirs :

Que des navettes intercommunales
circulent de Saint Hilaire de Riez à Bretignolles et
relient le littoral au retro littoral. Que la prise de
conscience des effets de la transition climatique
en cours soit de mieux en mieux partagée. Que
les risques littoraux soient pris en compte dans le
futur SCoT- PLUi-H.

Préservation de l’environnement

Depuis 1997, V.I.E. anime des Sorties Nature afin
de sensibiliser le public aux fragilités du cordon dunaire et de sa flore et aux conditions de leur
résilience. A l’initiative de ses adhérents. V.I.E a
également organisé des «sorties découvertes «sur
l’estran et dans les marais salants. A compter de
2008, plusieurs années durant, V.I.E. a organisé
des «Rallye Nature» et des promenades urbaines
afin de faire découvrir aux participants, la biodiversité en ville. En 2008 avec l’appui de la municipalité, V.I.E. crée un «conservatoire de la flore
dunaire» le long du remblai de la Grande Plage afin
de permettre aux personnes à mobilité réduite de
découvrir cette flore. 2026 verra la restauration
des panneaux installés en bordure du remblai et au
pied des plantes les plus emblématiques, permettant aux promeneurs d’identifier la flore dunaire.
En Mars 1999 V.I.E. alerte la municipalité sur
l’envahissement du potager de la maison des
Phares et Balises par la vergerette du canada, en
recommande son arrachage et la création, sur ce
site, d’un jardin public ouvert sur le panorama. Le
20 septembre 1999 le conseil municipal décida le
maintien des parcelles du «Vieux Môle» en zone
non constructible et l’aménagement de l’ancien
potager de la maison des «Phares et Balises» en jardin public largement ouvert sur la baie de l’Adon et
le chenal. A la demande de V.I.E., Christophe Vidal
esquissa un projet de jardin public que V.I.E publia
dans son édition 2000.

Mieux se protéger des risques de baignades

2018. Denis Draoulec alerta sur les risques que représentent les courants d’arrachement. Il proposa
une information pédagogique sous forma d’affiches que la municipalité a pris en compte.2025, la
persistance des risques amène V.I.E. à obtenir de
la Mairie le renouvellement de la campagne d’affichage.

Mettre en évidence la formation d’une dune en
haut de la plage de Boisvinet

Juin 2018. Janine Bureau et Robert Bousquet ,botanistes de V.I.E. à l’époque, observent l’implantation d’une flore dunaire sur le haut de la plage de
Boisvinet, signe de sa transformation en dune. La
municipalité, immédiatement informée, sensibilise depuis les habitants à la signification de cette
végétation spécifique et en extension au point
de concurrencer les transats. Ce phénomène fait
suite à la déformation de la plage de Boisvinet qui,
de convexe devient concave. Consécutif à l’allongement de la digue de la Garenne, V.I.E. en a régulièrement fait état depuis 2005

Création de «l’Incroyable jardin de Monsieur
Torterue».

2016. Michèle Tramoy lance l’idée «d’un jardin
pédagogique expérimentale et solidaire» à la place
des pelouses de l’hôpital local. V.I.E. consulte Le
Centre Hospitalier Loire Vendée Océan qui donne
son accord et accepte de passer une convention avec V.I.E. Depuis, VIE apporte son modeste
concours financier aux bénévoles jardinières et
jardiniers. «L’Incroyable Jardin de Monsieur Torterue», est né dans le sillage des «Incroyables comestibles». Dédié à la biodiversité, il démontre avec
succès comment cultiver sans entrant, avec un
arrosage modéré, grâce à une connaissance fine
de la nature des sols, des exigences des végétaux,
selon leur l’exposition au vent et à la lumière. Une vingtaine de bénévoles se relaient à son chevet et
en 10 ans ont tenu la promesse d’en faire un lieu
vivant, convivial et solidaire qui accueille le repos
des résidents, des moments festifs, des trocs de
plantes et l’initiation de scolaires à la permaculture
et à la préservation de la biodiversité.

