Association VIE Vendée
  • A la une
  • Les Anciens Bulletins
    • Bulletin 2025
    • Bulletin 2024
    • Bulletin 2023
    • Bulletin 2022
    • Bulletin 2021
    • Bulletin 2020
    • Bulletin 2019
    • Bulletin 2018
    • Bulletin 2017
    • Bulletin 2016
    • Bulletin 2015
    • Bulletin 2014
    • Bulletin 2013
    • Bulletin 2012
    • bulletin 2011
    • Bulletin 2010
    • Bulletin 2009
  • LES RENDEZ-VOUS DE V.I.E.
    • LES JOURNEES DU PATRIMOINE 2025
    • L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE V.I.E. le 9 juillet 2025
    • LE FORUM DES ASSOCIATIONS 2025
    • MICHELLE BOULEGUE MISE A L’HONNEUR
  • NOUS CONTACTER
  • EDITORIAL 2026
  • Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Rechercher
  • Menu Menu

Archive d’étiquettes pour : aménagement

Vous êtes ici : Accueil1 / aménagement

Articles

Nouveau plan de circulation en gestation à Saint- Gilles-Croix-de-Vie.

7 mars 2017/0 Commentaires/dans Bulletin 2017, Dossiers d'actualité/par association VIE

La municipalité a lancé l’étude d’un plan de circulation afin d’améliorer la circulation particulièrement en période estivale et la sécurité des déplacements des différents usagers, en faisant appel à un bureau d’étude du groupe EGIS. Après une phase de diagnostic, le bureau d’étude présentera en 2017 ses préconisations et propositions de scénarios avant de dresser les propositions opérationnelles.

Démarche de concertation avec les assemblées de quartier.
La démarche de concertation avec la population est organisée au minimum car seul un des référents (parmi les trois) de chacune des cinq assemblées de quartier, participe aux réunions. Le bureau d’étude a proposé de compléter un guide d’entretien permettant de recueillir les observations à partir de questions sur l’organisation du territoire, les déplacements, l’organisation de la voirie, les évolutions de trafic, etc.
La première réunion du jeudi 2 juin 2016, en présence également d’un représentant des taxis et un représentant des commerçants a permis d’évoquer plusieurs problématiques, dont : la sécurité piétons et cyclistes, les nuisances sonores et les pollutions atmosphériques, les panneaux signalétiques et les panneaux de signalisation routière, les passages piétons et cyclistes, les voies partagées piétons-cyclistes, les sens de circulation, le désengorgement du centre-ville, etc.

