Association VIE Vendée » 31 mai 2026

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L’agglomération, histoire, enjeux et perspectives

LA ZONE D’AMÉNAGEMENT CONCERTÉ (ZAC) DE LA CROIX : UN PROJET D’URBANISATION INNOVANTE DANS UNE DÉMARCHE ENVIRONNEMENTALE FORTE.

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Située en limite Est de la commune de Saint-GillesCroix-de-Vie,
au nord de la route de La Roche-surYon et près du Parc Commercial Océanis,
la ZAC de La Croix accueillera 741 logements à l’horizon 2035,
sur une surface d’une vingtaine d’hectares. Plus précisément, le projet
comporte 134 terrains à bâtir, 190 lots denses abordables, 162 appartements
en accession libre, 120 logements en accession maîtrisée et 135 logements
sociaux. Cette approche générera une diversité au niveau des formes urbaines,
des financements et de la population.
Il s’agit d’un projet immobilier majeur qui résulte d’une dizaine d’années
d’études. Sans doute la dernière des opérations d’une telle ampleur,
compte-tenu d’un espace foncier qui s’est réduit au fil du temps et de
l’interdiction future de construire sur les terres agricoles à l’horizon
2050 avec la contrainte Zéro Artificialisation Net (ZAN) et la loi Climat
et Résilience.
Saint-Gilles-Croixde-Vie est une ville urbanisée à 80 %.
Le Groupe rennais Giboire, un des principaux acteurs immobiliers indépendants
du Grand-Ouest mais également présent en Ile de France et dans les régions
Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes et sur l’arc méditerranéen,
a remporté la consultation aménageur lancée par la ville, donnant lieu à
la signature d’un traité de concession.

L’entreprise interviendra principalement sur la viabilisation (voirie, réseaux),
l’aménagement des espaces publics et la végétalisation mais agira aussi en tant que
promoteur pour la construction des logements collectifs en secteur libre.
La phase opérationnelle de ce futur quartier a été officiellement lancée le 10 octobre 2024.
La planification des travaux de création de logements est envisagée en sept tranches.
L’objectif est qu’au premier trimestre 2026 la viabilisation de la première tranche
et le démarrage des travaux de construction des maisons soient effectifs.
En 2027, 150 logements devraient être réalisés (50 % en maisons et 50 % en immeubles).
Ultérieurement, des locaux d’activités seront créés en rez-de-chaussée des immeubles.
Bien que les porteurs de projets ne soient pas encore identifiés, ce pourrait être des
professionnels du domaine paramédical (kinésithérapeutes), voire prendre la forme de
locaux dédiés à la petite enfance (crèche).
En complément, une réserve foncière est prévue pour héberger, à terme, un équipement
public.

