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Tag Archives: pierres de lest

Bulletin 2026

V.I.E. 30 ANS DÉJÀ !

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En trente ans, quel chemin parcouru ?

Le 20 septembre 1996, Jean Marcel Couradette dépose les statuts de l’association «Valoriser
les Initiatives et l’Environnement au Pays» (V.I.E.) soutenu par une vingtaine d’habitants
de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, convaincus de la nécessité d’agir ensemble au servicede leur
ville et de son territoire. Ils partagent la conviction qu’il importe de témoigner par
l’action et d’informer les habitants afin qu’ils s’approprient les enjeux de leur
environnement, naturel, construit et mémoriel et contribuent efficacement à son adaptation aux
évolutions en cours.
Le clin d’œil à «La Vie» souligne que leur champ d’action est l’environnement pris au sens
large, tandis que le «I» de «V.I.E.» indique la place faite à l’initiative. Depuis, V.I.E.
s’emploie à :
– Comprendre, informer, rendre compte des dynamiques à l’œuvre entre l’environnement
et le cadre de vie que le patrimoine commun illustre dans toute sa richesse.
– Accompagner et soutenir des initiatives avec l’appui du partenariat.
– Agir en toute indépendance dans la limite des moyens financiers que lui apportent les
adhérents.
L’histoire de V.I.E commence avec la publication annuelle d’un bulletin, mis gratuitement
à la disposition des habitants qui leur permet de suivre le cours de nos actions dans les
domaines : de la valorisation du patrimoine, de l’amélioration du cadre de vie et de la
préservation de l’environnement.
Nous avons pris plaisir à illustrer cet article de quelques exemplaires de couvertures de
bulletins de V.I.E. comme un rappel de nos rendez- vous annuels avec les habitants de
Saint-Gilles-Croix-de-Vie et d’au-delà.
Notre parcours est fait de réussites, d’échecs, d’espoirs et de ténacité, tant l’expérience
nous a appris qu’il faut laisser au temps celui de jouer sa partie.
Nos principales actions :

Valorisation du patrimoine

Le pourtour de la baie de l’Adon identifié comme site remarquable

Le 27 aout 2003 V.I.E. dépose auprès de la Préfecture de Vendée et du Conseil Général
de Vendée une demande d’inscription de la tour dite «Joséphine» et de son môle d’ancrage
à l’inventaire des monuments historiques. Le Comité de la Protection de la Nature et des
Sites (CPNS) et l’Association du Quai du Vieux Môle (ADQVM) appuient sa démarche. Le
18 mai 2006 la Commission Permanente de la Préservation du Patrimoine et des Sites se
prononce à l’unanimité de ses membres en faveur de l’inscription du site dans la ZPPAUP.
En 2012 le pourtour de la baie de l’Adon, y compris le vieux môle, est identifié comme site
remarquable dans les documents d’urbanisme.
Les murs en pierres de lest valorisés En 2010 V.I.E. adresse une demande à la Préfecture de
Vendée, en vue de faire reconnaitre la valeur patrimoniale des murs en pierres de lest,
témoins de l’activité maritime du port au XVIIème siècle. S’en suit, un courrier de monsieur
l’Architecte des Bâtiments de France qui approuve la démarche. Encouragée à poursuivre, V.I.E.
entreprend une large consultation auprès de géologues des Universités de Poitiers et de Nantes
afin d’identifier les pierres et leur origine géographiques. En 2017 au vu d’interventions
menaçant la pérennité de certains murs, V.I.E décide de financer une étude très détaillée
réalisée par Alexandre Billon, architecte des monuments de France. Elle décrit avec précision,
le montage de ces murs ainsi que les modalités de leur préservation et de leur restauration.
Depuis lors, remise gratuitement, en deux exemplaires, à la mairie, cette étude est à la
disposition des propriétaires de ces murs afin de les informer de la marche à suivre pour les
préserver. V.I.E poursuit l’information des habitants sur leur histoire lors de conférences
sur site et lors d’expositions.

