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LES DEUX VIES DU BELOTE ET RE.

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De la pêche…

Dernier thonier-ligneur sorti des chantiers navals
Bénéteau, le Belote et Re est lancé en mars 1957.
Événement très attendu par la population habituée
au rituel de la mise à l’eau des bateaux par gros
coefficient de marée, à l’étale de pleine mer du soir et de
préférence le samedi (jour d’affluence !).
Libérée de ses cales, la coque glisse dans la Vie,
quittant ainsi le quai des Greniers de Croix-de-Vie pour
rejoindre le quai du Port-Fidèle de Saint-Gilles où
elle sera amarrée, protégée par ses défenses.

Le bateau
est prêt pour accueillir ses équipements :
motorisation, voilure, aménagements intérieurs,
etc…
Sous le commandement du propriétaire, Roger Rivalin,
ce franc-cotre de 18 m de long et 5,5 m de large
naviguera jusqu’en 1977, à raison de 3 à 4 campagnes
de 25 jours sur les côtes d’Espagne et du Portugal au
printemps et une campagne en septembre, au sudouest
de l’Irlande, en fonction des migrations du
poisson et des conditions météorologiques.
Le thon blanc dit germon sur les côtes vendéennes
vit en mattes. C’est un poisson-chasseur infatigable
et vorace. Sa pêche est difficile vu le nombre de
lignes traînées: 15 au total (5 par tangon, 5 au cul du
bateau) d’où les risques d’emmêlage. Chaque ligne
porte un nom : de la plus courte, la chiure à la plus
longue, la sabaye.
Poisson méfiant, le thon est sensible aux bruits et
autres ultrasons, qu’ils viennent du moteur ou des
chocs sur la coque.
Le leurre de crin, blanc, rouge ou jaune, est choisi en
fonction de la luminosité.
Une fois pris, le thon, d’environ huit à dix kilos, est
remonté à bord par le canneur assisté d’un gaffeur. Il
est aussitôt ébayé.
Après la pêche, le temps est venu de glacer le poisson:
une tâche fatigante qui suit une dure journée de
déhalage.
Acquis par Jacques Perraudeau, le Belote et Re est
équipé d’un moteur de 240 chevaux et d’une passerelle.
Transformé en chalutier pélagique, pêchant en
bœufs avec un deuxième bateau en acier, les abordages
répétés abîmèrent ses flancs.

… à la plaisance.

En 1983, mal en point, amarré à un quai de la deuxième
darse du port de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, le
Belote et Re se délabre dans l’indifférence.
En 1985, coup d’œil et coup de cœur ! André Duranteau,
fils de marin-pêcheur giras, est séduit par l’élégance
de la coque du Belote et Re dont l’arrière en cul
de poule signe son identité de thonier- ligneur. Il en
fait l’acquisition, pour un franc symbolique, et entreprend
sa métamorphose dans la foulée.

André Duranteau avait appris la pêche côtière avec
son père pendant ses vacances scolaires. Dès que
ses moyens le lui avaient permis, il avait, dans un premier
temps, acheté un cotre-marconi, L’Hirondelle,
construit par le chantier Thomazeau de Croix-deVie, se
familiarisant ainsi avec la navigation à la voile.
Dès 1985, il s’attache à la rénovation du Belote et
Re en l’équipant d’un nouveau pavois sans gaillard
d’avant.
1985 – 1987: Décapage et calfatage de la coque.
1988 – 1990 : Reprise des aménagements intérieurs, de la coque et du pontage.
Pose d’un moteur Fayard Pym de 105 chevaux et
remplacement du châssis d’origine en bois par un
châssis en acier.
1991-1992 : Préparation du gréement: pose d’un
bout-dehors et installation d’un gréement permettant
de déployer 6 voiles d’une superficie de 281
m². De thonier-ligneur, le Belote et Re est devenu un
cotre aurique.
1994 : Essais du plan de voilure avec des voiles d’occasion.
Ainsi transformé, le Belote et Re participera à
plusieurs rassemblements mettant en valeur les vieux
gréements à Noirmoutier, l’Ile d’Yeu, ainsi qu’aux
Fêtes Maritimes de Brest de 1996, 2000, 2004 et
aux Tonnerres de Brest en 2012.
En 2007 le Belote et Re obtient, distinction enviée,
son inscription au patrimoine maritime et fluvial.
Le Belote et Re, aujourd’hui amarré à Daoulas (Finistère),
n’a pas fini d’embarquer rêves et projets.