Il s’agit d’un projet pensé avec et pour les habitants :
en effet, tout au long de sa conception, depuis 2015, la commune a impliqué les
habitants, afin de mieux cerner leurs besoins et de préfigurer les usages futurs du
quartier (comités de citoyens, entretiens avec riverains, ateliers, réunions
publiques, enquête publique…). Une communication active a été menée : exposition en
plein air pendant six mois avec des panneaux présentant le projet, un site internet
dédié avec une plateforme dématérialisée d’information en ligne pour prolonger la
démarche participative.
Cette opération immobilière, tout en s’inscrivant dans une démarche de densification
régulée et de limitation de l’artificialisation des sols, a la particularité d’offrir
de nouveaux produits d’habitat et des conditions d’accès variés : logement social,
accession maîtrisée ou libre, favorisant les mixités sociale et intergénérationnelle.
Les logements proposés au sein du quartier de La Croix visent en effet à répondre aux
besoins de chacun : jeunes ménages souhaitant accéder à la propriété, personnes
éligibles aux plafonds du parc social, personnes âgées à la recherche d’un logement
adapté… Les formes urbaines et les types de financement seront donc diversifiés :
logements *individuels, intermédiaires et collectifs.
Le quartier va compter 56 % de logements collectifs et 44 % d’individuels, dont 15%
de logements sociaux. Dans une ville où le marché immobilier est tendu, 42 % des
logements seront proposés à un tarif inférieur à celui du marché pour les plus
faibles revenus. La ZAC de La Croix est conçue selon les principes de la charte
nationale «Eco Quartier» qui vise à promouvoir des projets d’aménagement sobres,
résilients, inclusifs et producteurs de valeur. La commune l’a signée en 2015.
Cela traduit la volonté de créer un lieu un lieu où cohabitent écologie et vie
sociale.
Le cœur de quartier étant l’épicentre du projet, la végétalisation sera un axe
structurant de la voirie pour les véhicules et les mobilités douces, ponctué par
des placettes, considérées comme des îlots de fraîcheur répondant ainsi à l’évolution
climatique. Sur les trois prévues, deux seront réalisées lors de la première tranche.
Parmi les différents lieux à vivre, se trouve aussi la «lisière» située en bordure
d’un bois, offrant une vue sur la nature. La partie «vallon» surplombera le ruisseau
du Grenouillet, elle s’appuiera sur la topographie existante pour s’intégrer au
paysage.
L’accent étant mis sur la biodiversité, une renaturation des zones humides est
engagée et deux ruches ont déjà été installées au sein du projet, pour concourir à
la préservation des abeilles, espèce menacée.
Un cahier de prescriptions encadre les constructions, notamment en ce qui concerne
les matériaux utilisés. Il est demandé de recourir à des matériaux biosourcés,
issus d’un matériau naturel et non de la pétrochimie : bois pour l’ossature,
fibres végétales de bois pour l’isolation (dix-huit kg/m2 pour les immeubles
et quarante-deux pour les maisons).
La possibilité est également offerte aux acquéreurs et constructeurs d’utiliser
des éléments géo-sourcés (pierre, terre crue) ou réemployés, pour être dans une
démarche vertueuse de la logique carbone.
Ce projet illustre la volonté de la municipalité de développer un urbanisme
vivant et partagé qui préserve la qualité de vie des Gillocruciens tout en
favorisant une croissance maîtrisée.
L’aménagement du site permet ainsi à la commune de mettre en œuvre sa
politique d’habitat éco-responsable en réalisant un nouveau quartier respectueux
des principes de développement durable, dont l’empreinte écologique sera réduite
au maximum.
Avec les objectifs recherchés suivants :
• Répondre aux forts besoins de logements et plus particulièrement à ceux des
ménages confrontés à des difficultés croissantes pour se loger en zone littorale,
notamment les jeunes ménages et les salariés du bassin d’emplois de
Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en souhaitant que les futurs acquéreurs soient des
résidents permanents,
• Proposer une diversité de typologies de logements
afin de faciliter le parcours résidentiel sur la commune,
• Assurer les mixités sociale et intergénérationnelle
et s’inscrire dans une gestion raisonnée du foncier, des
économies d’énergies et de la ressource en eau,
• Assurer l’intégration fonctionnelle, urbaine et paysagère du projet avec les
espaces environnants et l’ensemble de la ville,
• Aménager des espaces de rencontres et de services
aux habitants,
• Rechercher la plus haute performance énergétique en recourant aux énergies
renouvelables.
L’écovillage qui va naître de la ZAC La Croix, développera donc un habitat
novateur adapté aux évolutions des modes de vie, avec des déplacements doux
(piétons, pistes cyclables) mais aussi des espaces de rencontres pour
développer le lien social au sein d’une trame verte, support de ces usages.
L’architecture de l’habitat garantira une transition fluide entre ruralité
et urbanité, assurant une continuité paysagère harmonieuse.
Cette opération immobilière participe aussi au soutien de la démographie
locale et à l’attractivité du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
Pour les lecteurs qui souhaiteraient visualiser le projet, une vidéo
réalisée par le Groupe Giboire est consultable sur le lien suivant :
https:/www.youtube.com/watch?v=gP8XyczahfA

Bulletin 2026

V.I.E. 30 ANS DÉJÀ !

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En trente ans, quel chemin parcouru ?