La collection des coquillages «Edmond Bocquier» sortie de l’oubli

 

V.I.E. s’est employée de 2023 à 2025 à mobiliser les autorités locales. Le Maire a décidé de
s’employer à assurer sa préservation. 2005 V.I.E. suggère au musée de l’Abbaye Sainte Croix,
de monter une exposition à Saint-Gilles-Croix-de-Vie en vue de faire découvrir aux habitant
une partie du» fonds Baudoin» constitué d’une partie des archives du docteur Baudoin comprenant
des écrits et une quantité considérable de clichés sur verre. Accueillie par la Mairie, cette
exposition s’est tenue, du 17 septembre au 13 octobre 2007 salle «Baudoin» (où se situe
actuellement le syndicat d’initiative). Citons aussi l’exposition intitulée
«Saint-Gilles-Croix-de-Vie à travers les âges» réalisée par Bernard de Maisonneuve en 2020
avec le concours des adhérents de V.I.E au Centre des Marées.
Des regrets : la vente des maisons des 25 et 26 rue Cadou 18 juin 1997, La nouvelle municipalité
décide de vendre deux biens communaux, acquis en 1992, destinées à «des équipements collectifs
à caractère social et culturel» situés au 25 et 26 rue Cadou. Ces vieilles demeures en pierres
de lest remontent au XIIème siècle pour le 25 rue Cadou. En témoigne une arche prise dans la
maçonnerie du pignon nord. Les fenêtres du premier étage du 26 rue Cadou siècle attestent que
le bâtiment remonte au XVIIème siècle.

V.I.E. lance une pétition s’opposant à cette vente et recueille un grand nombres de signatures
transmises à la Mairie. En vain. Le 27 juin 1998, la vente aux enchères publiques, à la bougie,
a lieu. Depuis, le 25 rue Cadou est habité et préservé. Le 26 rue Cadou est promis à une lente
destruction, libérant l’espace à d’autres fins. C’est le dernier témoignage encore debout d’un
site «d’import-export» du XVIIème siècle dont les marchandises, entreposées à l’abri de hauts
murs en pierres de lest, transitaient par un large passage dallé et couvert, en pente douce,
permettant de rouler les tonneaux jusqu’aux embarcations amarrées au quai V.I.E. en a retrouvé
la trace dans le laboratoire de la boucherie-charcuterie Richard sur la Quai du Port Fidèle.
Des espoirs : de nouveaux postes d’amarrage ?
La tempête de 2014 ayant laissé 4 postes d’amarrage sur 5 dans la baie de l’Adon, V.I.E.
alerte en 2015 les décideurs et, après consultation de spécialistes, acquiert la conviction
qu’il est inutilement coûteux de les restaurer. Ces postes d’amarrage érodés par l’érosion,
ne peuvent gagner en solidité quel que soit le procédé utilisé. Sculptés à cœur par les
intempéries, mieux vaut les remplacer et les laisser témoigner de la rudesse du climat maritime
en un lieu d’exposition à déterminer. V.I.E. remet aux autorités une description des
caractéristiques auxquelles devraient satisfaire les nouveaux pieux ainsi que l’estimation du
coût, modeste. V.I.E. obtient la participation financière de la SEMVIE, à la condition que
les autorités compétentes s’engagent au remplacement de ce modeste mais utile équipement
maritime. 2019, la municipalité prend les choses en main mais se heurtera à une surenchère $
d’exigences administratives et techniques coûteuses. Depuis, V.I.E. continue à plaider pour la
sécurisation de l’amarrage dans la baie de l’Adon.
Au fil des ans, les bulletins de V.I.E. ont fait écho aux travaux de recherche de
Bernard de Maisonneuve au titre de l’histoire maritime (ex le Grand Routier des Mers, les
graffitis…), au lexique, unique en son genre, du «Parler des marins» établi par Maurice
Guittonneau, également président de V.I.E. plusieurs années durant et, enfin, à la portée
historique du nom de nos rues, révélée avec verve, par Jean Michel Penaud. Encore merci.

Amélioration du cadre de Vie

Une navette intercommunale ?

2010 V.I.E. et particulièrement Denis Draoulec,
lance l’idée de relier les quartiers et les communes
de Saint- Hilaire- de -Riez et de Saint- Gilles -Croixde- Vie en instaurant un service de
navettes intercommunales desservant les commerces, les centres de soins, les lieux de loisirs
et de promenades. Pragmatique, V.I.E. étudie un itinéraire, le minute et localise les stations.
La réflexion s’élargit à une politique globale de mobilité douce intégrant, les pistes cyclables,
des parkings pour le covoiturage et une meilleure articulation aux services de cars comme un
arrêt de la ligne 172 au carrefour giratoire de l’Europe. 2013, le Conseil général donne une
suite favorable aux deux dernières propositions. Décembre 2014 les deux navettes «Gillo Bus»
circulent à l’initiative de la nouvelle municipalité.

