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L’agglomération, histoire, enjeux et perspectives

SAUVER LA CÉRAMIQUE LÉGER.

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La Céramique Léger scellée sur un mur longeant la
promenade du port de plaisance, accueille les plaisanciers
depuis 1967.
Vers le milieu des années 50, les élus municipaux de
Croix-de-Vie s’emploient à développer la ville. De
nouveaux axes préparent son expansion : les avenues
de l’Océan et du Docteur Potel, par exemple. De 1956
à 1957, de nombreux lotissements sortent de terre :
Gaudremeau en bordure de l’avenue de La Pelle à Porteau,
Le Chêne au Gabio, rue Marcel Péault et avenue
des Hirondelles. Cette expansion rapide de la ville est
stimulée par le dynamisme du port de pêche dont témoignent
l’intense activité des chantiers de construction navale
(Bénéteau et Thomazeau), le dynamisme de
la conserverie Gendreau engagée dans la modernisation
de sa production, un tourisme en plein essor, une
activité industrielle soutenue et un artisanat aussi
diversifié que créatif.
Dans ce contexte, s’impose la création d’un kiosque où
abriter le Syndicat d’Initiatives qui sera plus tard logé
dans les locaux plus vastes de l’ancienne douane sur la
place de Croix-de-Vie. Le Conseil Municipal du 11 avril
1957 décide d’offrir aux habitants le nouveau plan de
la ville rendant compte de son expansion. La création
d’une céramique résistante aux aléas climatiques est
décidée. Elle sera exposée aux yeux de tous, sur le mur
du Syndicat d’Initiatives. Les frères Boutain sont naturellement
désignés pour se voir confier cette création.
Céramistes d’art formés à la célèbre faïencerie de
Malicorne dans la Sarthe, ils se complètent : Marcel
assure la conception et la réalisation des décors tandis
qu’Yves maîtrise la technique de fabrication. On leur
doit un nombre incalculable d’œuvres dessinées et
peintes à la main dont les séries Rouen, Les Chouans ou
encore Le Marais. Ils doivent leur renom à la création
du célèbre bol à oreilles orné d’un prénom.

Mais, à qui confier le carton
de la future céramique ?

Les talents ne manquent pas…

Raymond Léger (1912-1973) est venu en convalescence à
Saint-Gilles-sur-Vie en 1946, après la guerre,
et a décidé de s’y installer. Il y crée un cinéma dans la
salle Chanteclair. Deux ans plus tard, s’ouvre la salle
paroissiale de cinéma La Fauvette, Raymond Léger
ferme Chanteclair. Ce lieu deviendra une salle municipale de sport.
Dessinateur, Raymond Léger se fait connaître. Il réalise
en 1947 une mappemonde (180 cm x100 cm) sur parchemin pour la
célèbre maroquinerie Parisienne Lancel. Cette œuvre est de retour à
Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
La mairie de Croix-de-Vie lui confie la réalisation du
carton représentant le nouveau plan de la ville. La
céramique, achevée en 1960, est fixée au mur extérieur du
Syndicat d’Initiatives jusqu’à ce qu’en 1967 elle soit déplacée
au port de plaisance, suite à la démolition du local du Syndicat
d’Initiatives.
Depuis, malmenée par les intempéries, la céramique
se dégrade. Des carreaux se détachent du mur et des fissures
lézardent sa surface.
Ce modeste patrimoine, témoin d’une étape de développement de la
ville mérite mieux que l’indifférence laissant l’œuvre se dégrader.
Les futurs aménagements des ports de pêche et de plaisance offriront-ils
à la Céramique Léger l’opportunité de bénéficier de quelques crédits
au service de sa restauration ?

C’est le souhait de V.I.E..

Les Rendez-vous de V.I.E

RETOUR SUR NOS SORTIES NATURE 2025

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Cette année la saison estivale, plutôt caniculaire, m’a conduit à explorer un
nouveau parcours. En effet, afin d’éviter un piétinement non judicieux, le
chemin habituel non balisé mais autorisé, a été abandonné. Il fut décidé un
itinéraire balisé à la limite de la dune grise fixée et de la dune forestière
longeant la rivière du Jaunay.

En premier lieu, nous observons côté dune grise : rose pimprenelle, luzerne
maritime, panicaut champêtre, immortelle des dunes, chondrille à tiges de jonc.
C’est alors qu’un arbre remarquable s’offre à nos regards : un cyprès de Lambert.
Un participant le connaissait pour l’avoir dans sa jeunesse escaladé et joué sur
ses branches. Élégance, force, beauté, gardien du temps qui passe.

Nous traversons quelques bosquets et dépressions humides ponctués de joncs,
saules, chênes verts, où s’entremêle la vigne. Ce sentier se décore de clématites
flammettes aux graciles fleurs blanches.
La promenade tourne en bordant le Jaunay : quelques iris fétides, panicauts
champêtres. Puis sur les fils de fer du balisage, en limite de la dune
forestière, s’arrêtent et prospèrent ronciers, chèvrefeuilles odorants côté
dune grise, aulnes glutineux, saules, joncs, arbousiers (arbre aux fraises),
tamaris côté Jaunay sans oublier le baccharis envahissant….Ce détour a pris
une heure de plus que les itinéraires des années précédentes, mais a été très
apprécié des participants. J’ai ressenti leur motivation, leur intérêt par leur
questionnement devant la beauté et la diversité du milieu dunaire. Cet
environnement fragile et précieux est à préserver absolument.
A bientôt pour de nouvelles rencontres (voir les rendez-vous de V.I.E. 2026 en fin de bulletin).

Alain Granier.

Bulletin 2023 Les RENDEZ-VOUS de V.I.E

LES JOURNEES DU PATRIMOINE DES 17 ET 18 SEPTEMBRE 2022

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LES JOURNEES DU PATRIMOINE DES 17 ET 18 SEPTEMBRE 2022

 

Lors des journées du patrimoine des 17 et 18 septembre 2022, V.I.E. a invité les habitants et visiteurs à suivre deux conférences.

La première était consacrée à un bienfaiteur de la commune dont la générosité a permis de créer l’hôpital local en 1899, Emile Aimé Torterue. En avant-première, V.I.E. avait raconté la réalisation de l’hôpital local à 24 résidents. Le 17 septembre dans «L’Incroyable Jardin de Monsieur Torterue» une dizaine de visiteurs ont pu écouter à leur tour ce récit.

La deuxième conférence avait pour thème «Les murs en pierres de lest».
Elle a été proposée à une trentaine de participants lors d’une promenade dans le vieux Saint-Gilles. Le double but de cette présentation était de faire découvrir ce patrimoine urbain, révélateur de l’activité maritime du port tout au long des XVIIème et XVIIIème siècles, et d’attirer l’attention sur sa valeur et sa nécessaire préservation.

Hôpital local de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
«l’incroyable Jardin de Monsieur Torterue»
entretenu par les «Incroyables Jardiniers»
bénévoles.

 

Un mur en pierres de lest rue beneteau à
Saint-Gilles-Croix-de-Vie.