Category Archives: Notre environnement

Notre environnement

LA TRANSITION CLIMATIQUE EN MARCHE.

Published by:

La couche gazeuse qui enveloppe la planète filtre
les rayonnements solaires et en atténue les ardeurs
rendant la vie possible sur terre. A partir des années
1800, la montée en puissance des activités humaines,
industrielles et agricoles, a généré de nouveaux gaz
à l’origine de l’effet de serre : le dioxyde de carbone
(CO²
), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O)
ainsi que les gaz fluorés. Identifiés en 1934, ils sont en
augmentation soutenue, interagissent et provoquent
un réchauffement croissant de l’atmosphère à l’origine
de dérèglements climatiques destructeurs. Ces
phénomènes, sans être nouveaux, surprennent par
leurs fréquences et leur intensité. Pire, ces gaz nous
entraînent dans une spirale dangereuse car, plus la
planète se réchauffe, moins les forêts et les océans les
absorbent. L’Organisation Météorologique Mondiale
(OMM) a confirmé, le 15 octobre 2025, que les gaz
à effets de serre se sont accumulés à grande vitesse
dans l’atmosphère en 2024, nous faisant frôler la barre
des 1,5°C de réchauffement au risque d’atteindre
plus de 3°C à la fin du siècle. Dans les Pays du Sud, les
plus exposés, l’accès à la nourriture devient difficile.
OXFAM indique que le prix des denrées de bases (riz,
blé, maïs) a doublé entre 2010 et 2020, la moitié de
cette augmentation s’expliquant par le réchauffement
climatique.

UNE IMPERIEUSE MOBILISATION
GENERALE

En 1990, des scientifiques, réunis au sein du GIEC*,
lancent l’alerte, expliquent les effets de serre sur
l’évolution du climat et proposent des parades. Depuis,
l’enjeu est d’atténuer ces effets de serre à défaut de
parvenir à les enrayer. Poursuivant sa mission, le
GIEC en est à son 6ème rapport généralisant la prise
de conscience du phénomène en cours et portant la
mobilisation à l’échelle planétaire.
Dans le sillage de cette alerte répétée et de plus en
plus pressante, la 30ème Conférence des Nations Unies
sur le Changement climatique (COP 30) s’est réunie
du 10 au 21 novembre derniers à Bélem au Brésil. La
centaine d’États présents ont conclu leurs travaux
sur un résultat mitigé. Une hausse des températures
mondiales de 2,8°C est désormais envisagée si trop
d’États restent sur leur trajectoire actuelle en matière
de consommation d’énergies fossiles ainsi qu’en
témoigne le trop faible nombre des Contributions
au niveau national (CDN). Les États présents sont
convenus de se retrouver en 2026 en Turquie pour
une COP 31 et de poursuivre leur collaboration en
vue de sortir des énergies fossiles, de recourir aux
techniques d’élimination du CO²
dans l’atmosphère,
de déployer des énergies renouvelables, de
protéger les écosystèmes et d’adopter des mesures
d’adaptation au réchauffement climatique afin de
soutenir nos capacités collectives de résilience. Dans
l’immédiat, il s’agit d’augmenter les aides financières
des pays développés, principaux responsables
du réchauffement climatique, aux Pays du Sud
particulièrement pénalisés.

De fait la mobilisation concerne chacun d’entre nous,
tant nos choix de vie au quotidien peuvent contribuer
ou non au réchauffement climatique. La chaîne des
mobilisations, individuelle et collective, de la part des
États et des Organisations Internationales s’exerce à
tous les échelons territoriaux de la planète. La prise
en compte de la transition climatique surplombe
l’ensemble des décisions individuelles et collectives à
quelques niveaux et en quelques lieux que ce soit afin
de préserver le vivant.

QUELLES STRATÉGIES POUR NOTRE
TERRITOIRE ?

En 2047, environ 66000 personnes* habiteront
notre territoire exposé au réchauffement climatique
et particulièrement au rehaussement du niveau des
océans qui accélère l’érosion de notre littoral et le
recul du trait de côte. Alors que la révision du Schéma
de Cohérence Territoriale (SCoT)* est lancée, la
transition climatique est le fil rouge des débats et des
travaux qui président à son élaboration et dessinent
une stratégie pour le territoire d’ici 2047.
Le SCoT se compose de trois documents : un Projet
d’Aménagement Stratégique (PAS), un Document
d’Orientation et d’Objectifs (DOO) et des annexes,
dont le «rapport de présentation» qui explique les choix
retenus pour établir le PAS et le DOO. L’élaboration
du SCoT a franchi une étape le 17 juillet 2025, date du
débat sur ce projet en Conseil communautaire. Le PAS
retient particulièrement l’attention car c’est le projet
politique, prospectif et collectif qui définit les objectifs
de développement et d’aménagement du territoire
à un horizon de 20 ans. Il peut être également «un
document cadre d’intégration et de coordination des
objectifs d’adaptation au changement climatique et
d’atténuation de ses causes». Il explicite les objectifs
politiques sur lesquels se sont accordés les élus
communautaires et les partenaires du territoire afin, notamment, de «répondre aux enjeux des transitions»,
selon trois axes :