Un pont-rail pour désenclaver le quartier du Terre Fort ?

2002, le Réseau Ferré de France (RFF) décide de supprimer le plus grand nombre possible de
passages à niveaux après plusieurs accidents mortels.
V.I.E. y voit l’opportunité de désenclaver le quartier du Terre Fort bloqué derrière la ligne
de chemin de fer, Nantes /Saint -Gilles -Croix -de -Vie en remplaçant les passages à niveau
du Terre Fort et de la Corbillière par un pont-rail. En prévision, une réserve foncière existe
de longue date. Schéma et extrait du cadastre à l’appui, V.I.E. expose son projet à la Direction
Régionale du RFF en 2002, qui en confirme la faisabilité sous réserve que les collectivités
territoriales concernées le demandent.
Le Conseil Général de Vendée et Saint-Hilaire-deRiez approuvent. V.I.E présente le projet
illustré d’un dessin de Christophe Vidal dans son bulletin de 2002. Saint-Gilles-Croix-de-Vie
que l’initiative de V.I.E. agace, suspend son avis à une clarification des coûts restant à
la charge des communes. V.I.E. se tient en retrait et suit de loin, la progression du dossier
jusqu’au coup de pouce financier de SaintHilaire- de- Riez qui débloque le dossier. Le
PontRail est ouvert à la circulation en juin 2009.

«La Villa Notre Dame» encore et toujours !

2006, les gestionnaires de la Villa Notre Dame et
l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH) décident de fermer la Villa Notre Dame dans le cadre
d’une restructuration au profit d’un équipement nantais sous employé et au prétexte que les sœurs
de Saint Charles, veulent vendre le bâtiment dont elles sont propriétaire. Une équipe médicale
performante épaulée par une centaine d’emploi qualifiés, essentiellement tenus par des femmes,
sont menacés. Les appels à l’aide se multiplient. V.I.E., sollicitée, entreprend une série de
consultations auprès des décideurs, des représentant des personnels, et d’experts. Elle est
bientôt convaincue que la Villa Notre Dame, située à la charnière de deux bassins de soins
marqués par le vieillissement de sa population peut jouer un rôle pivot en qualité de centre
de soins et de rééducation fonctionnelle.
Reste à connaitre la décision des Sœurs de Saint Charles qui confirment, par écrit, ne pas
avoir le projet de vendre et souhaitent au contraire que des perspectives nouvelles s’ouvrent
pour la villa Notre Dame au service du public. Depuis 2008, la Villa Notre Dame, poursuit sa
mission, à la satisfaction générale, en sa qualité de centre de soins et de rééducation.

Des regrets :

Trop de points noirs menacent encore la sécurisation de la mobilité douce.

Des espoirs :

Que des navettes intercommunales
circulent de Saint Hilaire de Riez à Bretignolles et
relient le littoral au retro littoral. Que la prise de
conscience des effets de la transition climatique
en cours soit de mieux en mieux partagée. Que
les risques littoraux soient pris en compte dans le
futur SCoT- PLUi-H.

Préservation de l’environnement

Depuis 1997, V.I.E. anime des Sorties Nature afin
de sensibiliser le public aux fragilités du cordon dunaire et de sa flore et aux conditions de leur
résilience. A l’initiative de ses adhérents. V.I.E a
également organisé des «sorties découvertes «sur
l’estran et dans les marais salants. A compter de
2008, plusieurs années durant, V.I.E. a organisé
des «Rallye Nature» et des promenades urbaines
afin de faire découvrir aux participants, la biodiversité en ville. En 2008 avec l’appui de la municipalité, V.I.E. crée un «conservatoire de la flore
dunaire» le long du remblai de la Grande Plage afin
de permettre aux personnes à mobilité réduite de
découvrir cette flore. 2026 verra la restauration
des panneaux installés en bordure du remblai et au
pied des plantes les plus emblématiques, permettant aux promeneurs d’identifier la flore dunaire.
En Mars 1999 V.I.E. alerte la municipalité sur
l’envahissement du potager de la maison des
Phares et Balises par la vergerette du canada, en
recommande son arrachage et la création, sur ce
site, d’un jardin public ouvert sur le panorama. Le
20 septembre 1999 le conseil municipal décida le
maintien des parcelles du «Vieux Môle» en zone
non constructible et l’aménagement de l’ancien
potager de la maison des «Phares et Balises» en jardin public largement ouvert sur la baie de l’Adon et
le chenal. A la demande de V.I.E., Christophe Vidal
esquissa un projet de jardin public que V.I.E publia
dans son édition 2000.