Diagnostic établi par le bureau d’étude.
Le bureau d’étude a établi un diagnostic présenté le 30 septembre 2016 qui porte notamment :
– sur la problématique du fonctionnement de la circulation des différents usagers en saison estivale d’une ville concentrant 32 000 habitants en résidence sur un territoire restreint, sans compter l’activité des commerçants et les flux quotidiens des visiteurs ;
– sur l’analyse des flux en différents endroits de la commune (flux quotidien de 14 000 véhicules sur le pont de la Concorde), des vitesses, des capacités de stationnement ;
– sur les aménagements «modes doux» (piétons, cyclistes, PMR) avec la perspective d’un schéma cyclable communal à construire ;
– sur le service de transport collectif (Gillobus), qui atteint une fréquentation d’environ 1000 passages par mois ;
– sur les enjeux : maîtrise d’entrée des visiteurs, gestion des parkings, circulation apaisée, «faire des modes doux la marque de fabrique de Saint-Gilles- Croix-de-Vie ?».
Parallèlement au plan de circulation, il reste à la commune à traiter les discontinuités des pistes cyclables, notamment entre Boisvinet et le pont de la Concorde, et à réaliser les aménagements nécessaires pour réduire les risques d’accidents aux différents endroits présentant des difficultés notamment pour les piétons et les cyclistes. Les statistiques des accidents révèlent la vulnérabilité des personnes âgées notamment lorsqu’elles empruntent les passages piétons. Les îlots centraux servant de refuge aux piétons font partie des aménagements à promouvoir. Les intersections présentant un danger pour la circulation des cyclistes sont à sécuriser notamment au profit des scolaires. On citera par exemple le carrefour de la Croix d’Orion, le franchissement du boulevard Pompidou entre les deux ronds-points, celui des Pompiers et celui des Halles de la Vie, les extrémités du Pont de la Concorde, l’accès au pont du Fenouiller, le quai du Port Fidèle jalonné de six passages piétons qui n’offrent pas toujours une sécurité de passage par manque de visibilité et absence de refuge central.
En élargissant le débat, des questions complémentaires se posent. Comment ce plan de circulation s’inscrit-il dans l’aire urbaine du Pays de Saint-Gilles- Croix-de-Vie ? Comment contourner cette aire urbaine en cas de saturation du trafic et réduire son enclavement ?
Comment inscrire ce plan de circulation dans les objectifs du Plan Climat-Air- Energie territorial (PCAET) ? Comment développer le réseau de transport collectif afin de répondre à l’attente d’une population concernée par le même bassin de vie ?
Inscrire le plan de circulation dans l’aire urbaine du pays de Saint-Gilles-sur-Vie nécessite d’étudier les flux de trafic conduisant à saturer les axes de circulation en particulier durant la période estivale. Le goulot d’étranglement que constitue le fleuve côtier, la Vie, qui engendre la saturation de la semi-rapide (route du sel), rend nécessaire de renforcer la solution de contournement que constitue déjà la liaison entre Le Fenouiller et Saint-Hilaire-de-Riez via le pont du barrage des Vallées. Le désenclavement de Saint-Gilles-Croixde-Vie, condition nécessaire à l’amélioration de l’accessibilité du territoire, notamment depuis la métropole économique nantaise, passe par un axe de liaison raccordant la commune à la route D32 (la Route bleue) joignant Challans et les Sables-d’Olonne. Celle ci devra être configurée en fonction de l’accroissement du trafic, notamment lié au développement des structures Les dossiers d’actualité économiques (Vendéopôle, nouvelle zone artisanale de Saint-Révérend).

Lien avec le plan de transition «Climat Air Energie» du territoire.
Inscrire le plan de circulation dans le contexte du PCAET du pays de Saint- Gilles-Croix-de-Vie(1) permet notamment de prendre en compte des impacts négatifs
du trafic automobile présent sur la commune. En effet la saturation automobile durant les périodes d’affluence est génératrice d’une pollution néfaste à la santé des habitants et des visiteurs. Sur plusieurs kilomètres de bouchons présents sur le petit périmètre de Saint- Gilles-Croix-de-Vie, l’émission de particules fines peut être considérable en fonction de la situation météorologique.
Rappelons que l’émission des particules fines émises, notamment par la motorisation diésel, provoque asthmes et maladies respiratoires et cardiovasculaires sans compter les effets néfastes sur la reproduction et la neurologie (liens avec le développement des maladies neurodégénératives Parkison et Alzheimer).
D’autres composés (oxyde d’azote, sulfates, ozone) émis par les véhicules apportent également leur dose de pollution néfaste à la santé et à l’environnement. La population de Saint-Gilles-Croix-de-Vie vieillissante (plus de 50 % de plus de 60 ans) est très vulnérable à ce type de pollution automobile. Côté eff et de serre, la pollution automobile en émettant le gaz carbonique accroît l’impact sur le réchauffement climatique. L’objectif est donc de réduire la pollution automobile, notamment par la promotion des modes actifs de déplacement et des transports en commun et par la mise en place d’itinéraires de contournement et de parcs de stationnement périphériques. Favoriser la circulation des véhicules électriques (bornes de recharge, stationnement gratuit, …) est également un levier du PCAET.
Le développement du service de transport collectif, également un dispositif privilégié du PCAET, répond à l’attente d’une population impliquée par des déplacements dans un même bassin de vie. C’est donc à l’échelle de l’aire urbaine que la réponse d’un transport collectif utilitaire et agrément-loisir doit être apportée.