Lexique :

• défense : pare-battage,
• germon : thon blanc,
• matte : banc de poissons,
• pavois : partie de la coque au-dessus du pont,
épaulée par des jambettes,
• giras : originaire de Saint-Gilles,
• tangon : perche à laquelle on fixe les lignes de
traîne,
• ébayer : éviscérer le poisson afin de ne pas
contaminer la cargaison.

L'océan, acteur majeur du Pays de SGXV

JEAN-CLAUDE MOREAU, PATRON-PÊCHEUR VIRTUOSE DU SEXTANT.

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Jean-Claude est, depuis toujours, attiré par la mer.
En dépit d’une scolarité abrégée, il se passionne pour
la trigonométrie et devient un expert de la géolocalisation, à l’aide du sextant.

Comment êtes-vous devenu marin ?

Je suis né, en avril 1935, face à la pointe de GrosseTerre, tournée vers le large.
C’est dire si la mer m’appelait ! Je ne suis allé à l’école que jusqu’à 12 ans.
D’abord, j’ai travaillé à soigner les ânes de bât. Puis,
avec eux, à « monter » du gravier, depuis la plage,
pour permettre aux entreprises de maçonnerie de
couler du béton ; nous étions après-guerre : elles
travaillaient beaucoup.

En 1949, dès mes 14 ans, je suis parti à la mer,
comme mousse. En alternance, je fréquentais, avec
son brevet de mécanicien. Nous avons pêché ensemble
durant 30 ans. D’abord, pour le compte d’Elisée Gabriel,
entrepreneur de plomberie et armateur.

Puis, en 1966, nous avons fait construire un bateau neuf de
18 m, Océan des Tempêtes, équipé d’un moteur marin Poyaud de
300 chevaux, fabriqué à Surgères.
Au chantier Bénéteau, nous étions les premiers clients d’Annette Roux,
fille d’André Bénéteau.
Le navire fut lancé, le 11 janvier 1967 et nous avons
pris la mer, avec lui, en mars. Nous formions un équipage de 6 marins :
capitaine, mécanicien et 4 matelots.

Vous aviez une réputation de maîtrise du
sextant ?

À l’époque, pour s’orienter, le sextant était précieux.
Son usage principal, pour faire le point, en mer, hors
de vue de terre, est de relever la hauteur angulaire
du soleil à midi. Mais il y a des corrections à effectuer :
la dépression en fonction de la hauteur du bateau, la réfraction,
la parallaxe… Il fallait utiliser une
table de correction nautique, en fonction de l’heure
du jour, sur les éphémérides nautiques.

C’était tellement complexe que, sur zone, beaucoup
ne réussissaient pas trop à bien faire le point. Ils
demandaient leur position, je leur donnais la mienne ;
tout le monde se regroupait ; nous retrouvions ensemble la
route du retour au port.
Le sextant sert également à tracer des «droites de hauteur»,
des relèvements à terre, pour faire le point par segments ou arcs
capables, avec trois amers : phare, église ou château d’eau. Ainsi que la
distance en milles d’un phare dont la hauteur est
connue.

En 1990, j’ai pris ma retraite, à 55 ans. Après 37 ans
de navigation.

Désormais, la géolocalisation est à la
portée de tous ?

