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Bulletin 2010 Dossiers d'actualité

Urbanisme et développement durable

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Appliqué à l’urbanisme, le développement durable invite à s’interroger sur ce que pourrait signifier la notion de « ville durable ». D’emblée, s’impose l’idée de la prise en compte de l’environnement et de sa préservation bien au-delà de l’application des techniques d’économie d’énergie.

Des attentes

Les toits végétalisés, le goût pour les jardins expriment le besoin de vivre dans des espaces urbains assainis, irrigués par les espaces verts, eux-mêmes ouverts sur des espaces naturels. A côté de ce besoin d’espace, nul n’ignore que les transports étant la principale source de pollution de notre environnement, la concentration urbaine semble une bonne réponse avec à la clé, la valorisation des «dents creuses». A condition de garantir la qualité de vie individuelle et collective.
Satisfaire à l’ensemble de ces priorités invite à associer urbanisme, schéma de déplacement et projet de société. Le respect du droit fondamental au logement, expression du projet de vie et celui non moins prégnant de la participation à la vie collective, renvoient aux décideurs l’obligation de concevoir une politique de l’urbanisme favorisant la mixité sociale, l’ouverture des espaces publiques, leur accessibilité à tous, leur esthétisme et les économies d’énergie.
Le projet politique se dessine ainsi, pas à pas, faisant du « bien vivre », individuel et collectif, et de la préservation de l’environnement, les principes directeurs tandis que la concertation et la transversalité des approches, sont les méthodes à privilégier. Une ville durable est avant tout une ville qui inscrit son projet social dans l’espace et dont les pratiques témoignent des principes qui l’animent.

Qu’en est il à Saint Gilles Croix de Vie ?

La ville de Saint Gilles Croix de Vie veut donner des gages de son adhésion au principe du développement durable : un pan de l’activité communal lui est dédié, piloté par une conseillère municipale. La commune a adhéré (1000 euros) à l’association « séminaire Robert Auzelle » en novembre 2008 afin de mener, ensemble, une réflexion sur le sujet avec un prix à la clé que la commune s’est enorgueillie d’avoir obtenu dans la foulée. Plus sérieusement, elle a commandé « un audit environnemental » au cabinet BMJ dont le rapport fut présenté lors du Conseil municipal du 1/12/2008. Cette évaluation assortie de recommandations a souligne les dangers d’une approche dispersée, peu lisible et mal partagée tant au sein de l’équipe municipale, qu’avec les services concernés et le public. Cette évaluation devait être suivie d’une « phase deux » placée sous le signe de la concertation, dans les mois à venir. De fait la première semaine d’ avril 2009 fut consacrée à la sensibilisation des habitants au fi l d’une série d’animations.

Des actions qui en témoignent ?

La réponse est un catalogue d’opérations dont on peine à discerner dans quel plan d’ensemble elles se situent. Voici, à titre d’exemple, les opérations les plus emblématiques dont certaines sont dans les tuyaux depuis plusieurs années.
Projets immobiliers :