Des regrets :

12 janvier 2007, V.I.E n’a pu empêcher, la vente de 4 ha de dunes du Jaunay à la SCI
de l’Estran en dépit de son intervention auprès du
Conseil Général qui, tentera de s’y opposer, trop
tard.

Des espoirs :

que s’intensifie la prise de conscience
des fragilités de l’environnement et de la biodiversité aggravées par le réchauffement climatique,
que se généralise la végétalisation de la ville et que
les futurs, SCoT et PLUi-H, en portent témoignage.
Au-delà de ces interventions rappelées ci-dessus,
V.I.E., en permanence, informe, alerte, consulte
des experts, rencontre les décideurs et en rend
compte. V.I.E. prend des initiatives, en valorise
d’autres et s’associe à ses partenaires dans ses domaines d’action.
V.I.E. s’emploie à rappeler à notre mémoire le rôle
d’acteurs décisifs comme Garcie Ferrande «le
meilleur connaisseur des mers» selon François 1er
grâce à la traduction en français contemporain de
son «Routier des Mers» par Bernard de Maisonneuve.
Citons également Maurice Nadeau qui impulsa le
logement social (le quartier des Castors, évoqué
par Jean Michel Barreau).
Outre les acteurs, les pratiques qui font l’histoire
du pays trouvent leur place dans les articles de
V.I.E. :
La pêche, les bateaux, le parler des marins rappelé par Maurice Guittonneau, le port, la criée, les
conserveries. Mais aussi l’habitat, l’urbanisme, nos
rues dont l’origine des noms nous a été racontée
par Michel Penaud, nos édifice et leurs matériaux
et enfin notre estuaire, notre marais, nos dunes et
nos plages. Tout raconte comment les dynamiques
et les interactions à l’œuvre entre l’environnement
et les hommes façonnent notre cadre de vie et
nous dote d’un patrimoine.

Remerciements.

V.I.E. remercie tous ceux qui, au cours de ces trente
années, ont contribué à ses actions, lui apportant
leurs expériences, leurs savoirs faire, leur énergie
et la force de leur engagement. Adhérents, bénévoles, tous ont choisi d’agir dans le cadre associatif parce qu’il offre à chacun la liberté de débattre,
de s’associer et d’agir dans le respect mutuel des
convictions de chacun.
Le 5 novembre 2024, V.I.E. doit à chacune et chacun d’entre eux d’avoir été distinguée par la municipalité, pour son action bénévole au service du
Pays de Saint Gilles Croix de Vie.
V.I.E. sait ce qu’elle doit à toutes et tous pour
avoir suscité, éclairé, mené à bien avec ténacité
ses actions, à divers titres, adhérents, bénévoles,
acteurs publics et privés consultés, entreprises et
commerçants ayant contribué au financement du
bulletin de V.I.E. en acceptant que soient publiées
leurs annonces publicitaires dans ses pages, donateurs, sans oublier ses partenaires associatifs,
certains depuis 1996 comme Nature et Culture
puis Vert la Vie. A toutes et tous, MERCI pour ces
trente ans constructifs passés ensemble au service de notre territoire et de ses habitants.

Bulletin 2010 Les questions de V.I.E.

Le traitement des déchets en Vendée

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V.I.E. soumet ce dossier à votre réflexion. Il propose de suivre le chemin parcouru par nos déchets ménagers

depuis nos poubelles jusqu’au stade ultime de leur traitement car, au final, nous en payons la facture.
Pourquoi approfondir le sujet plus particulièrement dans le bulletin 2010 ?
A partir de 2010, pour les communes situées sur le bassin 2, ainsi que c’est le cas pour Saint Gilles Croix de Vie, il faudra compter, au sens littéral du terme, avec la fermeture du site d’enfouissement de Givrand tandis que le site de traitement- mécano biologique (TMB) des Landes Franches à Saint Christophe du Ligneron est encore au stade de projet. La transition va forcément nous coûter cher.