Le 20 septembre 1996, Jean Marcel Couradette dépose les statuts de l’association «Valoriser
les Initiatives et l’Environnement au Pays» (V.I.E.) soutenu par une vingtaine d’habitants
de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, convaincus de la nécessité d’agir ensemble au servicede leur
ville et de son territoire. Ils partagent la conviction qu’il importe de témoigner par
l’action et d’informer les habitants afin qu’ils s’approprient les enjeux de leur
environnement, naturel, construit et mémoriel et contribuent efficacement à son adaptation aux
évolutions en cours.
Le clin d’œil à «La Vie» souligne que leur champ d’action est l’environnement pris au sens
large, tandis que le «I» de «V.I.E.» indique la place faite à l’initiative. Depuis, V.I.E.
s’emploie à :
– Comprendre, informer, rendre compte des dynamiques à l’œuvre entre l’environnement
et le cadre de vie que le patrimoine commun illustre dans toute sa richesse.
– Accompagner et soutenir des initiatives avec l’appui du partenariat.
– Agir en toute indépendance dans la limite des moyens financiers que lui apportent les
adhérents.
L’histoire de V.I.E commence avec la publication annuelle d’un bulletin, mis gratuitement
à la disposition des habitants qui leur permet de suivre le cours de nos actions dans les
domaines : de la valorisation du patrimoine, de l’amélioration du cadre de vie et de la
préservation de l’environnement.
Nous avons pris plaisir à illustrer cet article de quelques exemplaires de couvertures de
bulletins de V.I.E. comme un rappel de nos rendez- vous annuels avec les habitants de
Saint-Gilles-Croix-de-Vie et d’au-delà.
Notre parcours est fait de réussites, d’échecs, d’espoirs et de ténacité, tant l’expérience
nous a appris qu’il faut laisser au temps celui de jouer sa partie.
Nos principales actions :

Valorisation du patrimoine

Le pourtour de la baie de l’Adon identifié comme site remarquable

Le 27 aout 2003 V.I.E. dépose auprès de la Préfecture de Vendée et du Conseil Général
de Vendée une demande d’inscription de la tour dite «Joséphine» et de son môle d’ancrage
à l’inventaire des monuments historiques. Le Comité de la Protection de la Nature et des
Sites (CPNS) et l’Association du Quai du Vieux Môle (ADQVM) appuient sa démarche. Le
18 mai 2006 la Commission Permanente de la Préservation du Patrimoine et des Sites se
prononce à l’unanimité de ses membres en faveur de l’inscription du site dans la ZPPAUP.
En 2012 le pourtour de la baie de l’Adon, y compris le vieux môle, est identifié comme site
remarquable dans les documents d’urbanisme.
Les murs en pierres de lest valorisés En 2010 V.I.E. adresse une demande à la Préfecture de
Vendée, en vue de faire reconnaitre la valeur patrimoniale des murs en pierres de lest,
témoins de l’activité maritime du port au XVIIème siècle. S’en suit, un courrier de monsieur
l’Architecte des Bâtiments de France qui approuve la démarche. Encouragée à poursuivre, V.I.E.
entreprend une large consultation auprès de géologues des Universités de Poitiers et de Nantes
afin d’identifier les pierres et leur origine géographiques. En 2017 au vu d’interventions
menaçant la pérennité de certains murs, V.I.E décide de financer une étude très détaillée
réalisée par Alexandre Billon, architecte des monuments de France. Elle décrit avec précision,
le montage de ces murs ainsi que les modalités de leur préservation et de leur restauration.
Depuis lors, remise gratuitement, en deux exemplaires, à la mairie, cette étude est à la
disposition des propriétaires de ces murs afin de les informer de la marche à suivre pour les
préserver. V.I.E poursuit l’information des habitants sur leur histoire lors de conférences
sur site et lors d’expositions.

La collection des coquillages «Edmond Bocquier» sortie de l’oubli

 

V.I.E. s’est employée de 2023 à 2025 à mobiliser les autorités locales. Le Maire a décidé de
s’employer à assurer sa préservation. 2005 V.I.E. suggère au musée de l’Abbaye Sainte Croix,
de monter une exposition à Saint-Gilles-Croix-de-Vie en vue de faire découvrir aux habitant
une partie du» fonds Baudoin» constitué d’une partie des archives du docteur Baudoin comprenant
des écrits et une quantité considérable de clichés sur verre. Accueillie par la Mairie, cette
exposition s’est tenue, du 17 septembre au 13 octobre 2007 salle «Baudoin» (où se situe
actuellement le syndicat d’initiative). Citons aussi l’exposition intitulée
«Saint-Gilles-Croix-de-Vie à travers les âges» réalisée par Bernard de Maisonneuve en 2020
avec le concours des adhérents de V.I.E au Centre des Marées.
Des regrets : la vente des maisons des 25 et 26 rue Cadou 18 juin 1997, La nouvelle municipalité
décide de vendre deux biens communaux, acquis en 1992, destinées à «des équipements collectifs
à caractère social et culturel» situés au 25 et 26 rue Cadou. Ces vieilles demeures en pierres
de lest remontent au XIIème siècle pour le 25 rue Cadou. En témoigne une arche prise dans la
maçonnerie du pignon nord. Les fenêtres du premier étage du 26 rue Cadou siècle attestent que
le bâtiment remonte au XVIIème siècle.