Depuis, de 1940 à 1980, s’orienter en mer était devenu plus facile,
grâce au système Consol, mettant en œuvre des signaux audio croisés
des radiophares de Plonéis en Bretagne et de Lugo en Espagne. Ils
permettaient un repérage nécessitant l’usage d’une carte Consol.
Ensuite, le système de radionavigation ou géolocalisation en mer DECCA,
indépendant des conditions de visibilité ; il était payant mais se
corrigeait seul.
Puis le système de radiolocalisation TORAN, d’une portée pouvant
atteindre plusieurs centaines de kilomètres, qui permettait une
localisation de précision métrique.
Enfin, les tables traçantes et les systèmes de GPS ont permis une
géolocalisation facile et accessible à tout le monde.

Bulletin 2026

V.I.E. 30 ANS DÉJÀ !

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En trente ans, quel chemin parcouru ?

Le 20 septembre 1996, Jean Marcel Couradette dépose les statuts de l’association «Valoriser
les Initiatives et l’Environnement au Pays» (V.I.E.) soutenu par une vingtaine d’habitants
de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, convaincus de la nécessité d’agir ensemble au servicede leur
ville et de son territoire. Ils partagent la conviction qu’il importe de témoigner par
l’action et d’informer les habitants afin qu’ils s’approprient les enjeux de leur
environnement, naturel, construit et mémoriel et contribuent efficacement à son adaptation aux
évolutions en cours.
Le clin d’œil à «La Vie» souligne que leur champ d’action est l’environnement pris au sens
large, tandis que le «I» de «V.I.E.» indique la place faite à l’initiative. Depuis, V.I.E.
s’emploie à :
– Comprendre, informer, rendre compte des dynamiques à l’œuvre entre l’environnement
et le cadre de vie que le patrimoine commun illustre dans toute sa richesse.
– Accompagner et soutenir des initiatives avec l’appui du partenariat.
– Agir en toute indépendance dans la limite des moyens financiers que lui apportent les
adhérents.
L’histoire de V.I.E commence avec la publication annuelle d’un bulletin, mis gratuitement
à la disposition des habitants qui leur permet de suivre le cours de nos actions dans les
domaines : de la valorisation du patrimoine, de l’amélioration du cadre de vie et de la
préservation de l’environnement.
Nous avons pris plaisir à illustrer cet article de quelques exemplaires de couvertures de
bulletins de V.I.E. comme un rappel de nos rendez- vous annuels avec les habitants de
Saint-Gilles-Croix-de-Vie et d’au-delà.
Notre parcours est fait de réussites, d’échecs, d’espoirs et de ténacité, tant l’expérience
nous a appris qu’il faut laisser au temps celui de jouer sa partie.
Nos principales actions :

Valorisation du patrimoine

Le pourtour de la baie de l’Adon identifié comme site remarquable

Le 27 aout 2003 V.I.E. dépose auprès de la Préfecture de Vendée et du Conseil Général
de Vendée une demande d’inscription de la tour dite «Joséphine» et de son môle d’ancrage
à l’inventaire des monuments historiques. Le Comité de la Protection de la Nature et des
Sites (CPNS) et l’Association du Quai du Vieux Môle (ADQVM) appuient sa démarche. Le
18 mai 2006 la Commission Permanente de la Préservation du Patrimoine et des Sites se
prononce à l’unanimité de ses membres en faveur de l’inscription du site dans la ZPPAUP.
En 2012 le pourtour de la baie de l’Adon, y compris le vieux môle, est identifié comme site
remarquable dans les documents d’urbanisme.
Les murs en pierres de lest valorisés En 2010 V.I.E. adresse une demande à la Préfecture de
Vendée, en vue de faire reconnaitre la valeur patrimoniale des murs en pierres de lest,
témoins de l’activité maritime du port au XVIIème siècle. S’en suit, un courrier de monsieur
l’Architecte des Bâtiments de France qui approuve la démarche. Encouragée à poursuivre, V.I.E.
entreprend une large consultation auprès de géologues des Universités de Poitiers et de Nantes
afin d’identifier les pierres et leur origine géographiques. En 2017 au vu d’interventions
menaçant la pérennité de certains murs, V.I.E décide de financer une étude très détaillée
réalisée par Alexandre Billon, architecte des monuments de France. Elle décrit avec précision,
le montage de ces murs ainsi que les modalités de leur préservation et de leur restauration.
Depuis lors, remise gratuitement, en deux exemplaires, à la mairie, cette étude est à la
disposition des propriétaires de ces murs afin de les informer de la marche à suivre pour les
préserver. V.I.E poursuit l’information des habitants sur leur histoire lors de conférences
sur site et lors d’expositions.