Consciente de l’enjeu, V.I.E. avait fait de cette question cruciale, un thème de débats lors de son Assemblée Générale du 20 juin 2009. Répondant à l’invitation du Président Gérard Roches, Christian Praud, en sa qualité de représentant du syndicat mixte TRIVALIS avait bien voulu répondre aux questions de nos adhérents et amis et prendre, en direct, une nouvelle fois, la mesure des inquiétudes et d’une prise de conscience croissante des responsabilités individuelles et collectives dont ont témoigné nos adhérents.

Afin d’approfondir les questions soulevées lors de ce débat et des discussions qui ont suivi, V.I.E a engagé une série de consultations notamment auprès de représentants de TRIVALIS, des élus et des techniciens, et des services concernés à la Communauté de Commune. Nous avons complété ces rencontres par des visites sur site, déchèteries, centre de tri et de traitement. Enfi n nous avons étudié les dossiers de présentation du projet de centre de tri mécano biologique (TMB) des Landes Franches et transmis nos observations au Commissaire Enquêteur, en juin 2009 dans le cadre de l’enquête publique relative à ce projet.

Quel est le circuit de traitement de nos déchets ?

Ce circuit s’effectue en 4 étapes :

  1. La collecte en 2008 en Vendée.
    438 708 t de déchets ménagers ont été collectés par les 26 communautés de commune, (regroupées en 7 bassins) au domicile des habitants, dans les points de regroupement et dans les déchèteries. Chaque habitant a produit 631kg de déchets, soit une progression de 1,62% en un an. Celle-ci, comparée aux années 2006- 2007, en progression de 5,8% par an, témoigne d’une diminution de la production de déchets. Ce pourcentage inférieur à 2%, lors même que la démographie augmente, témoigne de la prise de conscience des habitants. Une enquête menée par l’Ademe démontre que les vendéens maîtrisent de mieux en mieux le tri à domicile. Les apports en déchèterie augmentent et la toxicité des déchets diminue grâce à leur sélection et à la diminution de l’usage de produits dangereux.
  2. Le tri.
    Il s’effectue à partir des 6 centres de tri, dont Givrand, qui orientent les déchets vers les 5 filières de traitement de valorisation et d’élimination.
  3. La valorisation en 2008 :
    Valorisation matière :
    1 373 56t soit198 kg /habitant de verre, emballages, papier, bois, ferraille, pneus, matériels électriques, gravats et refus de tri. Le recyclage progresse de 2,80%. La valorisation matière a rapporté 3 824 100 euros en 2008. La valorisation des emballages (poubelle jaune et le verre) est confi ée à des entreprises privées ayant un volet d’insertion professionnelle. Le contrat Eco- Folio vise le recyclage sélectif des déchets d’imprimés papier, représentant 25% du fl ux. Les déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) font l’objet d’une sous- fi lière depuis 2007, OCADE3E, sous traitée par « Véolia propreté ». Les déchets d’activités de soins et pouvant comporter un risque d’infection (DASRI) relèvent d’un traitement spécifi que depuis 2007, au sein de cette fi lière. Une charte qualité des déchèteries du 22/01/2008 vise à améliorer le service aux usagers tout en renforçant la protection de l’environnement et à intensifi er la valorisation des déchets.
    Valorisation organique :
    – 77 725 t de déchets verts de déchéterie soit 112 kg/habitant (+0,9%.)
    – 30544t compost d’ordures brutes soit 44Kg/habitant en diminution de 7,4%.
    Depuis 2008 ce compost est broyé, stabilisé et évacué comme déchet. Les déchets compostés à domicile ne peuvent être comptabilisés.
  4. L’élimination en 2008 :
    198 138t soit 272 kg/habitant (+ 2,8%) de gravats (type 3), de refus de tri, de tout-venant de déchèterie, d’emballages souillés et d’ordures ménagères résiduelles. Une filière spécifique de déchets ménagers spéciaux (DMS) dont des produits dangereux 945,77 t ont été traités soit 1,4 kg/habitant, en diminution de 8,2%. En 2008, 43,64% des déchets à éliminer ont été exporté faute d’une capacité de stockage et de traitement suffi sant.Le retard pris pour mettre en place la fi lière de tri- mécano-biologique destinée à prendre le relais d’une partie de l’enfouissement va entraîner une augmentation de la dépense du fait des coûts de transports et de la future taxe carbone. Le coût moyen global était en 2008 de 38,07 euros par habitant.