Mieux se protéger des risques de baignades

2018. Denis Draoulec alerta sur les risques que représentent les courants d’arrachement. Il proposa
une information pédagogique sous forma d’affiches que la municipalité a pris en compte.2025, la
persistance des risques amène V.I.E. à obtenir de
la Mairie le renouvellement de la campagne d’affichage.

Mettre en évidence la formation d’une dune en
haut de la plage de Boisvinet

Juin 2018. Janine Bureau et Robert Bousquet ,botanistes de V.I.E. à l’époque, observent l’implantation d’une flore dunaire sur le haut de la plage de
Boisvinet, signe de sa transformation en dune. La
municipalité, immédiatement informée, sensibilise depuis les habitants à la signification de cette
végétation spécifique et en extension au point
de concurrencer les transats. Ce phénomène fait
suite à la déformation de la plage de Boisvinet qui,
de convexe devient concave. Consécutif à l’allongement de la digue de la Garenne, V.I.E. en a régulièrement fait état depuis 2005

Création de «l’Incroyable jardin de Monsieur
Torterue».

2016. Michèle Tramoy lance l’idée «d’un jardin
pédagogique expérimentale et solidaire» à la place
des pelouses de l’hôpital local. V.I.E. consulte Le
Centre Hospitalier Loire Vendée Océan qui donne
son accord et accepte de passer une convention avec V.I.E. Depuis, VIE apporte son modeste
concours financier aux bénévoles jardinières et
jardiniers. «L’Incroyable Jardin de Monsieur Torterue», est né dans le sillage des «Incroyables comestibles». Dédié à la biodiversité, il démontre avec
succès comment cultiver sans entrant, avec un
arrosage modéré, grâce à une connaissance fine
de la nature des sols, des exigences des végétaux,
selon leur l’exposition au vent et à la lumière. Une vingtaine de bénévoles se relaient à son chevet et
en 10 ans ont tenu la promesse d’en faire un lieu
vivant, convivial et solidaire qui accueille le repos
des résidents, des moments festifs, des trocs de
plantes et l’initiation de scolaires à la permaculture
et à la préservation de la biodiversité.

Des regrets :

12 janvier 2007, V.I.E n’a pu empêcher, la vente de 4 ha de dunes du Jaunay à la SCI
de l’Estran en dépit de son intervention auprès du
Conseil Général qui, tentera de s’y opposer, trop
tard.

Des espoirs :

que s’intensifie la prise de conscience
des fragilités de l’environnement et de la biodiversité aggravées par le réchauffement climatique,
que se généralise la végétalisation de la ville et que
les futurs, SCoT et PLUi-H, en portent témoignage.
Au-delà de ces interventions rappelées ci-dessus,
V.I.E., en permanence, informe, alerte, consulte
des experts, rencontre les décideurs et en rend
compte. V.I.E. prend des initiatives, en valorise
d’autres et s’associe à ses partenaires dans ses domaines d’action.
V.I.E. s’emploie à rappeler à notre mémoire le rôle
d’acteurs décisifs comme Garcie Ferrande «le
meilleur connaisseur des mers» selon François 1er
grâce à la traduction en français contemporain de
son «Routier des Mers» par Bernard de Maisonneuve.
Citons également Maurice Nadeau qui impulsa le
logement social (le quartier des Castors, évoqué
par Jean Michel Barreau).
Outre les acteurs, les pratiques qui font l’histoire
du pays trouvent leur place dans les articles de
V.I.E. :
La pêche, les bateaux, le parler des marins rappelé par Maurice Guittonneau, le port, la criée, les
conserveries. Mais aussi l’habitat, l’urbanisme, nos
rues dont l’origine des noms nous a été racontée
par Michel Penaud, nos édifice et leurs matériaux
et enfin notre estuaire, notre marais, nos dunes et
nos plages. Tout raconte comment les dynamiques
et les interactions à l’œuvre entre l’environnement
et les hommes façonnent notre cadre de vie et
nous dote d’un patrimoine.