La collection des coquillages «Edmond Bocquier» sortie de l’oubli

 

V.I.E. s’est employée de 2023 à 2025 à mobiliser les autorités locales. Le Maire a décidé de
s’employer à assurer sa préservation. 2005 V.I.E. suggère au musée de l’Abbaye Sainte Croix,
de monter une exposition à Saint-Gilles-Croix-de-Vie en vue de faire découvrir aux habitant
une partie du» fonds Baudoin» constitué d’une partie des archives du docteur Baudoin comprenant
des écrits et une quantité considérable de clichés sur verre. Accueillie par la Mairie, cette
exposition s’est tenue, du 17 septembre au 13 octobre 2007 salle «Baudoin» (où se situe
actuellement le syndicat d’initiative). Citons aussi l’exposition intitulée
«Saint-Gilles-Croix-de-Vie à travers les âges» réalisée par Bernard de Maisonneuve en 2020
avec le concours des adhérents de V.I.E au Centre des Marées.
Des regrets : la vente des maisons des 25 et 26 rue Cadou 18 juin 1997, La nouvelle municipalité
décide de vendre deux biens communaux, acquis en 1992, destinées à «des équipements collectifs
à caractère social et culturel» situés au 25 et 26 rue Cadou. Ces vieilles demeures en pierres
de lest remontent au XIIème siècle pour le 25 rue Cadou. En témoigne une arche prise dans la
maçonnerie du pignon nord. Les fenêtres du premier étage du 26 rue Cadou siècle attestent que
le bâtiment remonte au XVIIème siècle.

V.I.E. lance une pétition s’opposant à cette vente et recueille un grand nombres de signatures
transmises à la Mairie. En vain. Le 27 juin 1998, la vente aux enchères publiques, à la bougie,
a lieu. Depuis, le 25 rue Cadou est habité et préservé. Le 26 rue Cadou est promis à une lente
destruction, libérant l’espace à d’autres fins. C’est le dernier témoignage encore debout d’un
site «d’import-export» du XVIIème siècle dont les marchandises, entreposées à l’abri de hauts
murs en pierres de lest, transitaient par un large passage dallé et couvert, en pente douce,
permettant de rouler les tonneaux jusqu’aux embarcations amarrées au quai V.I.E. en a retrouvé
la trace dans le laboratoire de la boucherie-charcuterie Richard sur la Quai du Port Fidèle.
Des espoirs : de nouveaux postes d’amarrage ?
La tempête de 2014 ayant laissé 4 postes d’amarrage sur 5 dans la baie de l’Adon, V.I.E.
alerte en 2015 les décideurs et, après consultation de spécialistes, acquiert la conviction
qu’il est inutilement coûteux de les restaurer. Ces postes d’amarrage érodés par l’érosion,
ne peuvent gagner en solidité quel que soit le procédé utilisé. Sculptés à cœur par les
intempéries, mieux vaut les remplacer et les laisser témoigner de la rudesse du climat maritime
en un lieu d’exposition à déterminer. V.I.E. remet aux autorités une description des
caractéristiques auxquelles devraient satisfaire les nouveaux pieux ainsi que l’estimation du
coût, modeste. V.I.E. obtient la participation financière de la SEMVIE, à la condition que
les autorités compétentes s’engagent au remplacement de ce modeste mais utile équipement
maritime. 2019, la municipalité prend les choses en main mais se heurtera à une surenchère $
d’exigences administratives et techniques coûteuses. Depuis, V.I.E. continue à plaider pour la
sécurisation de l’amarrage dans la baie de l’Adon.
Au fil des ans, les bulletins de V.I.E. ont fait écho aux travaux de recherche de
Bernard de Maisonneuve au titre de l’histoire maritime (ex le Grand Routier des Mers, les
graffitis…), au lexique, unique en son genre, du «Parler des marins» établi par Maurice
Guittonneau, également président de V.I.E. plusieurs années durant et, enfin, à la portée
historique du nom de nos rues, révélée avec verve, par Jean Michel Penaud. Encore merci.