En conclusion : prévention et aménagement durable pour un plan de circulation réussi.
L’établissement d’un plan de circulation sur la commune de Saint-Gilles-Croixde- Vie réclame à la fois une vision globale des flux dans l’aire urbaine et ses alentours et une volonté d’assurer la transition énergétique, écologique et sociétale rééquilibrant la part des modes de déplacement compatibles avec le développement durable. Compte tenu, d’une part des risques de la saturation automobile engendrant une pollution néfaste pour la santé et l’environnement, et d’autre part des bénéfices en termes de santé, de bien-être, de cadre de vie, générés par les modes actifs de déplacements, les spécialistes de la prévention pensent que les vraies solutions passent par un changement de modèle en matière de mobilité.
Des mesures considérées comme impopulaires comme la requalification de l’espace public des voiries au profit des voies douces, la limitation du stationnement en places et en durée avec transfert des places dans les parkings périphériques joints par cheminements adaptés et par navettes, généralisation des voiries à circulation apaisée (zone 30, zone de rencontre, zone piétonne), devront être expliquées par les acteurs pour susciter l’adhésion au nouveau plan de circulation et assurer sa réussite dans un objectif de prévention et d’aménagement durable.

(1) PCAET : Plan Climat Air Energie territorial du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie est en cours d’élaboration (exigé pour fin 2018) à partir du SCRCAE, Schéma régional Climat Air Energie des Pays de la Loire, approuvé en avril 2014.
https://association-vie-vendee.org/wp-content/uploads/2017/03/actualite1.jpg 374 633 association VIE https://association-vie-vendee.org/wp-content/uploads/2016/02/logo-vie.png association VIE2017-03-07 11:37:262017-05-31 10:59:14Nouveau plan de circulation en gestation à Saint- Gilles-Croix-de-Vie.

Aménagements urbains et paysagers du quai Gorin, du quai des Greniers et du bd. Pompidou.

7 mars 2017/0 Commentaires/dans Bulletin 2017, Dossiers d'actualité/par association VIE

La municipalité de Saint-Gilles-Croixde-Vie a confié au bureau d’étude architecture et urbanisme Sophie Blanchet (patronyme sans lien avec
celui du Maire) le soin de réaménager le boulevard Georges Pompidou, le quai Gorin et le quai des Greniers. Ces aménagements font suite à une série
de travaux de rénovation (2013-2016): du réseau d’eaux usées, du réseau d’eau potable, du réseau de gaz, de l’effacement des réseaux aériens, du réseau d’eaux pluviales. Ces derniers s’inscrivent avec la digue du quai Gorin (terminée en 2015) dans les dispositifs de prévention contre les risques d’inondation terrestre et de submersion marine (malgré tout, il sera nécessaire de rehausser la digue actuelle de 40 cm pour appliquer les prescriptions du PPRL, Plan de prévention des risques littoraux, arrêté en 2016, cf. article du Bulletin V.I.E. 2016).

Concertation avec les habitants.
La Mairie définit le projet comme une restructuration qualitative de l’espace pour faciliter les déplacements de tous modes dans un cadre paysager convivial valorisant les bords de la Vie.  L’objectif premier des aménagements présentés par Sophie Blanchet en première réunion est de «sécuriser la circulation de tous les usagers en faisant ralentir les véhicules et en aménageant des voies douces».
La concertation avec les habitants organisée par le service Planification Urbaine et Développement Durable de la Mairie et menée par le bureau d’étude s’est faite sur la base de trois étapes en octobre 2016 :
– une première réunion publique (4 octobre) ;
– deux ateliers thématiques sous la forme de déambulations avec les conseillers du bureau d’étude auxquelles ont pris part également élus et représentants des services municipaux (11 octobre) ;
– deux ateliers de restitution des différentes observations avec le bureau d’étude et une réunion de synthèse réunissant les deux groupes-ateliers (18 octobre).
Ces réunions et ateliers ont permis de confronter l’esquisse du projet d’aménagement élaboré par le bureau d’étude aux attentes des habitants volontaires pour la concertation. Parmi les nombreux sujets de débat, certains concernaient des principes de déplacement urbain, d’autres touchaient les enjeux stratégiques de l’aménagement de l’aire urbaine du Pays de Saint- Gilles-Croix-de-Vie.