Les outils de traitement des déchets sur le « Bassin 2 »

Notre bassin regroupe 77 210 habitants répartis sur les Communautés de Communes incluant « Marais et Bocage » : Côte de Lumière, Atlancia et Pays de Palluau. En 2008, 100 453 t de déchets ont été collectés. Ce territoire comporte actuellement un site en activité à Givrand et, en projet, sur le site des Landes Franches à Saint Christophe du Ligneron, le tri mécano biologique et des silos d’enfouissement pour les refus de TMB.
(7 centres d’enfouissement des refus de TMB sont prévus en Vendée)
– Le Centre de tri de Givrand dit « Pôle environnemental du Soleil Levant » .

Ce site compte 4 équipements faisant partie de la fi lière de « valorisation matière » :

  • 1 unité de conditionnement
  • 1 plateforme de compostage
  • 1 centre de tri
  • 1’installation de stockage.

Depuis 2002 ce site reçoit des déchets d’emballages recyclables et papiers, en provenance des CC Marais et Bocage, CC Côte de Lumière, CC Atlancia, CCdu Pays de Palluau qui sont pris en charge par Trypapyrus. A cela s’ajoutent 600t de déchets urbains recyclables en provenance de collectes sélectives et 1000 t de déchets commerciaux et industriels recyclables.

Depuis 2008 ce site dispose d’une nouvelle presse à balles et d’un convoyeur d’alimentation. L’activité de tri n’est pas sans danger. Le 22 décembre 2008, une mystérieuse poudre bleue s’est répandue, indisposant plusieurs agents de tri, au point de devoir fermer le site 24 h afi n de limiter les risques d’intoxication. Cet incident souligne l’importance du respect des consignes le plus en amont possible. Le projet d’usine de tri mécano biologique (TMB) à Saint Christophe du Ligneron. Cet équipement entre dans la fi lière de la « valorisation organique ».

Les prévisions tablent sur un tonnage entrant de 54 355 tonnes /an. Dont 855 t de ferraille valorisée, 13 743 tonnes /an de compost mûr et 23 670 t /an de refus de compostage. L’implantation de cet équipement a été refusée en juillet par le Conseil Municipal de Saint Christophe du Ligneron relayant les inquiétudes des habitants et des exploitants agricoles de la commune en dépit des assurances et des efforts pédagogiques des promoteurs du dossier. Il reste au Préfet à arbitrer. La mise en oeuvre prévue début 2011 va sans doute être différée.

Particulièrement soucieux de connaître les dispositions permettant de préserver la chaîne alimentaire et l’environnement, V.I.E. a posé une série de question à Trivalis en ciblant la qualité du compost et le sort réservé au tout venant. Nous vous en restituons un résumé.