1- Un développement équilibré :

Articuler les piliers économiques du territoire que
sont l’industrie, le tourisme et les activités primaires
autour des pôles urbains structurant en permettant de
développer les synergies à l’œuvre, tout en favorisant
l’instauration d’une économie circulaire,
Assurer les complémentarités entre les zones
littorales et rétro-littorales.

2 – Des coopérations renforcées :

Diversifier l’offre de logements en direction des
actifs et en accompagnement de tous les parcours
résidentiels (cf. le volet Habitat du PLUi-H),
Développer l’offre locative et maîtriser celle dédiée
à l’hébergement touristique : création de 450
logements par an en moyenne selon un scénario
démographique à + 0,9 % par an sur 20 ans,
Assurer les fonctions résidentielles de proximité en
développant une offre de services adaptée,
Fluidifier les échanges et les mobilités décarbonées
en favorisant les modes les plus durables (transports
en commun, modes actifs, mutualisation…).

3 – L’accent mis sur la qualité de l’environnement et de
l’urbanisme :

Maîtriser l’urbanisation, tout particulièrement dans
les zones de risques littoraux ou de ruissellement,
d’inondations, d‘incendies…,
Intégrer la sobriété foncière dans le développement
résidentiel et économique, sur une enveloppe foncière
plafonnée à 187 ha sur 20 ans, et selon une clé de
répartition affectant 70 % des sols au résidentiel et
30 % à l’activité économique,
Favoriser la sobriété énergétique et le recours aux
énergies renouvelables,
Promouvoir un cadre de vie sain fondé sur la
préservation de la biodiversité et des ressources
naturelles, gages de la qualité de vie fondée sur la
vitalité de l’environnement naturel.

CONCLUSION.

La transition climatique s’est imposée comme le
fil rouge de l’ensemble des actions individuelles et
collectives agissant au service de la préservation
du vivant. Les prises de conscience individuelles et
collectives, au plus haut niveau, prennent en compte
l’interdépendance des écosystèmes à l’échelle
planétaire dont dépend le vivant sous toutes ses
formes. Cette prise de conscience nous engage au
travers de nos choix de vie, de consommation et de
production, envers notre environnement et le vivant
dont nous sommes.

Sources : Entretien avec Anne Jaros, Directrice de la Transition et
Emmanuelle Gaudu, Animatrice PCAET du Pays de Saint-GillesCroix-de-Vie Agglomération.
Document de référence : Extrait du registre des délibérations du
Conseil de Communauté du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
Agglomération – Séance du 17 juillet 2025.
https://payssaintgilles.fr/urbanisme/schéma-de-cohérenceterritoriale-scot/
* Sur la base d’une progression démographique de + 0,9 % par an
sur 20 ans.
* Le GIEC est le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur
l’Évolution du Climat créé en 1988 dans le cadre du programme
des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et l’Organisation
Météorologique Mondiale (OMM).
* L’objet du SCoT est de traduire les différentes politiques
communautaires sectorielles (aménagement, environnement,
habitat, économie, équipements et services…) dans un document
définissant «l’organisation spatiale et les orientations de
développement du territoire». Le SCoT comprend un Projet
d’Aménagement Stratégique (PAS), un Document d’Orientation et
d’Objectifs (DOO) et des annexes. Le PAS, non prescriptif, induit
les orientations du Projet d’Aménagement et de Développement
Durable et du Plan Local d’Urbanisme intercommunal valant
programme local de l’Habitat (PLUi-H). Il tient compte du Plan
Climat Air Energie Territorial (PCAET), du Projet Alimentaire
Territorial PAT, de la Stratégie Transport et Mobilités et du Contrat
Local de Santé. L’élaboration du PAS s’appuie sur un bilan du
précédent SCoT et un diagnostic approfondi, qui ont permis de
mettre en évidence 4 clés de lecture du diagnostic. Il intègre les
dispositifs législatifs en vigueur depuis 2017, dont la loi ELAN et la
loi Climat et Résilience du 21 août 2021, et la loi du 20 juillet 2023
concernant l’étalement urbain et la sobriété foncière.

Notre environnement

L’INCROYABLE JARDIN DE MONSIEUR TORTERUE : UN LIEU MAGIQUE.

Published by:

Au cœur de Saint-Gilles-Croix-de-Vie il est bien plus qu’un simple potager-verger :
c’est un espace de rencontre, de partage et de respect du vivant.
Créé par le collectif Les Incroyables Jardinières et Jardiniers avec l’accord du
Centre Hospitalier Loire Vendée Océan, ce jardin participatif, issu d’une
initiative de V.I.E., s’inscrit dans le mouvement mondial des Incroyables
Comestibles (Incredible Edible) fait de regroupements de citoyens qui valorisent
des espaces urbains improductifs en espaces cultivés, participatifs, ouverts à
tous.

Le projet a débuté sur une pelouse de l’hôpital. Un Comité d’Organisation et de
Réalisation (COR) s’est constitué dès octobre 2016 : lieu d’invention, de
discussions sans fin durant plus d’une année entre Gaëtan, Jean-Paul, Jean-Louis,
Jean-Jacques, Louis, Pierre-Henri, Dominique, Mimi, Michèle, Patricia… afin de
faire des idées une réalité.

Tous, nous voulions amener de la vie sur cet espace végétal, faire pousser des
légumes, des fleurs, des arbres fruitiers, ouvrir à tous le jardin, agir pour
l’environnement, faire ensemble et partager…
Le premier chantier a eu lieu en novembre 2016 et les premières plantations
en mars 2017.

Le jardin utilise des pratiques respectueuses de l’environnement avec compostage,
paillage, “lasagnes” pour enrichir le sol et cultures en mélange sans pesticides.
Ici, pas de clôture : les légumes, fleurs et petits fruits sont à la disposition
de tous.

Le jardin accueille des bénévoles, des écoliers,des résidents.es de l’EHPAD, des
patients.es, des soignants et des habitants.es, favorisant la rencontre entre
générations et milieux.

Ouvert à tous, il s’agit d’un lieu de détente, d’échange et de lien social :
les passants aiment le traverser, les personnels hospitaliers viennent y déjeuner,
les résidents de l’EHPAD y jardiner ou s’y reposer, les patients du centre de
santé y patienter… Les bénévoles se retrouvent là pour jardiner et échanger.
Le collectif entretient depuis sa création des liens avec la municipalité de
Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en participant par exemple à la Nuit des Jardins, au
concours d’épouvantail en septembre dernier et, depuis 3 ans, le Troc aux Plantes
de la commune s’y déroule. Le jardin est aussi un support d’animations centrées
sur les méthodes de jardinage et la biodiversité avec des manifestations telles
que Bienvenue dans mon jardin au naturel, ou Rendez-vous aux jardins, ou encore la
Fête de la Biodiversité.

Pour qui et pourquoi c’est intéressant ?
Pour les habitants : un espace vert cultivé, convivial, accessible, permettant de
voir comment on peut végétaliser et cultiver en milieu urbain ou semi-urbain.
Pour les écoles et les lycées : découvrir des plantes, des petites bêtes,
toucher, sentir, goûter, s’initier au jardinage.

Pour le lien intergénérationnel : des résidents de l’EHPAD, des enfants, des
jeunes, des habitants, des bénévoles échangent dans ce jardin.
Pour la transition écologique et alimentaire : potager écologique, accueil de
biodiversité, partage de savoir, mais aussi pôle de fraîcheur dans les périodes de
canicule.

«Il fallait y croire».

L’Incroyable Jardin de Monsieur Torterue est peut-être plus incroyable que nous
ne le pensions. Non par ses buts, mais par la nature du projet, à la fois très
cadré et un peu mouvant…
Parce qu’ici «Vient qui veut, vient qui peut, quand il veut, quand il peut» et
que, cependant, il vit bientôt depuis 10 ans…

Même si le projet a été pensé pour durer, il est en permanence un moment
d’élaboration, d’adaptation aux aléas du climat, aux possibilités et envies de
chacun de ses membres et du collectif, de nos partenaires…
La réalisation quotidienne est toujours comme en suspens, on ne sait pas
exactement «si ça va l’faire»… mais on en a l’espoir…
C’est un jardin issu d’un projet-désir, nourri des sensibilités et des initiatives
de chacun, contraintes par la liberté des autres et d’écrits qui sont cependant
la condition de sa pérennité.
Il y a aussi, là, de la construction de l’humain…
Fin 2026, nous fêterons les 10 ans et nous vous invitons
à nous rejoindre dans cette belle aventure.