Remerciements.

V.I.E. remercie tous ceux qui, au cours de ces trente
années, ont contribué à ses actions, lui apportant
leurs expériences, leurs savoirs faire, leur énergie
et la force de leur engagement. Adhérents, bénévoles, tous ont choisi d’agir dans le cadre associatif parce qu’il offre à chacun la liberté de débattre,
de s’associer et d’agir dans le respect mutuel des
convictions de chacun.
Le 5 novembre 2024, V.I.E. doit à chacune et chacun d’entre eux d’avoir été distinguée par la municipalité, pour son action bénévole au service du
Pays de Saint Gilles Croix de Vie.
V.I.E. sait ce qu’elle doit à toutes et tous pour
avoir suscité, éclairé, mené à bien avec ténacité
ses actions, à divers titres, adhérents, bénévoles,
acteurs publics et privés consultés, entreprises et
commerçants ayant contribué au financement du
bulletin de V.I.E. en acceptant que soient publiées
leurs annonces publicitaires dans ses pages, donateurs, sans oublier ses partenaires associatifs,
certains depuis 1996 comme Nature et Culture
puis Vert la Vie. A toutes et tous, MERCI pour ces
trente ans constructifs passés ensemble au service de notre territoire et de ses habitants.

Bulletin 2023 Les RENDEZ-VOUS de V.I.E

LES JOURNEES DU PATRIMOINE DES 17 ET 18 SEPTEMBRE 2022

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LES JOURNEES DU PATRIMOINE DES 17 ET 18 SEPTEMBRE 2022

 

Lors des journées du patrimoine des 17 et 18 septembre 2022, V.I.E. a invité les habitants et visiteurs à suivre deux conférences.

La première était consacrée à un bienfaiteur de la commune dont la générosité a permis de créer l’hôpital local en 1899, Emile Aimé Torterue. En avant-première, V.I.E. avait raconté la réalisation de l’hôpital local à 24 résidents. Le 17 septembre dans «L’Incroyable Jardin de Monsieur Torterue» une dizaine de visiteurs ont pu écouter à leur tour ce récit.

La deuxième conférence avait pour thème «Les murs en pierres de lest».
Elle a été proposée à une trentaine de participants lors d’une promenade dans le vieux Saint-Gilles. Le double but de cette présentation était de faire découvrir ce patrimoine urbain, révélateur de l’activité maritime du port tout au long des XVIIème et XVIIIème siècles, et d’attirer l’attention sur sa valeur et sa nécessaire préservation.

Hôpital local de Saint-Gilles-Croix-de-Vie
«l’incroyable Jardin de Monsieur Torterue»
entretenu par les «Incroyables Jardiniers»
bénévoles.

 

Un mur en pierres de lest rue beneteau à
Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Bulletin 2016 Les rendez-vous de V.I.E.

Les rendez-vous de V.I.E.

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Evolution du littoral vendéen depuis 8 000 ans, organisée conjointement par les associations Nature et Culture, le C.P.N.S. et l’Amicale laïque.
Nous avons appris comment la palynologie (étude des pollens fossiles) appliquée à des « carottes » de sol prélevées dans des niveaux actuellement submergés permet de reconstituer des zones agricoles ou forestières dans ces niveaux. Les variations du trait de côte ne datent pas d’hier !!!

Michèle Tramoy, aidée par Michel Parquet et Jean-Louis Charrier, a présenté les méthodes qui permettent la pratique d’un jardinage écologique en favorisant les auxiliaires des cultures et en évitant l’utilisation des « biocides ».

au cours de laquelle Michèle Tramoy a ouvert son « jardin au naturel » les 13 et 14 juin 2015. Elle a ainsi pu montrer comment elle met en pratique les conceptions de la permaculture. Une centaine de personnes ont suivi sa présentation, en dépit de la pluie du dimanche ! Voyez l’article de Michèle dans ce bulletin.

le samedi 20 juin : « la dune dans la ville » Les représentants de l’association ont accueilli les visiteurs sur l’espace dunaire, musée de la flore dunaire, installé sur le remblai de la plage de Saint Gilles ;

Michèle Tramoy a encadré, le lundi 22 juin, un groupe à la découverte des « Sauvages de ma rue », en montrant la diversité et l’intérêt de ces plantes qui ne sont plus considérées comme des mauvaises herbes et expliqué le zérophyto mis en oeuvre par les service des espaces verts de la ville ;

Le 23 juin, à la Conserverie, Michèle a animé un exposé –débat sur le thème : cultiver son jardin avec la biodiversité.