V.I.E. lance une pétition s’opposant à cette vente et recueille un grand nombres de signatures
transmises à la Mairie. En vain. Le 27 juin 1998, la vente aux enchères publiques, à la bougie,
a lieu. Depuis, le 25 rue Cadou est habité et préservé. Le 26 rue Cadou est promis à une lente
destruction, libérant l’espace à d’autres fins. C’est le dernier témoignage encore debout d’un
site «d’import-export» du XVIIème siècle dont les marchandises, entreposées à l’abri de hauts
murs en pierres de lest, transitaient par un large passage dallé et couvert, en pente douce,
permettant de rouler les tonneaux jusqu’aux embarcations amarrées au quai V.I.E. en a retrouvé
la trace dans le laboratoire de la boucherie-charcuterie Richard sur la Quai du Port Fidèle.
Des espoirs : de nouveaux postes d’amarrage ?
La tempête de 2014 ayant laissé 4 postes d’amarrage sur 5 dans la baie de l’Adon, V.I.E.
alerte en 2015 les décideurs et, après consultation de spécialistes, acquiert la conviction
qu’il est inutilement coûteux de les restaurer. Ces postes d’amarrage érodés par l’érosion,
ne peuvent gagner en solidité quel que soit le procédé utilisé. Sculptés à cœur par les
intempéries, mieux vaut les remplacer et les laisser témoigner de la rudesse du climat maritime
en un lieu d’exposition à déterminer. V.I.E. remet aux autorités une description des
caractéristiques auxquelles devraient satisfaire les nouveaux pieux ainsi que l’estimation du
coût, modeste. V.I.E. obtient la participation financière de la SEMVIE, à la condition que
les autorités compétentes s’engagent au remplacement de ce modeste mais utile équipement
maritime. 2019, la municipalité prend les choses en main mais se heurtera à une surenchère $
d’exigences administratives et techniques coûteuses. Depuis, V.I.E. continue à plaider pour la
sécurisation de l’amarrage dans la baie de l’Adon.
Au fil des ans, les bulletins de V.I.E. ont fait écho aux travaux de recherche de
Bernard de Maisonneuve au titre de l’histoire maritime (ex le Grand Routier des Mers, les
graffitis…), au lexique, unique en son genre, du «Parler des marins» établi par Maurice
Guittonneau, également président de V.I.E. plusieurs années durant et, enfin, à la portée
historique du nom de nos rues, révélée avec verve, par Jean Michel Penaud. Encore merci.

Amélioration du cadre de Vie

Une navette intercommunale ?

2010 V.I.E. et particulièrement Denis Draoulec,
lance l’idée de relier les quartiers et les communes
de Saint- Hilaire- de -Riez et de Saint- Gilles -Croixde- Vie en instaurant un service de
navettes intercommunales desservant les commerces, les centres de soins, les lieux de loisirs
et de promenades. Pragmatique, V.I.E. étudie un itinéraire, le minute et localise les stations.
La réflexion s’élargit à une politique globale de mobilité douce intégrant, les pistes cyclables,
des parkings pour le covoiturage et une meilleure articulation aux services de cars comme un
arrêt de la ligne 172 au carrefour giratoire de l’Europe. 2013, le Conseil général donne une
suite favorable aux deux dernières propositions. Décembre 2014 les deux navettes «Gillo Bus»
circulent à l’initiative de la nouvelle municipalité.

Un pont-rail pour désenclaver le quartier du Terre Fort ?

2002, le Réseau Ferré de France (RFF) décide de supprimer le plus grand nombre possible de
passages à niveaux après plusieurs accidents mortels.
V.I.E. y voit l’opportunité de désenclaver le quartier du Terre Fort bloqué derrière la ligne
de chemin de fer, Nantes /Saint -Gilles -Croix -de -Vie en remplaçant les passages à niveau
du Terre Fort et de la Corbillière par un pont-rail. En prévision, une réserve foncière existe
de longue date. Schéma et extrait du cadastre à l’appui, V.I.E. expose son projet à la Direction
Régionale du RFF en 2002, qui en confirme la faisabilité sous réserve que les collectivités
territoriales concernées le demandent.
Le Conseil Général de Vendée et Saint-Hilaire-deRiez approuvent. V.I.E présente le projet
illustré d’un dessin de Christophe Vidal dans son bulletin de 2002. Saint-Gilles-Croix-de-Vie
que l’initiative de V.I.E. agace, suspend son avis à une clarification des coûts restant à
la charge des communes. V.I.E. se tient en retrait et suit de loin, la progression du dossier
jusqu’au coup de pouce financier de SaintHilaire- de- Riez qui débloque le dossier. Le
PontRail est ouvert à la circulation en juin 2009.