Imaginer la ville à l’horizon 2030.
Appréhender les enjeux stratégiques de l’aménagement, c’est imaginer la ville à l’horizon 2030. L’axe Pompidou- Gorin préfigure déjà un maillon intraurbain permettant de relier le centre de Saint-Gilles-Croix-de-Vie et le bourg (rénové) de Saint-Hilaire-de-Riez. Cet axe prolongé par la rue Clémenceau et surtout par la rue des Paludiers, de plus en plus urbanisée et dotée d’équipements (écoles, nouveau complexe centre aquatique, future salle de spectacles, médiathèque,…) a vocation à constituer une colonne vertébrale de l’aire urbaine revitalisée, notamment en terme de cheminement doux.
L’implication de Saint-Hilaire-de-Riez dans la définition des liaisons depuis le boulevard Pompidou avec le bourg se révèle opportune. Deux autres enjeux, la qualité de l’air et la transition énergétique, sont liés, tant pour la réduction des particules fines émises que pour les émissions de gaz carbonique qui accroissent l’impact sur le réchauffement climatique. En conséquence, les aménagements prévus se doivent de réduire la pollution automobile, notamment en limitant l’afflux de véhicules à la fois par la promotion des modes actifs de déplacem et des transports en commun et par la mise en place d’itinéraires de contournement et de parcs de stationnement périphériques.
Concernant les principes de déplacement, les discussions ont notamment porté sur les déplacements cyclistes et piétons, la place à donner au stationnement, les éventuels «sens unique», la limitation des vitesses par les zones 30, voire zones de rencontre à 20 km/h (2) etc.

Front de mer des Sables d’Olonne avec la vitesse limitée à 20 km/h, piste cyclable et large espace piétonnier, réussite d’une circulation apaisée (Photo V.I.E.)

Le déplacement des cyclistes a été l’un des sujets le plus débattus durant la concertation. Tandis que les participants aux ateliers souhaitaient une piste cyclable en site propre (à l’instar de ce qui a été fait sur le front de mer des Sables d’Olonne par exemple), le bureau d’étude a défendu l’idée d’une voie unique partagée, fréquentée à la fois par les piétons et les cyclistes «promeneurs» ou «famille» et de laisser les cyclistes confirmés, plus rapides, emprunter la voie des véhicules.
En fait l’emprise réservée pour ce stationnement rend difficile la création d’une piste cyclable (3 m pour 2 couloirs bidirectionnels) contigüe au chemin piétonnier, tout au moins sur la partie la plus étroite du quai Gorin. Il a été souligné que l’usage du vélo sur la voie parmi les véhicules pose la difficulté pour les véhicules de prévoir suffisamment d’espace (1 mètre minimum réglementairement) pour doubler le cycliste sur des voies étroites (2,75 m par sens) et pour le cycliste d’échapper aux éventuelles ouvertures des portes des véhicules en stationnement longitudinal ou au recul sur la voie des véhicules garés en bataille ou en épi. Les lieux de difficultés ont été évoqués comme le passage piétons en sortie de la rue piétonne vers le pont de la Concorde. Le cheminement des piétons quasi-continu durant les périodes d’affluence, bloque la circulation (trafic journalier de plus de 10 000 véhicules à cet endroit) générant d’importantes files de véhicules et contribuant à accumuler la pollution. Le passage alterné des piétons et des véhicules peut être traité par un feu tricolore à commande ou à programmation adaptée au trafic.