  • Nous avons été sollicités par 2 groupes, cette année : l’association « Du jardin au paysage » de la Chapelle sur Erdre, 25 adultes que nous avons intéressés par la présentation des spécificités de notre dune, le 24 avril ; et un groupe de 30 enfants de Hayange que nous avons aidés à découvrir la plage et la dune dans leurs aspects naturalistes.
  • Nos herborisations dans la dune nous ont permis d’accueillir 47 adultes et 10 enfants en 4 sorties ;
  • Sur la corniche de Sion, notre sortie permet d’élargir la présentation de notre littoral : géologie de nos beaux rochers, flore de la «dune perchée», flore des rochers suintants d’eau douce, invertébrés de l’estran, algues si diverses et aux utilisations en développement, oiseaux de la côte. Il n’y a pas que des goélands !!

12 personnes (+ 10 adhérents des 2 associations : Nature et Culture et V.I.E.) ont participé à ces 2 sorties. Au cours de la visite du 13 août, nous avons accueilli un groupe de 5 handicapés légers, que nous aurions préféré recevoir en groupe indépendant.

Dans la cour du Centre Socio Culturel,notre stand a présenté les activités de notre association : mémoire, cadre de vie, préservation de l’environnement.

Pour la 3° année consécutive, les Journées du Patrimoine donnent lieu à diverses actions communales. Cette année, l’accent était mis sur le patrimoine maritime. Notre association pouvait donc parfaitement y insérer le résultat des travaux et des recherches des uns et des autres. L’installation de notre stand dans le hall de la Conserverie a attiré un grand nombre de visiteurs (300 personnes environ sur les 2 jours). Nous avons beaucoup apprécié que tous les stands aient été regroupés à la Conserverie et nous remercions la Municipalité du confort et de la visibilité qu’elle nous a donnés.

Bernard de Maisonneuve a pu présenter son ouvrage sur Pierre Garcie Ferrande, notre célèbre marin cartographe qui écrivit le premier ouvrage de navigation : « Le grand Routier de la mer », plusieurs fois réédité vers 1502. Le travail de Bernard et de son équipe était orienté vers la traduction de cet ouvrage en français moderne. Il est actuellement en cours d’impression. Nos visiteurs ont aussi été très intéressés par la copie du Rouleau d’Apremont, tracé de la Vie entre Apremont et St Gilles réalisé par un architecte, Jehan le Florentin, qui montre les différents éléments, villages et rives de cette rivière au XVI° siècle. On peut y voir, en particulier, la façon dont les bateaux s’amarraient le long de la rive à la hauteur de l’église de Saint Gilles, tout près de l’église – d’où le nom de Place du Vieux Port pour la place qui est devant l’église.
Cette carte a été réalisée à la demande du Seigneur d’Apremont, Philippe Chabot de Brion, qui envisageait de canaliser la Vie pour que les bateaux de commerce puissent remonter le fleuve jusqu’à Apremont, au lieu de s’arrêter à St Gilles. Le projet n’a pas vu le jour … mais le rouleau est resté !

Nous avions craint que nos panneaux et nos explications sur les murs en pierres de lest de navire risquent de lasser nos visiteurs ! Il n’en a rien été. Ces témoins tangibles de notre passé de port marchand et de ses échanges avec diff érents pays du Nord de l’Europe, de l’Espagne, du Canada….suscitent toujours l’intérêt. Cette année, la visite des ruelles riches en murs avec pierres de lest de navires s’est orientée vers le vieux Croix de Vie. Nous n’avons pu accueillir qu’une cinquantaine de personnes car nous avons dû limiter nos visites au dimanche après-midi. Quelques ruelles de St Gilles nous ont conduits à la cave de Gérard Richard, cave dont la présence, en pleine ville, étonne toujours les visiteurs.
Nous y avons retrouvé notre ami, Gérard Roches.