Amélioration du cadre de Vie

Une navette intercommunale ?

2010 V.I.E. et particulièrement Denis Draoulec,
lance l’idée de relier les quartiers et les communes
de Saint- Hilaire- de -Riez et de Saint- Gilles -Croixde- Vie en instaurant un service de
navettes intercommunales desservant les commerces, les centres de soins, les lieux de loisirs
et de promenades. Pragmatique, V.I.E. étudie un itinéraire, le minute et localise les stations.
La réflexion s’élargit à une politique globale de mobilité douce intégrant, les pistes cyclables,
des parkings pour le covoiturage et une meilleure articulation aux services de cars comme un
arrêt de la ligne 172 au carrefour giratoire de l’Europe. 2013, le Conseil général donne une
suite favorable aux deux dernières propositions. Décembre 2014 les deux navettes «Gillo Bus»
circulent à l’initiative de la nouvelle municipalité.

Un pont-rail pour désenclaver le quartier du Terre Fort ?

2002, le Réseau Ferré de France (RFF) décide de supprimer le plus grand nombre possible de
passages à niveaux après plusieurs accidents mortels.
V.I.E. y voit l’opportunité de désenclaver le quartier du Terre Fort bloqué derrière la ligne
de chemin de fer, Nantes /Saint -Gilles -Croix -de -Vie en remplaçant les passages à niveau
du Terre Fort et de la Corbillière par un pont-rail. En prévision, une réserve foncière existe
de longue date. Schéma et extrait du cadastre à l’appui, V.I.E. expose son projet à la Direction
Régionale du RFF en 2002, qui en confirme la faisabilité sous réserve que les collectivités
territoriales concernées le demandent.
Le Conseil Général de Vendée et Saint-Hilaire-deRiez approuvent. V.I.E présente le projet
illustré d’un dessin de Christophe Vidal dans son bulletin de 2002. Saint-Gilles-Croix-de-Vie
que l’initiative de V.I.E. agace, suspend son avis à une clarification des coûts restant à
la charge des communes. V.I.E. se tient en retrait et suit de loin, la progression du dossier
jusqu’au coup de pouce financier de SaintHilaire- de- Riez qui débloque le dossier. Le
PontRail est ouvert à la circulation en juin 2009.

«La Villa Notre Dame» encore et toujours !

2006, les gestionnaires de la Villa Notre Dame et
l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH) décident de fermer la Villa Notre Dame dans le cadre
d’une restructuration au profit d’un équipement nantais sous employé et au prétexte que les sœurs
de Saint Charles, veulent vendre le bâtiment dont elles sont propriétaire. Une équipe médicale
performante épaulée par une centaine d’emploi qualifiés, essentiellement tenus par des femmes,
sont menacés. Les appels à l’aide se multiplient. V.I.E., sollicitée, entreprend une série de
consultations auprès des décideurs, des représentant des personnels, et d’experts. Elle est
bientôt convaincue que la Villa Notre Dame, située à la charnière de deux bassins de soins
marqués par le vieillissement de sa population peut jouer un rôle pivot en qualité de centre
de soins et de rééducation fonctionnelle.
Reste à connaitre la décision des Sœurs de Saint Charles qui confirment, par écrit, ne pas
avoir le projet de vendre et souhaitent au contraire que des perspectives nouvelles s’ouvrent
pour la villa Notre Dame au service du public. Depuis 2008, la Villa Notre Dame, poursuit sa
mission, à la satisfaction générale, en sa qualité de centre de soins et de rééducation.