«La Villa Notre Dame» encore et toujours !

2006, les gestionnaires de la Villa Notre Dame et
l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH) décident de fermer la Villa Notre Dame dans le cadre
d’une restructuration au profit d’un équipement nantais sous employé et au prétexte que les sœurs
de Saint Charles, veulent vendre le bâtiment dont elles sont propriétaire. Une équipe médicale
performante épaulée par une centaine d’emploi qualifiés, essentiellement tenus par des femmes,
sont menacés. Les appels à l’aide se multiplient. V.I.E., sollicitée, entreprend une série de
consultations auprès des décideurs, des représentant des personnels, et d’experts. Elle est
bientôt convaincue que la Villa Notre Dame, située à la charnière de deux bassins de soins
marqués par le vieillissement de sa population peut jouer un rôle pivot en qualité de centre
de soins et de rééducation fonctionnelle.
Reste à connaitre la décision des Sœurs de Saint Charles qui confirment, par écrit, ne pas
avoir le projet de vendre et souhaitent au contraire que des perspectives nouvelles s’ouvrent
pour la villa Notre Dame au service du public. Depuis 2008, la Villa Notre Dame, poursuit sa
mission, à la satisfaction générale, en sa qualité de centre de soins et de rééducation.

Des regrets :

Trop de points noirs menacent encore la sécurisation de la mobilité douce.

Des espoirs :

Que des navettes intercommunales
circulent de Saint Hilaire de Riez à Bretignolles et
relient le littoral au retro littoral. Que la prise de
conscience des effets de la transition climatique
en cours soit de mieux en mieux partagée. Que
les risques littoraux soient pris en compte dans le
futur SCoT- PLUi-H.

Préservation de l’environnement

Depuis 1997, V.I.E. anime des Sorties Nature afin
de sensibiliser le public aux fragilités du cordon dunaire et de sa flore et aux conditions de leur
résilience. A l’initiative de ses adhérents. V.I.E a
également organisé des «sorties découvertes «sur
l’estran et dans les marais salants. A compter de
2008, plusieurs années durant, V.I.E. a organisé
des «Rallye Nature» et des promenades urbaines
afin de faire découvrir aux participants, la biodiversité en ville. En 2008 avec l’appui de la municipalité, V.I.E. crée un «conservatoire de la flore
dunaire» le long du remblai de la Grande Plage afin
de permettre aux personnes à mobilité réduite de
découvrir cette flore. 2026 verra la restauration
des panneaux installés en bordure du remblai et au
pied des plantes les plus emblématiques, permettant aux promeneurs d’identifier la flore dunaire.
En Mars 1999 V.I.E. alerte la municipalité sur
l’envahissement du potager de la maison des
Phares et Balises par la vergerette du canada, en
recommande son arrachage et la création, sur ce
site, d’un jardin public ouvert sur le panorama. Le
20 septembre 1999 le conseil municipal décida le
maintien des parcelles du «Vieux Môle» en zone
non constructible et l’aménagement de l’ancien
potager de la maison des «Phares et Balises» en jardin public largement ouvert sur la baie de l’Adon et
le chenal. A la demande de V.I.E., Christophe Vidal
esquissa un projet de jardin public que V.I.E publia
dans son édition 2000.

Mieux se protéger des risques de baignades

2018. Denis Draoulec alerta sur les risques que représentent les courants d’arrachement. Il proposa
une information pédagogique sous forma d’affiches que la municipalité a pris en compte.2025, la
persistance des risques amène V.I.E. à obtenir de
la Mairie le renouvellement de la campagne d’affichage.

Mettre en évidence la formation d’une dune en
haut de la plage de Boisvinet

Juin 2018. Janine Bureau et Robert Bousquet ,botanistes de V.I.E. à l’époque, observent l’implantation d’une flore dunaire sur le haut de la plage de
Boisvinet, signe de sa transformation en dune. La
municipalité, immédiatement informée, sensibilise depuis les habitants à la signification de cette
végétation spécifique et en extension au point
de concurrencer les transats. Ce phénomène fait
suite à la déformation de la plage de Boisvinet qui,
de convexe devient concave. Consécutif à l’allongement de la digue de la Garenne, V.I.E. en a régulièrement fait état depuis 2005

Création de «l’Incroyable jardin de Monsieur
Torterue».