  1. Comment garantir la qualité du compost ?
    Les normes de référence ont été révisées par arrêté ministériel en date du 21 août 2007. Sous la référence « NFU 44-051 » elle relève du contrôle de la Direction Régionale de l’Industrie et de la Recherche ( DRIRE). La Chambre d’Agriculture réalise de son côté un suivi agronomique de l’épandage des composts produits en TMB.
  2. Ces dispositions couvrent elles tous les risques de pollution des composts ?
    A titre d’exemple, l’un de nos adhérents a soulevé le problème de la dispersion par broyage de particules de papier d’aluminium hautement polluant. Si le problème est réel, il ne se pose plus en Vendée où le broyage des ordures ménagères est interdit, mais depuis février 2009 seulement… Trivalis, le Conseil Général et la Chambre d’Agriculture ont convenu le 10 juillet 2009 d’une convention cadre afin d’instaurer un sorte de contrat partagé de vigilance sur le sujet.
  3. Et si ce compost était néanmoins pollué ?
    Comment en effet éviter une erreur d’aiguillage depuis sa cuisine, par étourderie, négligence ou méconnaissance avec pour conséquence un risque de pollution des sols, des eaux, de l’air ? Comment identifier les risques que peuvent comporter de nouveaux produits ? Des analyses sont effectuées par lot et si elles révèlent un compost défectueux l’ensemble du lot est détruit.
  4. L’agriculture BIO peut elle utiliser ce compost ?
    Les normes caractérisant ce type d’agriculture ne permettent pas l’utilisation de ce type de compost.
  5. Que fait-on de ce qui n’est pas valorisable ?
    On l’élimine, soit,192 138 t en 2008 en augmentation de +2,8% par rapport à 2007. Deux procédés sont utilisés : l’enfouissement en silo étanches en Vendée et par incinération hors département. En 2008, une campagne d’identification du «tout venant» en Vendée réalisée en 2008 sur les 24 déchèteries de Vendée met en évidence que 30% de ces déchets sont valorisables, dans les filières mises en place en Vendée. Des progrès restent à faire afin d’améliorer l’information des usagers, diminuer les conduites d’incivisme et créer de nouvelles filières ainsi que de nouveaux procédés de valorisation. Trivalis aura des propositions à faire à la fin 2009.
  6. combien coûte cette élimination ?
    • Coût moyen toutes filières confondues 60,37 euros/t
    • Coût moyen global par habitant 38,11 euros
  7. Que deviennent les anciennes usines de broyage compostage ?
    La décision, depuis 2009, de ne plus utiliser ce procédé remplacé par celui du TMB demande cependant de gérer une phase transitoire avant la mise en service de ces nouveaux centres. La stabilisation des déchets a été retenue dont les équipements sont opérationnels depuis le 1eroctobre 2008.
  8. Comment se tenir informé ?
    Le magazine trimestriel «Itinéraires» est à la disposition des habitants en mairie. Le site internet www.itivalis.fr propose une information globale et actualisée.

Le saviez vous ?

  • Vous êtes filmé !La Communauté Côte de Lumière a équipé de caméras ses déchèteries de Brétignolles sur Mer et de Saint Hilaire de Riez depuis janvier 2009 afi n de lutter contre les incivilités, des agressions et sécuriser les agents. Il semblerait que les sites de tri sont très attractifs, souvent visités. Des chargements disparaîtraient la nuit.
  • Encore plus de taxe ! Une augmentation significative de la taxe sur les activités polluantes est prévue dès 2014 en application des conclusions du Grenelle de l’Environnement.
  • Cocorico ! La Vendée serait en avance sur le Grenelle de l’Environnement.
    En 2008, la Vendée a recyclé, en compost, 57% de ses déchets et les vendéens commencent à réduire le volume des déchets ménagers résiduels. Comparé aux exigences de l’article 41 du chapitre II qui fi xe un objectif de 35% de valorisation des déchets ménagers et de 45% pour 2015, le score est honorable. Quand le vendéen jetait 250kg de déchets en 2004 il n’en jette plus que 225kg en 2009. Encore un effort !

Nous avons tous intérêt à faire mieux, très vite, si l’on prend en compte le volume et le coût du tonnage de déchets exportés. En 2008, 43,64% des déchets à éliminer ont été traités dans des installations hors département et cela devrait empirer en 2009. On parle d’une augmentation immédiate de notre taxe « traitement des déchets » de 20% avec, en perspective, d’ici 2015, un coût par habitant de l’ordre de 150 euros si rien n’est fait.
Sources : rapport annuel 2008 de TRIVALIS

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