Des regrets :

Trop de points noirs menacent encore la sécurisation de la mobilité douce.

Des espoirs :

Que des navettes intercommunales
circulent de Saint Hilaire de Riez à Bretignolles et
relient le littoral au retro littoral. Que la prise de
conscience des effets de la transition climatique
en cours soit de mieux en mieux partagée. Que
les risques littoraux soient pris en compte dans le
futur SCoT- PLUi-H.

Préservation de l’environnement

Depuis 1997, V.I.E. anime des Sorties Nature afin
de sensibiliser le public aux fragilités du cordon dunaire et de sa flore et aux conditions de leur
résilience. A l’initiative de ses adhérents. V.I.E a
également organisé des «sorties découvertes «sur
l’estran et dans les marais salants. A compter de
2008, plusieurs années durant, V.I.E. a organisé
des «Rallye Nature» et des promenades urbaines
afin de faire découvrir aux participants, la biodiversité en ville. En 2008 avec l’appui de la municipalité, V.I.E. crée un «conservatoire de la flore
dunaire» le long du remblai de la Grande Plage afin
de permettre aux personnes à mobilité réduite de
découvrir cette flore. 2026 verra la restauration
des panneaux installés en bordure du remblai et au
pied des plantes les plus emblématiques, permettant aux promeneurs d’identifier la flore dunaire.
En Mars 1999 V.I.E. alerte la municipalité sur
l’envahissement du potager de la maison des
Phares et Balises par la vergerette du canada, en
recommande son arrachage et la création, sur ce
site, d’un jardin public ouvert sur le panorama. Le
20 septembre 1999 le conseil municipal décida le
maintien des parcelles du «Vieux Môle» en zone
non constructible et l’aménagement de l’ancien
potager de la maison des «Phares et Balises» en jardin public largement ouvert sur la baie de l’Adon et
le chenal. A la demande de V.I.E., Christophe Vidal
esquissa un projet de jardin public que V.I.E publia
dans son édition 2000.

Mieux se protéger des risques de baignades

2018. Denis Draoulec alerta sur les risques que représentent les courants d’arrachement. Il proposa
une information pédagogique sous forma d’affiches que la municipalité a pris en compte.2025, la
persistance des risques amène V.I.E. à obtenir de
la Mairie le renouvellement de la campagne d’affichage.

Mettre en évidence la formation d’une dune en
haut de la plage de Boisvinet

Juin 2018. Janine Bureau et Robert Bousquet ,botanistes de V.I.E. à l’époque, observent l’implantation d’une flore dunaire sur le haut de la plage de
Boisvinet, signe de sa transformation en dune. La
municipalité, immédiatement informée, sensibilise depuis les habitants à la signification de cette
végétation spécifique et en extension au point
de concurrencer les transats. Ce phénomène fait
suite à la déformation de la plage de Boisvinet qui,
de convexe devient concave. Consécutif à l’allongement de la digue de la Garenne, V.I.E. en a régulièrement fait état depuis 2005

Création de «l’Incroyable jardin de Monsieur
Torterue».

2016. Michèle Tramoy lance l’idée «d’un jardin
pédagogique expérimentale et solidaire» à la place
des pelouses de l’hôpital local. V.I.E. consulte Le
Centre Hospitalier Loire Vendée Océan qui donne
son accord et accepte de passer une convention avec V.I.E. Depuis, VIE apporte son modeste
concours financier aux bénévoles jardinières et
jardiniers. «L’Incroyable Jardin de Monsieur Torterue», est né dans le sillage des «Incroyables comestibles». Dédié à la biodiversité, il démontre avec
succès comment cultiver sans entrant, avec un
arrosage modéré, grâce à une connaissance fine
de la nature des sols, des exigences des végétaux,
selon leur l’exposition au vent et à la lumière. Une vingtaine de bénévoles se relaient à son chevet et
en 10 ans ont tenu la promesse d’en faire un lieu
vivant, convivial et solidaire qui accueille le repos
des résidents, des moments festifs, des trocs de
plantes et l’initiation de scolaires à la permaculture
et à la préservation de la biodiversité.

Des regrets :

12 janvier 2007, V.I.E n’a pu empêcher, la vente de 4 ha de dunes du Jaunay à la SCI
de l’Estran en dépit de son intervention auprès du
Conseil Général qui, tentera de s’y opposer, trop
tard.

Des espoirs :

que s’intensifie la prise de conscience
des fragilités de l’environnement et de la biodiversité aggravées par le réchauffement climatique,
que se généralise la végétalisation de la ville et que
les futurs, SCoT et PLUi-H, en portent témoignage.
Au-delà de ces interventions rappelées ci-dessus,
V.I.E., en permanence, informe, alerte, consulte
des experts, rencontre les décideurs et en rend
compte. V.I.E. prend des initiatives, en valorise
d’autres et s’associe à ses partenaires dans ses domaines d’action.
V.I.E. s’emploie à rappeler à notre mémoire le rôle
d’acteurs décisifs comme Garcie Ferrande «le
meilleur connaisseur des mers» selon François 1er
grâce à la traduction en français contemporain de
son «Routier des Mers» par Bernard de Maisonneuve.
Citons également Maurice Nadeau qui impulsa le
logement social (le quartier des Castors, évoqué
par Jean Michel Barreau).
Outre les acteurs, les pratiques qui font l’histoire
du pays trouvent leur place dans les articles de
V.I.E. :
La pêche, les bateaux, le parler des marins rappelé par Maurice Guittonneau, le port, la criée, les
conserveries. Mais aussi l’habitat, l’urbanisme, nos
rues dont l’origine des noms nous a été racontée
par Michel Penaud, nos édifice et leurs matériaux
et enfin notre estuaire, notre marais, nos dunes et
nos plages. Tout raconte comment les dynamiques
et les interactions à l’œuvre entre l’environnement
et les hommes façonnent notre cadre de vie et
nous dote d’un patrimoine.

Remerciements.

V.I.E. remercie tous ceux qui, au cours de ces trente
années, ont contribué à ses actions, lui apportant
leurs expériences, leurs savoirs faire, leur énergie
et la force de leur engagement. Adhérents, bénévoles, tous ont choisi d’agir dans le cadre associatif parce qu’il offre à chacun la liberté de débattre,
de s’associer et d’agir dans le respect mutuel des
convictions de chacun.
Le 5 novembre 2024, V.I.E. doit à chacune et chacun d’entre eux d’avoir été distinguée par la municipalité, pour son action bénévole au service du
Pays de Saint Gilles Croix de Vie.
V.I.E. sait ce qu’elle doit à toutes et tous pour
avoir suscité, éclairé, mené à bien avec ténacité
ses actions, à divers titres, adhérents, bénévoles,
acteurs publics et privés consultés, entreprises et
commerçants ayant contribué au financement du
bulletin de V.I.E. en acceptant que soient publiées
leurs annonces publicitaires dans ses pages, donateurs, sans oublier ses partenaires associatifs,
certains depuis 1996 comme Nature et Culture
puis Vert la Vie. A toutes et tous, MERCI pour ces
trente ans constructifs passés ensemble au service de notre territoire et de ses habitants.