  • Le futur pôle administratif avec un coût prévisionnel de viabilisation de 687 940 euros HT à la charge de la mairie. Implanté à l’est de la route de l’Aiguillon et accolé à la zone industrielle de la Bégaudière, ce pôle est destiné à associer sur son aire des activités du tertiaire voire du logement. Il est prévu, notamment, d’y installer l’antenne de l’inspection d’académie et celle de la Sauvegarde 85, toutes deux actuellement logées dans des préfabriqués. La poste est également annoncée à l’étonnement de ses représentants. Déjà la future gendarmerie ( coût prévisionnel de 6 millions d’euros) sort de terre, comprenant des bureaux, les locaux destinés à une brigade nautique et 22 logements pavillonnaires.
  • Les « Vergers d’Eole » avec un coût de l’assainissement et de voirie de la parcelle de 1,8 millions d’euros couvert par l’emprunt à la charge de la mairie. Ce programme prévoit d’associer du tertiaire à des logements La SATOV propose 88 logements dont 23 en accession à la propriété au titre du « Pass foncier ». Une vingtaine de logements peuvent être acquis au titre de la loi « Scellier » encourageant la création de logement locatifs en bénéficiant de prêts locatifs sociaux. Les 47 pavillons et 41 logements collectifs, répondant aux normes BBC), mis en vente depuis plus de 6 mois commencent à trouver preneur. Une coulée verte devrait agrémenter ce futur quartier. Les exigences du règlement de lotissement semblent freiner le démarrage du volet tertiaire.
  • PAE de LA Grange, chemin de la Grange pour lequel la mairie a inscrit 454 000 euros au budget prévisionnel 2009. Celicimmo est en charge du programme lancé par la commune le 29/11/2007. 53 lots se développent sur 8 500 m2. En décembre 2008, la commune a augmenté la surface de 5 300 m2, par dation en échange de 4 lots viabilisés, d’une surface globale de 1 600m2
  • Le programme de la Cornue. Vendée Habitat est en charge du programme lancé depuis décembre 2008. Il comprend 2 à 4 logements sociaux locatifs et 4 logements en location/ accession à la propriété, ce qui autorise le constructeur à solliciter une subvention du Conseil Général au titre de la viabilisation. Trois terrains sont proposés en accession à la propriété.
  • Le programme rue Mervau et allées des Roses Vendée expansion est en charge de ce programme lancé le 22/02/2008. 82 logements et 3 commerces sont prévus sur une surface de 3 959 m2 permettant de développer une superfi cie de plancher de 5 731m2 sur une hauteur de 13,95 m, en limite de la ZPPAUP. Ce projet devrait s’édifi er sur l’emplacement actuelle de l’ancienne gendarmerie et de la trésorerie qui avaient été implantées sur des terrains donnés par Madame Mervau sous réserve que ceux ci soient consacrés à des bâtiments de service public. Le programme immobilier prévu ne respectant pas les conditions de la donation qui interdisent d’utiliser ces terrains à des fins privées et lucratives, il fallu recourir, non sans mal, à la procédure prévue par les textes afi n de s’en affranchir.

Aménagement urbain

Futurs aménagements de la plage de Boivinet

  • La plage de Boisvinet est enfin au programme pour 2010/2011.
    Cette réalisation envisagée dés le 28/11 2005 dans le cadre du contrat environnement littoral passé avec le Conseil Général a pris du retard. Le contrat incomplètement réalisé a amené la municipalité à proposer son prolongement à son partenaire par décision municipale du 26/10/2009. Un panneau propose aux promeneurs la vision idyllique d’une promenade arborée le long d’un remblai surélevé, en plancher, inspiré de Deauville. La chaussée sera elle-même remaniée et rétrécie afi n de laisser le passage à une piste cyclable destinée à prolonger celle de la Corniche de la Pelle à Porteau jusqu’au « Bout du Monde ».Les coûts d’étude s’élèvent à 45 900 euros et ceux de la réalisation sont de 1,3 millions d’euros, allégés par une subvention du Conseil Général de 225 334 euros.
  • la 3ème tranche du quai Garcie Ferrande pour un coût prévisionnel de 315 000 euros HT
  • l’achèvement du remblai de la Grande Plage pour un coût prévisionnel de 280 000 euros HT.
  • Cerise sur le gâteau, un nouveau rond point sur la semi-rapide, à hauteur de la Rue de la Drie, sera fait en 2010, à la demande de « Leclerc », pour permettre l’accès à la nouvelle implantation de ce centre commercial. La sécurisation d’accès pour les piétons et les cyclistes supposerait une autre conception dont le coût justifi erait l’intervention des collectivités territoriales s’agissant d’une semi-rapide. Actuellement le coût du rond point à la charge de la commune est déjà de 220 000 euros, diminué de la contribution de 50 000 euros de l’enseigne.

Équipement socio-culturel.

Le centre Socioculturel sera réhabilité en 2010 pour un coût de 418 000 euros afi n d’améliorer l’accessibilité, les économies d’énergie et de réaménager le 1er étage en bureau et salles de réunion. Une subvention du Conseil Général de 100 000 euros et de la Caisse d’Allocations Familiales de 36 000 euros complétée par un prêt sur 8 ans de 55 000 euros devrait permettre de venir à bout de cette dépense sollicitée de longue date par les gestionnaires associatifs. Economie d’énergie. La commune s’est attelée à ce diffi cile dossier en ciblant l’éclairage public. Un réverbère sur trois
devrait rester allumé dans un créneau horaire réduit. En 2008 il y avait 3164 points lumineux pour un coût de 60 000 euros soit 18,7 euros par point lumineux. Cette ambition raisonnable se heurte à des problèmes techniques qui en freine la réalisation et nous fait constater des réverbères allumés en plein jour quand des quartiers entiers sont plongés dans l’obscurité, la nuit… Les salles de la Soudinière, à l’occasion de la reprise de la toiture devraient se couvrir de panneaux photovoltaïques avec un raccordement prévu en janvier 2010. Cette centrale est laissée à l’initiative d’un opérateur
privé qui en assurera la gestion à son profi t dans le cadre d’un contrat de concession passé avec EDF. Ce rapide inventaire met en évidence le coup par coup à défaut d’une vision d’ensemble fondée sur un débat. On constate, une fois de plus, combien la municipalité délègue la gestion du foncier à des opérateurs privés des secteurs lucratifs et non lucratifs. Ces intermédiaires font payer le coût de leurs interventions par les clients de leurs programmes. Ce choix de la municipalité augmente le coût d’accès au logement et entrave le développement du logement social, en dépit de quelques opérations loin de satisfaire aux besoins et en l’absence d’un programme permettant de suivre sa réalisation dans le temps. Soulignons enfi n que ces programmes ne s’accompagnent d’aucune structuration de l’espace les inscrivant dans une nouvelle configuration du schéma de circulation. Parce que l’exercice est réellement difficile, autant se mettre au travail.

Louis Boulineau

Bulletin 2010 Les dossiers de V.I.E.

L’amélioration du cadre de vie

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Paroles de facteurs

Qui mieux que les facteurs pourraient donner un avis, fondé sur l’expérience, à propos de la circulation en
ville ?
Un entretien aimable et documenté a permis de faire un rapide état des lieux qui confirme l’opinion générale :

  • La circulation ne pose aucun problème… sauf pendant la période estivale.
  • La sécurité des piétons et des cyclistes serait améliorée par une meilleure séparation des flux..
  • Les tensions entre piétons, cyclistes et automobilistes sont exacerbées en période estivale comme si les vacances autorisaient l’incivilité. Laisser la responsabilité de l’arbitrage aux intéressés comporte des risques.
  • La passerelle est plus intéressante pour les piétons que les cyclistes pour lesquels ses accès sont difficiles. Une réflexion visant à sécuriser la circulation des cyclistes, dans les deux sens, sur le pont de la Concorde, est à poursuivre.
  • les points noirs sont sans surprises les accès aux ponts et les ronds points.
  • Les pistes cyclables sont agréables et nombreuses mais leurs raccordement entre les tronçons sont trop dangereux.
  • La sortie du fourgon de la poste, après la dernière levée, est parfois retardée par des stationnements scabreux de véhicules sur le passage qui lui est réservé. Ces retards, ajoutés aux encombrements pouvant survenir sur la rocade, peuvent empêcher le fourgon de la poste d’arriver à temps pour rejoindre le réseau ferroviaire. C’est une distribution retardée d’un jour. Pour éviter ces mauvaises manières, la poste suggère à la mairie qu’un marquage au sol explicite dissuade les usagers de la poste trop pressés de… créer des retards de distribution au détriment de tout le monde. Nous transmettons le message.

Le pont rail ouvert à la circulation

Le pont rail

V.I.E ne boude pas son plaisir. Depuis 2001, notre association s’est employée à exhumer ce dossier conçu quand Jean Rousseau était encore Maire de Saint Gilles Croix de Vie. Le coût des travaux, trop lourd pour une seule commune, avait renvoyé le dossier à plus tard tandis qu’une
réserve foncière en ménageait la réalisation pour ce qui est de la commune. Il est certain que le coportage
du projet par Saint Hilaire et Saint Gilles Croix de Vie ainsi que les contributions financières du Conseil Régional et du Réseau Ferré de France, ont permis de débloquer le dossier sans éviter quelques suspenses, relatés par V.I.E, de bulletin en bulletin. Fin juin, sous une pluie fi ne, une petite délégation inaugurait cette ouverture. Les élus des communes de Saint Gilles Croix de vie et de Saint Hilaire, les services techniques concernés, les constructeurs, la presse, V.I.E, pouvaient se réjouir que, sitôt ouverte à la circulation, cette nouvelle voie était intensément utilisée, comme si elle avait toujours existé. Pour V.I.E. c’était la confirmation de ses arguments en faveur de cette réalisation afin d’améliorer la fluidité de la circulation tout en la sécurisant pour tous les modes de déplacement. La réussite de cette réalisation démontre s’il en était besoin de l’efficacité de la collaboration entre les deux communes afi n d’améliorer le cadre de vie de leurs habitants.

Vers un schéma de circulation urbaine ?

L’appel à contribution, en septembre dernier, de la part de l’élu en charge de l’urbanisme, dans le cadre feutré de la commission de l’urbanisme est resté sans suite à ce jour à notre connaissance. V.I.E est prête à répondre à cette invitation. Il faut dire que l’exercice est diffi cile.Saint Gilles Croix de Vie concentre toutes les diffi cultés au point de pouvoir prétendre être un cas d’école :

  • Le tissu urbain garde l’empreinte du développement, dos à dos, des deux communes siamoises qui sont séparées par l’estuaire et au-delà, par les cours de la Vie et du Jaunay.
  • Le réseau des rues de chaque commune témoigne de leur polarité respective : Challans et au delà Nantes via Saint Hilaire de Riez pour ce qui est de l’ex Croix de Vie et la Roche sur Yon ainsi que les Sables d’Olonne en ce qui concerne l’ex Saint Gilles.
  • Les ponts destinés à relier les deux communes sont autant de points d’étranglement.

Cette simple observation démontre que toute réflexion concernant le plan de circulation urbain ne peut se limiter au périmètre intra muros. Au contraire il s’agit d’élargir le point de vue en intégrant les grands axes routiers que le Conseil Général trace actuellement afi n de relier le littoral à Nantes tandis que la SNCF s’y emploie pour son compte en augmentant le nombre des liaisons quotidiennes. Saint Hilaire de Riez intègre déjà ces données dans la définition de son plan de circulation. Cette polarité vaut aussi pour Saint Gilles Croix de Vie et plaide pour une conception intercommunale du circuit de circulation urbaine. De même il faut intégrer les logiques et les projets à l’oeuvre pour les différentes communes limitrophes. Par exemple, le site du Gâtineau, privé du projet de grande surface commerciale pourrait se reconvertir en une grande zone dédiée aux loisirs sportifs. La proximité avec la Soudinière donne envie d’une conception partagée permettant une valorisation des lieux en rationalisant les dépenses au mieux. L’association des communes permettrait de progresser sur des questions aussi difficiles que la limitation des déplacements personnels en ville, en voiture réduisant d’autant les pollutions et les dépenses d’énergie. Les réponses sont connues et déjà mises en oeuvre aux Sables d’Olonne, à Saint Jean de Monts par exemple. Il s’agit de favoriser les déplacements collectifs en navette à partir de parkings situés en périphérie. Encore faut il disposer des espaces fonciers nécessaires qu’un partenariat intercommunal pourrait permettre de dégager. Ces différentes observations démontrent que la défi nition du prochain schéma de circulation à Saint Gilles Croix de Vie est trop complexe pour être cogitée en cercle restreint.

Bulletin 2009 Dossiers V.I.E

Suppression des passages à niveau : dernière ligne droite

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A partir de décembre 2008 jusqu’en juin 2009, la réalisation d’un tunnel, sous la voie ferrée, permettra de relier le quartier du Terre Fort au boulevard Pompidou.
V.I.E se félicite de voir aboutir un projet qu’elle a obstinément contribué à faire sortir des oubliettes. Ces travaux permettront la suppression de deux dangereux passages à niveau, le désenclavement du quartier du Terre Fort et le délestage d’une partie du trafic routier vers les voies de contournement de Saint-Gilles Croix-de-Vie. Ce sera au prix de quelques désagréments provisoires pour les usagers de la ligne ferroviaire qui devront supporter des parcours en car de janvier à avril. En fait les travaux sont programmés de façon à coïncider avec ceux de l’électrification de la ligne jusqu’à Sainte-Pazanne afin d’éviter le cumul des désagréments. La construction de la nouvelle voie de circulation, pour tout mode de transport, ne devrait avoir aucune incidence sur les propriétés riveraines. Il est prévu une arborisation de ce nouveau circuit de circulation.

Jackie Prieur