Concernant le stationnement sur le quai Gorin, l’association V.I.E. s’est faite le relais du point de vue des riverains (habitants et commerçants) qui ont présenté les inconvénients de l’option
du stationnement des véhicules du côté du trottoir du bâti en souhaitant que le stationnement soit déplacé de l’autre côté de la route. Beaucoup d’autres sujets débattus ont été appréhendés par le bureau d’étude dont la tâche de restituer un projet de qualité est prévue en début 2017.

Denis.Draoulec22@orange.fr

(1) Bureau d’étude d’architecture-urbanisme Sophie Blanchet : http://sophie-blanchet-architecte.com/index.php/2016/08/10/amenagement-du-bd-pompidou-etquai-gorin-a-st-gilles-croix-de-vie-85/
(2) zones de rencontre : rappel réglementaire : Article R.110-2 du Code de la route : «... Dans cette zone, les piétons sont autorisés à circuler sur la chaussée sans y stationner et bénéficient de la priorité sur les véhicules. La vitesse des véhicules y est limitée à 20 km/h. Toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes …»
https://association-vie-vendee.org/wp-content/uploads/2017/03/velo.jpg 311 396 association VIE https://association-vie-vendee.org/wp-content/uploads/2016/02/logo-vie.png association VIE2017-03-07 11:18:212017-05-31 10:59:31Aménagements urbains et paysagers du quai Gorin, du quai des Greniers et du bd. Pompidou.

Le futur du Pays de Saint Gilles Croix de Vie en 2030

29 février 2016/1 Commentaire/dans Bulletin 2016, Dossiers d'actualité/par association VIE

C’est l’objectif du Schéma de Cohérence Territorial (SCoT), découlant des lois SRU et Grenelle 2, appliqué au territoire du Pays de Saint-Gilles-Croix-De-Vie, qui devrait abriter en 2030 près de 66 000 habitants soit plus de 20 000 de plus qu’actuellement. Comment ce plan de politique d’aménagement équilibré du territoire pour les 20 prochaines années, apportera les réponses nécessaires en terme d’accessibilité, de cohésion sociale et générationnelle, de logements, d’infrastructures, de développement économique, etc., en répondant aux objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement (développement durable, protection des richesses environnementales, restauration de la biodiversité, diminution des gaz à effet de serre, amélioration de l’efficience énergétique, …).

Pourtant son achèvement est laborieux. Engagé depuis 2005, un premier projet de SCoT arrêté en 2008 a fait l’objet d’un avis défavorable du Préfet de Vendée, faute, pour les membres de la Communauté de Communes  de s’accorder à propos des perspectives de développement démographique ainsi que sur le nombre et la taille des grandes surfaces commerciales.

Remise en chantier en octobre 2010, une dernière version du SCOT arrêté en mai 2015 a bénéficié d’une phase de concertation jusqu’en fin septembre 2015.  Plusieurs avis favorables ou critiques des personnes public (DREAL, communes, communautés de communes, …) recueillis complètent  les documents du dossier SCoT.

La phase l’enquête publique à laquelle le ScoT est soumise jusqu’ à fin janvier 2016, s’en trouve retardée.

Du fait de ces retards, notre territoire risque donc de se voir doté d’un document en rétro vision alors que les déséquilibres qui caractérisent notre territoire perdurent et freinent son dynamisme dont l’ambition du SCoT est précisément d’y remédier. En témoigne, la reprise de grandes orientations que nous prenons la liberté de résumer en une douzaine de préconisations.

