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Bulletin 2014 dossiers d'actualité

Le quai des Greniers et le quai Gorin bientôt hors d’eau.

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Le coup de semonce de Xynthia a été bien compris.
La submersion marine des quartiers limitrophes du quai Gorin a mis en évidence que l’effondrement du quai dans la Vie expose les habitations qui le bordent et celles du quartier du Maroc. La Communauté de Communes ayant la compétence territoriale pour engager les travaux capables de protéger des risques de submersion marine a prévu de réaliser 600 mètres de défense depuis le pont de la Concorde jusqu’aux Halles de la Vie. Les travaux devraient débuter en 2014. La commune veut, dans le même temps, restaurer les canalisations des eaux usées et des eaux pluviales puis reprendre la voirie. Au final, les trottoirs devraient être élargis, la voirie rétrécie afin de permettre le tracé de voies routières, piétonnes et cyclables sans aliéner des places de parking sur un quai rehaussé et aménagé en espace vert sauf en sa partie la plus étroite. Il est plus que temps.

Travaux sur le Quai Gorin - Photo V.I.E.

Travaux sur le Quai Gorin – Photo V.I.E.

Cet été, l’effondrement de la chaussée en plusieurs endroits le long du quai Gorin a souligné l’urgence d’agir. Le Conseil Municipal du 16 septembre 2013 a permis de dresser un état des lieux et a arrêté un programme des travaux. Une investigation à l’aide de caméras introduites dans les canalisations actuelles a mis en évidence l’obsolescence du réseau (construit en 1970) sur 750 m alors qu’il dessert l’un des plus importants bassins versants (2 100 abonnés ou la moitié de Croix de Vie !).

L’urbanisation de Saint Hilaire de Riez en bordure du quartier Pompidou accentue la nécessité de cette restauration. Les canalisations des eaux usées, de 200 mm de diamètre, en amiante ciment, présentent une très faible pente de moins de 1,5 mm/m qui n’interdit pas des flux à contresens. De plus, ce réseau enfoui à 2 m de profondeur, le long de la Vie, dans ses anciennes alluvions présente des infiltrations. Quelle restauration des quais? La priorité est d’assurer une pente capable de favoriser un bon écoulement. Les canalisations en polyéthylène, d’un diamètre de 250 mm auront une pente de 4 mm/m. A cet effet le réseau d’assainissement sera découpé en trois tronçons. Le premier segment , depuis le kiosque Bénéteau jusqu’à la rue Raimondeau, sera placé à une profondeur de 2 à 3,50 m. Le deuxième segment reliera l’angle sud-est du cimetière à la rue Raimondeau, à une profondeur de 1,50 m. Le troisième tronçon ira des Olavies aux Halles de la Vie à une profondeur de 2 m.
La pose d’un poste de relevage près du cimetière permettra d’assurer la continuité de l’écoulement en récupérant les effluents à – 3,60 m pour les refouler vers la station d’épuration du Havre de Vie. Sa pose nécessite une étude géotechnique permettant de tenir compte de la nature des sols et des effets des marées. Ce poste sera équipé d’un groupe électrogène permettant de parer aux pannes électriques. Les travaux ont commencé le 4 novembre 2013 et devraient se terminer fin mars 2014, à raison de 12m/jour pour un coût estimé de 500 000 euros HT. Dans la foulée, la Communauté de Communes engagera les travaux de Travaux sur le Quai Gorin – Photo V.I.E. 12 rehaussement du quai selon une cote de référence située entre 3,80 et 3,90 NGF soit 20 cm au-dessus du niveau atteint par Xynthia. Un enrochement viendra renforcer la bordure du quai. Un bassin de rétention de 700 m3 sera créé sous le parking en bout du quai Gorin, du côté des Halles de la Vie afin de stocker les eaux à marée haute en cas de saturation. Ces eaux seraient récupérées pour nettoyer les rues. Une subvention est accordée par l’Agence de l’Eau afin de financer cet équipement.

Le cabinet ANTEA a mené des études dans le cadre de la définition des dispositions propres à protéger des risques de submersion marine et a préconisé d’inclure le quai des Greniers dans le chantier. La ligne de protection pourrait intégrer les jardinières si celles-ci sont assez résistantes tandis que des batardeaux viendraient s’encastrer dans les intervalles pour atteindre une hauteur de 40 à 50 cm. Le haut de la cale de mise à l’eau serait également sécurisé par un muret laissant un passage libre à obturer par un batardeau en cas de risque de submersion. Un bassin tampon est envisagé quai des Greniers sous le manège. L’ensemble des coûts relatifs à la protection contre les risques de submersion marine est estimé à 800 000 euros et s’inscrit dans le cadre du programme d’action et de prévention du risque d’inondation (PAPI) qui donnera lieu à des aides financières au titre du fond Barnier. Les réfections du réseau des eaux pluviales seront entreprises dans un deuxième temps. L’importance des travaux envisagés, leur complexité technique et le niveau des engagements financiers nécessaires donnent à penser qu’il faudra en répartir le coût sur plusieurs exercices jusqu’en 2016. Les habitants pour autant ne sont pas dédouanés d’avoir à veiller à leur propre sécurité. Les habitants du quartier Marie de Beaucaire en savent quelque chose, ils attendent qu’un muret les protègent du risque de submersion marine.

Michelle Boulègue
Bulletin 2014 dossiers d'actualité

A bout de souffle.

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Ce constat sanctionne l’état de la ligne ferroviaire entre Nantes et Saint Gilles Croix de Vie. L’ASLO a recensé, en août 2013, 80 éclisses fissurées, de nombreuses traverses brisées, des tire-fonds déchaussés qui ne fixent plus les rails aux traverses, des remontées d’argile qui affaiblissent le ballast de toute façon trop mince faisant ployer la voie à chaque passage des automotrices. L’âge vénérable de cette voie construite entre 1896 et 1908 n’explique pas tout. Comment en sommes-nous arrivés là ?

Ligne St Gilles Croix de Vie-Nantes Rails centenaires - Photos de l’ASLO

Ligne St Gilles Croix de Vie-Nantes
Rails centenaires – Photos de l’ASLO

Les rails d’origine sont encore de service pour la majeure partie de la ligne. Trop légers (40 kg/m), trop courts (11 m), un nombre insuffisant de traverses (1500 km) sont dénoncés par l’ASLO. Ce matériel qui a parfois fait l’objet d’un réemploi pour certains tronçons en 1948, présente un état avancé d’usure aggravée par la mise en circulation de nouvelles auto motrices (Y 76500) plus lourdes, plus nombreuses car plus fréquentes afin de satisfaire l’augmentation du nombre des voyageurs en croissance soutenue depuis 5 ans. Le 30 mai 2012, l’ASLO avait dressé un état des lieux aussi éloquent qu’alarmant auprès des services de l’Etat et des collectivités territoriales parties prenantes. L’alerte a de nouveau été fermement lancée par les cheminots dès la rentrée 2013.

POURQUOI la modernisation de la ligne s’impose-t-elle ?
L’ASLO a fait ses comptes. Les deux branches de cette ligne desservent un bassin économique, social et touristique à fort potentiel où résident 222 000 habitants en permanence. De toutes les antennes ferroviaires, celle de Saint Gilles Croix de Vie, surclasse nettement celles d’Arcachon, de la Baule et des Sables d’Olonne pourtant dotées du TGV, quant au nombre de résidences secondaires à desservir. Se caractérisant par une forte croissance démographique, la Vendée est l’un des départements de France qui attire le plus de migrants des autres régions françaises. Il n’est donc pas surprenant que le trafic soit lui-même en forte croissance, triplant entre 2000 et 2008. Actuellement cette ligne accueille un million de voyageurs par an et 2 750 par jour. Le train est un facteur décisif de développement et de désenclavement pour peu qu’il soit articulé à un réseau de navettes capables d’irriguer les zones rétrolittorales ainsi que le préconise le plan de développement soutenu par l’ASLO.