2016. Michèle Tramoy lance l’idée «d’un jardin
pédagogique expérimentale et solidaire» à la place
des pelouses de l’hôpital local. V.I.E. consulte Le
Centre Hospitalier Loire Vendée Océan qui donne
son accord et accepte de passer une convention avec V.I.E. Depuis, VIE apporte son modeste
concours financier aux bénévoles jardinières et
jardiniers. «L’Incroyable Jardin de Monsieur Torterue», est né dans le sillage des «Incroyables comestibles». Dédié à la biodiversité, il démontre avec
succès comment cultiver sans entrant, avec un
arrosage modéré, grâce à une connaissance fine
de la nature des sols, des exigences des végétaux,
selon leur l’exposition au vent et à la lumière. Une vingtaine de bénévoles se relaient à son chevet et
en 10 ans ont tenu la promesse d’en faire un lieu
vivant, convivial et solidaire qui accueille le repos
des résidents, des moments festifs, des trocs de
plantes et l’initiation de scolaires à la permaculture
et à la préservation de la biodiversité.

Des regrets :

12 janvier 2007, V.I.E n’a pu empêcher, la vente de 4 ha de dunes du Jaunay à la SCI
de l’Estran en dépit de son intervention auprès du
Conseil Général qui, tentera de s’y opposer, trop
tard.

Des espoirs :

que s’intensifie la prise de conscience
des fragilités de l’environnement et de la biodiversité aggravées par le réchauffement climatique,
que se généralise la végétalisation de la ville et que
les futurs, SCoT et PLUi-H, en portent témoignage.
Au-delà de ces interventions rappelées ci-dessus,
V.I.E., en permanence, informe, alerte, consulte
des experts, rencontre les décideurs et en rend
compte. V.I.E. prend des initiatives, en valorise
d’autres et s’associe à ses partenaires dans ses domaines d’action.
V.I.E. s’emploie à rappeler à notre mémoire le rôle
d’acteurs décisifs comme Garcie Ferrande «le
meilleur connaisseur des mers» selon François 1er
grâce à la traduction en français contemporain de
son «Routier des Mers» par Bernard de Maisonneuve.
Citons également Maurice Nadeau qui impulsa le
logement social (le quartier des Castors, évoqué
par Jean Michel Barreau).
Outre les acteurs, les pratiques qui font l’histoire
du pays trouvent leur place dans les articles de
V.I.E. :
La pêche, les bateaux, le parler des marins rappelé par Maurice Guittonneau, le port, la criée, les
conserveries. Mais aussi l’habitat, l’urbanisme, nos
rues dont l’origine des noms nous a été racontée
par Michel Penaud, nos édifice et leurs matériaux
et enfin notre estuaire, notre marais, nos dunes et
nos plages. Tout raconte comment les dynamiques
et les interactions à l’œuvre entre l’environnement
et les hommes façonnent notre cadre de vie et
nous dote d’un patrimoine.

Remerciements.

V.I.E. remercie tous ceux qui, au cours de ces trente
années, ont contribué à ses actions, lui apportant
leurs expériences, leurs savoirs faire, leur énergie
et la force de leur engagement. Adhérents, bénévoles, tous ont choisi d’agir dans le cadre associatif parce qu’il offre à chacun la liberté de débattre,
de s’associer et d’agir dans le respect mutuel des
convictions de chacun.
Le 5 novembre 2024, V.I.E. doit à chacune et chacun d’entre eux d’avoir été distinguée par la municipalité, pour son action bénévole au service du
Pays de Saint Gilles Croix de Vie.
V.I.E. sait ce qu’elle doit à toutes et tous pour
avoir suscité, éclairé, mené à bien avec ténacité
ses actions, à divers titres, adhérents, bénévoles,
acteurs publics et privés consultés, entreprises et
commerçants ayant contribué au financement du
bulletin de V.I.E. en acceptant que soient publiées
leurs annonces publicitaires dans ses pages, donateurs, sans oublier ses partenaires associatifs,
certains depuis 1996 comme Nature et Culture
puis Vert la Vie. A toutes et tous, MERCI pour ces
trente ans constructifs passés ensemble au service de notre territoire et de ses habitants.

Notre environnement

LA TRANSITION CLIMATIQUE EN MARCHE.

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La couche gazeuse qui enveloppe la planète filtre
les rayonnements solaires et en atténue les ardeurs
rendant la vie possible sur terre. A partir des années
1800, la montée en puissance des activités humaines,
industrielles et agricoles, a généré de nouveaux gaz
à l’origine de l’effet de serre : le dioxyde de carbone
(CO²
), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O)
ainsi que les gaz fluorés. Identifiés en 1934, ils sont en
augmentation soutenue, interagissent et provoquent
un réchauffement croissant de l’atmosphère à l’origine
de dérèglements climatiques destructeurs. Ces
phénomènes, sans être nouveaux, surprennent par
leurs fréquences et leur intensité. Pire, ces gaz nous
entraînent dans une spirale dangereuse car, plus la
planète se réchauffe, moins les forêts et les océans les
absorbent. L’Organisation Météorologique Mondiale
(OMM) a confirmé, le 15 octobre 2025, que les gaz
à effets de serre se sont accumulés à grande vitesse
dans l’atmosphère en 2024, nous faisant frôler la barre
des 1,5°C de réchauffement au risque d’atteindre
plus de 3°C à la fin du siècle. Dans les Pays du Sud, les
plus exposés, l’accès à la nourriture devient difficile.
OXFAM indique que le prix des denrées de bases (riz,
blé, maïs) a doublé entre 2010 et 2020, la moitié de
cette augmentation s’expliquant par le réchauffement
climatique.

UNE IMPERIEUSE MOBILISATION
GENERALE

En 1990, des scientifiques, réunis au sein du GIEC*,
lancent l’alerte, expliquent les effets de serre sur
l’évolution du climat et proposent des parades. Depuis,
l’enjeu est d’atténuer ces effets de serre à défaut de
parvenir à les enrayer. Poursuivant sa mission, le
GIEC en est à son 6ème rapport généralisant la prise
de conscience du phénomène en cours et portant la
mobilisation à l’échelle planétaire.
Dans le sillage de cette alerte répétée et de plus en
plus pressante, la 30ème Conférence des Nations Unies
sur le Changement climatique (COP 30) s’est réunie
du 10 au 21 novembre derniers à Bélem au Brésil. La
centaine d’États présents ont conclu leurs travaux
sur un résultat mitigé. Une hausse des températures
mondiales de 2,8°C est désormais envisagée si trop
d’États restent sur leur trajectoire actuelle en matière
de consommation d’énergies fossiles ainsi qu’en
témoigne le trop faible nombre des Contributions
au niveau national (CDN). Les États présents sont
convenus de se retrouver en 2026 en Turquie pour
une COP 31 et de poursuivre leur collaboration en
vue de sortir des énergies fossiles, de recourir aux
techniques d’élimination du CO²
dans l’atmosphère,
de déployer des énergies renouvelables, de
protéger les écosystèmes et d’adopter des mesures
d’adaptation au réchauffement climatique afin de
soutenir nos capacités collectives de résilience. Dans
l’immédiat, il s’agit d’augmenter les aides financières
des pays développés, principaux responsables
du réchauffement climatique, aux Pays du Sud
particulièrement pénalisés.

De fait la mobilisation concerne chacun d’entre nous,
tant nos choix de vie au quotidien peuvent contribuer
ou non au réchauffement climatique. La chaîne des
mobilisations, individuelle et collective, de la part des
États et des Organisations Internationales s’exerce à
tous les échelons territoriaux de la planète. La prise
en compte de la transition climatique surplombe
l’ensemble des décisions individuelles et collectives à
quelques niveaux et en quelques lieux que ce soit afin
de préserver le vivant.

QUELLES STRATÉGIES POUR NOTRE
TERRITOIRE ?

En 2047, environ 66000 personnes* habiteront
notre territoire exposé au réchauffement climatique
et particulièrement au rehaussement du niveau des
océans qui accélère l’érosion de notre littoral et le
recul du trait de côte. Alors que la révision du Schéma
de Cohérence Territoriale (SCoT)* est lancée, la
transition climatique est le fil rouge des débats et des
travaux qui président à son élaboration et dessinent
une stratégie pour le territoire d’ici 2047.
Le SCoT se compose de trois documents : un Projet
d’Aménagement Stratégique (PAS), un Document
d’Orientation et d’Objectifs (DOO) et des annexes,
dont le «rapport de présentation» qui explique les choix
retenus pour établir le PAS et le DOO. L’élaboration
du SCoT a franchi une étape le 17 juillet 2025, date du
débat sur ce projet en Conseil communautaire. Le PAS
retient particulièrement l’attention car c’est le projet
politique, prospectif et collectif qui définit les objectifs
de développement et d’aménagement du territoire
à un horizon de 20 ans. Il peut être également «un
document cadre d’intégration et de coordination des
objectifs d’adaptation au changement climatique et
d’atténuation de ses causes». Il explicite les objectifs
politiques sur lesquels se sont accordés les élus
communautaires et les partenaires du territoire afin, notamment, de «répondre aux enjeux des transitions»,
selon trois axes :