PRINCIPALES PRECONISATIONS DU FUTUR SCOT / REMARQUES

– Une croissance démographique modérée est envisagée à hauteur de 4% compte tenu d’une évolution de +2%/an entre 1990 et 2006. Le nombre d’habitants des 14 Communes du Pays de Saint Gilles devrait passer de 45 000 à 66 000 habitants générant un besoin de 800 à 900 logements supplémentaires

–  Un tissu urbain densifié s’appuyant sur des polarités urbaines (ex Saint gilles Croix de Vie, saint Hilaire de riez, Le Fenouiller , voire Givrand) concentrant 45% de la production de logements sur leur aire, par comblement des espaces vacants et recyclage de l’existant. L’ambition est de réduire l’étalement urbain au profit des terres agricoles et des espaces naturels  tout en contrôlant les risques d’une excessive concentration. Cette perspective implique la création de 800 à 900 logements par an pour accueillir 23 000 habitants de plus en 2030 par rapport à 2007. Cette densification n’est pas  articulée à la consommation d’espace  consécutive au titre de la voirie, des transports et des équipements collectifs  au-delà du foncier lié strictement à l’habitat. De même l’impact de cette orientation sur le dynamisme économique du territoire.

‐ Une dépendance en eau à réduire vis‐à‐vis des territoires environnant. Aggravée en période estivale, cette dépendance est multipliée par 3 pour les besoins en eau potable. L’objectif est de passer à 2,4 millions de m3/an pour l’agriculture et à 5,1 millions de m3 pour les autres abonnés dont le nombre devrait augmenter de 1,92% d’ici 2030 pour une consommation moyenne de 75 m3/an et par abonné.

‐ La réduction du volume des déchets au moyen d’une intensification du tri et du compostage.

‐ La valorisation des techniques de production des énergies renouvelables.

Pour autant il n’est pas fait mention du schéma directeur d’aménagement numérique (SDAN). Le projet d’instaurer une filière bois  est évoqué (sans évaluer son impact sur la biodiversité et le trafic routier et ferroviaire).

– Une croissance encouragée par bassin de vie en équilibrant les différents secteurs, industriel, de la pêche, de l’agriculture et des services. Dans ce but il est recommandé leur montée en gamme. Des réseaux routiers plus denses et accessibles sont envisagés en soutien du développement  à partir de nouveaux axes structurants et en qualifiant l’existant ainsi que la capitalisation sur le ferroviaire. Le contournement des pôles urbains devrait être privilégié ainsi que leur désenclavement tandis que les pénétrantes devaient être l’expression d’un urbanisme plus vert et plus attractif. Parallèlement, il est prévu de développer une offre de logements diversifiée, favorisant la mixité sociale, en accession à la propriété, en locatif et en logement social (+ 10%) misant sur l’habitat collectif. Le logement social devrait augmenter de 10% sur la période considérée.

– Le développement de l’offre d’équipements structurants dont participe le projet de lycée sur le site des Vergers d’Eole. Il est attendu une offre culturelle qui renforce les traits identitaires du territoire tandis que des évènements sportifs et ludiques  devraient renforcer son attractivité touristique. La valorisation du patrimoine architectural et culturel ainsi que celle des sites et édifices remarquables est prévus au titre de l’article L 123 15 111 du code de l’urbanisme.

– La préservation  et la valorisation des paysages constituant l’enveloppe urbaine et sa respiration sont préconisée.

– Un équilibre doit être trouvé entre le commerce de proximité, facteur de lien social et les grandes surfaces commerciales souffrant, par ailleurs d’un déficit qualitatif.

 

Pour être totalement pertinentes, ces préconisations auraient dû, davantage, rendre compte les évolutions qui affectent notre quotidien et mettent déjà notre futur en perspective. Adopté fin 2015, le SCOT porte l’empreinte de sa trop lente gestation en 10 ans.

CE QUI MANQUE DANS LE SCoT :
On reste sur notre faim quant à la prise en compte des évolutions actuelles ainsi que des textes législatifs et réglementaires en prise directe avec les logiques qui président à l’organisation du territoire sans omettre l’évaluation des orientations retenues sur le territoire, la qualité de vie de ses habitants et la préservation des paysages et du patrimoine. A titre d’exemple le projet de port de la Normandelière  semble intégré dans le Scot sans être  assorti de modalités d’analyses et d’évaluation des transformations qu’il entrainerait sur son environnement alors que son implantation sur le site fragile reste problématique.