QUE FAIRE ?
Le 8 août 2013, le Président de l’ASLO, Sénateur de la Vendée, Jean Claude Merceron, a saisi le Premier Ministre, insistant sur l’urgence d’obtenir l’engagement de l’Etat pour la fi n 2013 sur le plan de financement des travaux permettant leur lancement dès septembre 2014 ainsi que l’imposent l’état de la voie et la sécurité des voyageurs. L’ensemble des dossiers, techniques, administratifs et financiers est bouclé. Déjà les collectivités territoriales concernées ont donné leur accord pour la modernisation de la ligne pour un coût s’élevant à ce jour à un montant de 109 millions d’euros. Déjà Réseau Ferré de France s’est engagé pour participer à hauteur de 26,37 millions d’euros (20%) depuis le 28 mars 2013. Pour autant le dossier n’a pas avancé d’un pouce. Ce qui a bloqué fut le silence de l’Etat, et la défection du Conseil Général de Loire Atlantique. Pour sortir de cette situation la Région a décidé de prendre à sa charge la part de financement de l’état quitte à trouver des compensations dans le cadre du futur contrat de projet Etat/Région. Dans le même but la Région a accepté de compenser la défection du Conseil Général de Loire Atlantique. Il était plus que temps de trouver une solution. Déjà la vitesse des trains est réduite sur certains tronçons à 60 km/h. Un an de plus, en l’état, il aurait fallu faire circuler les trains à 40 km/h. C’est ainsi que, au lieu de 1h14 nous mettons, aujourd’hui, 1h35 pour un trajet qui s’effectuait il y a 30 ans en 1h17. C’est le résultat d’un choix digne de gribouille qui préfère le rafistolage à la modernisation. 51 millions d’euros ont déjà été engloutis pour prix de cette politique. Mais gardons le moral. Il y a tout lieu d’espérer des trajets sécurisés ponctuels et rapides dès la fi n de 2014 sur la ligne Saint Gilles Croix de Vie- Nantes.

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Restauration du quai du Port Fidèle

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Du 13 mars au 28 juin 2013, les gillocruciens et les touristes ont pu observer les travaux de restauration du quai du Port Fidèle, sur la rive gauche de la Vie non loin du pont de la Concorde.
Jusqu’au samedi 22 mai 2013, le chantier occupait pratiquement toute l’emprise du quai jusqu’à la piste cyclable et le trottoir du pont de la Concorde n’était plus accessible aux piétons, contraints (pour ceux qui observaient la signalisation) à un détour par le cheminement sur la passerelle. C’est l’entreprise CODA*, génie civil et maritime, responsable du chantier, qui a procédé aux travaux de reconstruction du parement du quai du Port Fidèle.

L’effet du temps et peut-être l’utilisation d’un ciment non adapté à un usage maritime ont engendré plusieurs désordres dans ce parement maçonné (qui a néanmoins tenu presque 30 ans):

  • Décollement du parement par rapport au mur en béton armé de soutènement.
  • Dis-jointoiement de la maçonnerie fragilisant la tenue des pierres.
  • Fracture longitudinale entre le parement et les pierres de couronnement sur la quasi-totalité de l’ouvrage.
Le quai du Port Fidèle en restauration

Le quai du Port Fidèle en restauration

 

En conséquence de ces désordres, une reconstruction totale d’un parement maçonné a donc été décidée par le Conseil Général de la Vendée. La restauration s’est portée sur la partie du quai du Port Fidèle située en aval du pont de la Concorde, sur une longueur d’environ 90 mètres, jusqu’à l’endroit de l’ancienne grue de levage (similaire à celle existante proche de la criée) dont il ne reste que l’embase du mât.
Le résultat de l’appel d’offres (marché public) lancé en octobre 2012 a attribué le marché de la restauration du parement à l’entreprise CODA-GCM le 20 février 2013, pour un montant HT de 149 655,50 €.
Au cours des 150 dernières années, les travaux du quai du Port Fidèle** ont concerné successivement :

  • 1846 – 1848 : construction du grand quai de débarquement de Saint Gilles (actuellement quai du Port Fidèle) en aval du pont suspendu (actuellement pont de la Concorde) en remplacement du perré maçonné de 1838.
  • En 1984, une structure en béton armé en T inversé est construite à environ 3 mètres devant l’ancien quai maçonné. Pour rappeler l’aspect de l’ancien quai, celui-ci, en béton, a été revêtu d’un parement maçonné de «pierres de pays» (carrière de Brétignolles sur Mer), hourdées et jointoyées sur 30 cm d’épaisseur en section courante et sur 25 cm à la base.

Denis Draoulec

* La société CODA, domiciliée près de La Rochelle (17440 Aytré), est spécialisée dans la construction d’ouvrages d’art de génie civil et de travaux maritimes. Elle appartient au groupe Etchard (de Bayonne). 
**Jusqu’en 1965, le chantier naval (créé par Benjamin Bénéteau en 1884), quai des Greniers, utilisait le quai du Port Fidèle pour arimer et terminer l’accastillage des bateaux de pêche (thoniers chalutiers jusqu’à 21 mètres) qui était fabriqués en bois (chantier présent quai des Greniers de 1884 à 1965).