1- Un développement équilibré :

Articuler les piliers économiques du territoire que
sont l’industrie, le tourisme et les activités primaires
autour des pôles urbains structurant en permettant de
développer les synergies à l’œuvre, tout en favorisant
l’instauration d’une économie circulaire,
Assurer les complémentarités entre les zones
littorales et rétro-littorales.

2 – Des coopérations renforcées :

Diversifier l’offre de logements en direction des
actifs et en accompagnement de tous les parcours
résidentiels (cf. le volet Habitat du PLUi-H),
Développer l’offre locative et maîtriser celle dédiée
à l’hébergement touristique : création de 450
logements par an en moyenne selon un scénario
démographique à + 0,9 % par an sur 20 ans,
Assurer les fonctions résidentielles de proximité en
développant une offre de services adaptée,
Fluidifier les échanges et les mobilités décarbonées
en favorisant les modes les plus durables (transports
en commun, modes actifs, mutualisation…).

3 – L’accent mis sur la qualité de l’environnement et de
l’urbanisme :

Maîtriser l’urbanisation, tout particulièrement dans
les zones de risques littoraux ou de ruissellement,
d’inondations, d‘incendies…,
Intégrer la sobriété foncière dans le développement
résidentiel et économique, sur une enveloppe foncière
plafonnée à 187 ha sur 20 ans, et selon une clé de
répartition affectant 70 % des sols au résidentiel et
30 % à l’activité économique,
Favoriser la sobriété énergétique et le recours aux
énergies renouvelables,
Promouvoir un cadre de vie sain fondé sur la
préservation de la biodiversité et des ressources
naturelles, gages de la qualité de vie fondée sur la
vitalité de l’environnement naturel.

CONCLUSION.

La transition climatique s’est imposée comme le
fil rouge de l’ensemble des actions individuelles et
collectives agissant au service de la préservation
du vivant. Les prises de conscience individuelles et
collectives, au plus haut niveau, prennent en compte
l’interdépendance des écosystèmes à l’échelle
planétaire dont dépend le vivant sous toutes ses
formes. Cette prise de conscience nous engage au
travers de nos choix de vie, de consommation et de
production, envers notre environnement et le vivant
dont nous sommes.

Sources : Entretien avec Anne Jaros, Directrice de la Transition et
Emmanuelle Gaudu, Animatrice PCAET du Pays de Saint-GillesCroix-de-Vie Agglomération.
Document de référence : Extrait du registre des délibérations du
Conseil de Communauté du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Agglomération – Séance du 17 juillet 2025.
https://payssaintgilles.fr/urbanisme/schéma-de-cohérenceterritoriale-scot/
* Sur la base d’une progression démographique de + 0,9 % par an
sur 20 ans.
* Le GIEC est le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur
l’Évolution du Climat créé en 1988 dans le cadre du programme
des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’Organisation
Météorologique Mondiale (OMM).
* L’objet du SCoT est de traduire les différentes politiques
communautaires sectorielles (aménagement, environnement,
habitat, économie, équipements et services…) dans un document
définissant «l’organisation spatiale et les orientations de
développement du territoire». Le SCoT comprend un Projet
d’Aménagement Stratégique (PAS), un Document d’Orientation et
d’Objectifs (DOO) et des annexes. Le PAS, non prescriptif, induit
les orientations du Projet d’Aménagement et de Développement
Durable et du Plan Local d’Urbanisme intercommunal valant
programme local de l’Habitat (PLUi-H). Il tient compte du Plan
Climat Air Energie Territorial (PCAET), du Projet Alimentaire
Territorial PAT, de la Stratégie Transport et Mobilités et du Contrat
Local de Santé. L’élaboration du PAS s’appuie sur un bilan du
précédent SCoT et un diagnostic approfondi, qui ont permis de
mettre en évidence 4 clés de lecture du diagnostic. Il intègre les
dispositifs législatifs en vigueur depuis 2017, dont la loi ELAN et la
loi Climat et Résilience du 21 août 2021, et la loi du 20 juillet 2023
concernant l’étalement urbain et la sobriété foncière.