Quatre transitions majeures caractérisent notre époque. Elles impactent particulièrement des territoires tels que le nôtre et à ce titre mériteraient que le SCOT les prennent en compte:

– La transition énergétique et écologique qui repose sur une prise de conscience collective appelant à modifier les comportements et les stratégies des entreprises, des consommateurs et des institutions œuvrant chacun à leur niveau à la construction de la société. Déjà le réchauffement climatique impose de majorer les risques climatiques.

– La transition économique dans un espace mondialisé dont la finitude implique la prise de conscience de nos responsabilités collectives et l’adoption de régulations visant le plus prosaïque de nos gestes quotidiens jusqu’aux échanges mondiaux.

‐ La transition numérique qui plus qu’un outil met à notre disposition une puissance d’organisation.

– La transition institutionnelle qui déborde le mode traditionnel de représentation et de  délégation au profit d’une implication sociale directe au gré des centres d’intérêts et des urgences du moment.

La loi NOTRE du 7 août 2015 prend en compte ces transitions en organisant la coopération des compétences territoriales portées par les Régions, les Départements et les Communautés de Communes. L’objectif est de parvenir à plus de réactivité, de cohérence et de pertinence de la part des services concernés. Les priorités que dessine cette loi impactent directement le champ de compétence de l’intercommunalité, d’autant que dans le but d’une plus grande proximité, les intercommunalités seront renforcées, particulièrement en ce qui concerne la préservation et la gestion des ressources aquifères, l’assainissement, le traitement des déchets. Pour leur part, les Régions monteront en puissance en ce qui concerne le développement économique, les transports et auront à rédiger et mettre en œuvre un schéma d’aménagement durable du territoire (SRADTT). Le SCOT, sitôt adopté,  devra y trouver sa place. A ce propos rien n’est précisé ni anticipé en ce qui concerne les modalités de coordination  pour  plus de cohérence.

Plus immédiatement le plan de prévention des risques littoraux pour le Pays de Monts dont la commune de Saint Gilles Croix de Vie, répertorie, non seulement les zones à risques, mais spécifie des préconisations qui modifieront l’urbanisme et l’architecture afin d’aménager des zones refuges d’ici  5 ans. Les travaux complémentaires de la commune et de la Communauté de Communes afin de sécuriser les quartiers du quai Gorin et des Greniers trouvent là tout leur sens. Ils sont à étendre le long de la rive gauche de l’estuaire de la Vie. Cependant ils ne sont pas intégrés dans le SCoT de même que plus largement ne sont pas précisées les modalités permettant de le rendre compatible  avec la loi littoral.

Sur ce chapitre on peut s’étonner de  que ne soit pas évalué l’impact de la création des sites Nature 2000 et Natura en mer, l’actualisation des ZNIEFF*, les dispositions  en cours du SDAGE et de son projet 2015/2021, le Schéma régional de cohérence écologique, le Schéma Régional Climat Air Energie des Pays de la Loire du 18/04/2014, et l’avis des organismes ayant autorité en matière d’environnement. La même méconnaissance frappe le schéma régional d’aménagement des forêts dunaires atlantiques, des modalités de gestion des risques d’inondation, du plan d’action pour le milieu marin et du schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie.

Enfin certains aspects et non des moindres de notre contexte local ne semblent pas trouver toute leur place dans le futur SCOT :

–  Le secteur balnéaire dont la plaisance et la thalassothérapie donnent cependant lieu à des projets considérables appelés à modifier profondément les massifs dunaires d’implantation.

Ces projets, quel qu’en soient leurs ambitions économiques, comportent le risque de déséquilibres pour les milieux naturels et les tissus urbains d’ancrage. De même l’impact de nouvelles activités telles que la méthanisation ne sont pas évoquées ni évaluées en dépit du risque de leur impact sur le balnéaire et la salubrité des eaux.

‐ Les attentes des séniors se concentrent sur les domaines de l’urbanisme, de l’habitat,  d’une mobilité sécurisée, de l’accès aux services de proximité, sociaux et médicaux ( dont les déficits sont pointés sans préconisation) mais aussi de culture et de loisirs. Leurs attentes rejoignent celles des jeunes familles en recherche de logements dans des quartiers organisant la mixité sociale et intergénérationnelle.

‐ Une politique de transport plus volontariste associant les modalités traditionnelles et les modes de déplacement doux (marche, vélo…) à celles plus partagées, initiés par les usagers eux‐mêmes tels que le co-voiturage nécessitant des aires aménagées et sécurisées, ainsi que des offres de transports à la demande.

Paradoxalement ces solutions sont dans le même temps initiés par la Communauté de Commune et les Communes osant la mise en service de navettes.

‐ Le réchauffement climatique amène à réfléchir à un urbanisme donnant toute sa place aux techniques d’économie d’énergie, aux matériaux qui y concourent et…. au végétal, particulièrement quand la perspective est à la densification de l’habitat car celle‐ci est aussi facteur de réchauffement. Il faut donc rafraichir les villes en intégrant les espaces verts dans le tissu urbain, en aménageant des parcours paysagés, des ilots verts de repos, des parcs de loisirs, des jardins potagers sans oublier de végétaliser les toits et les murs pour une meilleure régulation des températures tant  les canicules risquent d’être plus fréquentes et plus intenses. Dans cette perspective, des innovations architecturales pourraient trouver leur place dans le cadre de nouveaux quartiers associant innovations et technologiques au service des économies d’énergie, de la  préservation  des ressources naturelles et de la qualité de vie. Le futur éco quartier pourrait être le terrain  d’application  de nouvelles conceptions et pratiques  déjà opérationnelles, avec succès, en d’autres lieux.

CONCLUSION
Le Schéma de Cohérence et d’Organisation du Territoire semble reste lacunaire sur des chapitres  entiers qu’il revient à la Communauté de Communes de préciser et de piloter pour remplir ses objectifs de développement au service des habitants pour les 15 ans à venir. Son flou est regrettable quant aux critères et modalités d’évaluations du suivi et du résultat de ses choix. Plus globalement, le SCoT n’atteindra pas ses objectifs s’il ne se  donne pas pour priorité la qualité de vie des habitants qui résident sur les 14 communes que compte le Pays de Saint Gilles sur Vie. Ce but sera d’autant mieux atteint que les habitants seront pleinement associés dans le cadre de consultations élargies et régulières.

 

Michelle Boulègue   bouleguem@gmail.com

https://association-vie-vendee.org/wp-content/uploads/2016/02/logo-vie.png 0 0 association VIE https://association-vie-vendee.org/wp-content/uploads/2016/02/logo-vie.png association VIE2016-02-29 17:14:372016-03-01 12:52:24Le futur du Pays de Saint Gilles Croix de Vie en 2030
Page 14 sur 31«‹1213141516›»

Archives

  • mai 2026
  • février 2025
  • février 2024
  • janvier 2024
  • mars 2023
  • mars 2022
  • mars 2021
  • avril 2020
  • mai 2019
  • février 2018
  • janvier 2018
  • septembre 2017
  • juillet 2017
  • mai 2017
  • mars 2017
  • février 2017
  • février 2016
  • mars 2015
  • février 2015
  • mai 2014
  • janvier 2014
  • décembre 2013
  • mai 2013
  • mars 2013
  • juin 2012
  • avril 2012
  • février 2012
  • octobre 2011
  • juillet 2011
  • mai 2011
  • mars 2011
  • février 2011
  • septembre 2010
  • juin 2010
  • mai 2010
  • avril 2010
  • mars 2010
  • février 2010
  • février 2009
© Copyright - Association VIE Vendée - Enfold Theme by Kriesi
Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut