Category Archives: Bulletin 2026

L’agglomération, histoire, enjeux et perspectives

SAUVER LA CÉRAMIQUE LÉGER.

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La Céramique Léger scellée sur un mur longeant la
promenade du port de plaisance, accueille les plaisanciers
depuis 1967.
Vers le milieu des années 50, les élus municipaux de
Croix-de-Vie s’emploient à développer la ville. De
nouveaux axes préparent son expansion : les avenues
de l’Océan et du Docteur Potel, par exemple. De 1956
à 1957, de nombreux lotissements sortent de terre :
Gaudremeau en bordure de l’avenue de La Pelle à Porteau,
Le Chêne au Gabio, rue Marcel Péault et avenue
des Hirondelles. Cette expansion rapide de la ville est
stimulée par le dynamisme du port de pêche dont témoignent
l’intense activité des chantiers de construction navale
(Bénéteau et Thomazeau), le dynamisme de
la conserverie Gendreau engagée dans la modernisation
de sa production, un tourisme en plein essor, une
activité industrielle soutenue et un artisanat aussi
diversifié que créatif.
Dans ce contexte, s’impose la création d’un kiosque où
abriter le Syndicat d’Initiatives qui sera plus tard logé
dans les locaux plus vastes de l’ancienne douane sur la
place de Croix-de-Vie. Le Conseil Municipal du 11 avril
1957 décide d’offrir aux habitants le nouveau plan de
la ville rendant compte de son expansion. La création
d’une céramique résistante aux aléas climatiques est
décidée. Elle sera exposée aux yeux de tous, sur le mur
du Syndicat d’Initiatives. Les frères Boutain sont naturellement
désignés pour se voir confier cette création.
Céramistes d’art formés à la célèbre faïencerie de
Malicorne dans la Sarthe, ils se complètent : Marcel
assure la conception et la réalisation des décors tandis
qu’Yves maîtrise la technique de fabrication. On leur
doit un nombre incalculable d’œuvres dessinées et
peintes à la main dont les séries Rouen, Les Chouans ou
encore Le Marais. Ils doivent leur renom à la création
du célèbre bol à oreilles orné d’un prénom.

Mais, à qui confier le carton
de la future céramique ?

Les talents ne manquent pas…

Raymond Léger (1912-1973) est venu en convalescence à
Saint-Gilles-sur-Vie en 1946, après la guerre,
et a décidé de s’y installer. Il y crée un cinéma dans la
salle Chanteclair. Deux ans plus tard, s’ouvre la salle
paroissiale de cinéma La Fauvette, Raymond Léger
ferme Chanteclair. Ce lieu deviendra une salle municipale de sport.
Dessinateur, Raymond Léger se fait connaître. Il réalise
en 1947 une mappemonde (180 cm x100 cm) sur parchemin pour la
célèbre maroquinerie Parisienne Lancel. Cette œuvre est de retour à
Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
La mairie de Croix-de-Vie lui confie la réalisation du
carton représentant le nouveau plan de la ville. La
céramique, achevée en 1960, est fixée au mur extérieur du
Syndicat d’Initiatives jusqu’à ce qu’en 1967 elle soit déplacée
au port de plaisance, suite à la démolition du local du Syndicat
d’Initiatives.
Depuis, malmenée par les intempéries, la céramique
se dégrade. Des carreaux se détachent du mur et des fissures
lézardent sa surface.
Ce modeste patrimoine, témoin d’une étape de développement de la
ville mérite mieux que l’indifférence laissant l’œuvre se dégrader.
Les futurs aménagements des ports de pêche et de plaisance offriront-ils
à la Céramique Léger l’opportunité de bénéficier de quelques crédits
au service de sa restauration ?

C’est le souhait de V.I.E..

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UNE NOUVELLE VIE POUR LA VILLA GROSSE TERRE.

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Son campanile annonce de loin, la halte, au frais et
à l’ombre, qu’espère le promeneur qui, sans quitter
l’Océan des yeux, chemine le long de la Corniche
Vendéenne, sur le chemin des douaniers.
La Villa Grosse Terre, autant rêvée que construite par
Roger Gonthier*, est le refuge où il vint se reposer en
famille dès mars 1928.
En 2009, la ville de Saint-Hilaire-de-Riez, consciente
de la valeur patrimoniale de la villa et du site, en fit
l’acquisition et, dans la foulée, entreprit les travaux
les plus urgents de préservation. Depuis 2012, la
ville poursuit, par étape, la restauration du bâtiment,
de ses dépendances et du jardin ouvert sur le chemin
des douaniers. En 2021, il fut envisagé de créer
en ces lieux un musée de la Vie Balnéaire sous l’égide
du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en collaboration
avec les Offices de Tourisme. Le projet est resté
sans suite.
En 2022, Saint-Hilaire-de-Riez s’engage dans un
vaste projet de valorisation de son tissu urbain sur
le quartier Jeanne d’Arc, tandis qu’est décidé – pour
le sauvegarder face à une procédure judiciaire de
délaissement – l’achat de L’Hôtel Frédéric, également
acteur et témoin de son histoire balnéaire. Les élus
conviennent alors d’impulser une dimension culturelle
faisant une large place aux arts hors les murs dont
le pivot serait la Villa Grosse Terre, porte d’entrée de
la Corniche hilairoise, afin de favoriser l’appropriation
par les habitants de leur patrimoine culturel et
de leur cadre de vie.
Ce projet ne manque ni d’atout ni de points d’appui :
les espaces qu’offre la Villa Grosse Terre, une vie
associative dynamique, des médiathèques très fréquentées,
des événements culturels attendus et très suivis sur les
différentes communes, leur valorisation par l’Office de
Tourisme Intercommunal, le soutien de la politique
culturelle du Pays de Saint-GillesCroix-de-Vie.
Quel avenir pour la Villa Grosse Terre ?
Elle pourrait devenir une plate-forme de diffusion
culturelle et artistique, allant vers le public, toutes
générations confondues et en tout lieu, au service
de l’éducation artistique et culturelle (EAC).
Pour ambitieux que soit le projet, il n’est pas utopique.
En effet, depuis 2022, le Ministère de la
Culture, accompagné par La Villette*, développe le
réseau des sites «Micro-Folie» offrant l’accès à un
ensemble de ressources culturelles et artistiques
partagées. L’appui du savoir-faire de La Villette aide
à concevoir des animations et à les mettre en œuvre,
via des médiateurs initiant le public à l’utilisation de
toutes les ressources du dispositif.
Le projet, lancé par la ville de Saint-Hilaire-de-Riez
et porté par le Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie est
de faire de la Villa Grosse Terre un site Micro-Folie, par
convention avec l’État et la Direction Régionale de
l’Action Culturelle des Pays de la Loire (DRAC), dans
le cadre d’un accompagnement assuré par La Villette.
D’autres communes du territoire partageant
la même ambition culturelle, l’implication du Pays
de Saint-Gilles-Croix-de-Vie dans la mise en œuvre
de ce projet lui permettra un développement cohérent
et coordonné dans le respect des spécificités de
chaque commune.

La Villa Grosse Terre, pivot du projet, accueillerait
un musée numérique, cœur du dispositif, offrant un
accès ludique à plus de 5000 œuvres numérisées, issues
de 12 musées nationaux, du réseau de 411 établissements
culturels partenaires, nationaux, régionaux et de La Villette.
Ces œuvres, projetées sur grand écran ou via des
Des ateliers de fabrication de supports de communication,
de reproduction d’objets (Fab Lab). Les perspectives de
développement, très ouvertes, seront dégagées et mises
en œuvre avec la commission culture du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie,
• Des postes de réalité virtuelle,
• Un espace d’expression dramatique, corporelle…,
• Des conférences en appui de ces projections, des
séminaires exploitant ces apports,
• Des animations valorisant le patrimoine local
constitué de films, d’écrits, d’illustrations…,
• Un Café-Librairie (café, bibliothèque, ludothèque).
La Villa programmerait également des résidences
d’artistes qui seraient accueillies dans les locaux
séparés, à l’entrée du jardin, et rénovés pour cette
activité.
Destinée à être une structure culturelle de proximité,
largement ouverte à tout public au service des
initiatives locales, la Villa Grosse Terre doit adapter sa
structure pour accueillir les visiteurs confortablement
et en toute sécurité dans ses murs et dans le parc.
En 2025, la ville de Saint-Hilaire-de-Riez a lancé un
chantier de 1 700 000 € HT, avec le concours financier
du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER), de
l’État et de la Région. S’inscrivant dans le réseau
Micro-Folie, la Villa Grosse Terre, plate-forme de diffusion
d’expressions et de créations artistiques, serait
également le point de départ vers tout lieu où effectuer
une vidéo-projection à la demande de communes ou autre organisme
intéressé. Un espace de 40 m2 à 60 m2 peut suffire,
pour une durée de 2 semaines à 8 mois selon le projet.
Le dispositif mobile, comprenant le matériel de
vidéo-projection, tapis au sol et écran est facilement
transportable dans des containers sur roulettes. Ce
dispositif peut évoluer selon le type des modules
accueillis. Éligible au titre des programmes culturels
Petite Ville Demain, il peut bénéficier d’aide publique
au financement des aménagements si nécessaire.
Aller vers caractérise la démarche culturelle et artistique
qu’envisage de développer la commune de Saint-Hilaire-de-Riez,
à partir de la Villa Grosse Terre, au service de tous les
publics y compris les écoliers, collégiens et lycéens.
Ainsi conçu, ce projet érigerait la Villa Grosse Terre
en pôle d’ancrage d’une offre culturelle diversifiée,
innovante et financièrement très accessible diffusée
à l’échelle du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
Sous l’impulsion de Saint-Hilaire-de-Riez, et du Pays
de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, une nouvelle ère de la
vie culturelle et artistique s’ouvre sur notre territoire.

Sources : Entretien avec Jean Marc Dubois, adjoint délégué à la vie
culturelle de la ville de Saint-Hilaire-de-Riez.
*Roger Gonthier (1884-1978), célèbre architecte à qui l’on doit la
gare de Limoges (élue plus belle gare de France) dont il fut chargé en
1919. Il s’est également consacré au logement social et à l’édification de plusieurs bâtiments publics à Limoges.
*La Villette : https://www.lavillette.com/micro-folie.

L’agglomération, histoire, enjeux et perspectives

LA ZONE D’AMÉNAGEMENT CONCERTÉ (ZAC) DE LA CROIX : UN PROJET D’URBANISATION INNOVANTE DANS UNE DÉMARCHE ENVIRONNEMENTALE FORTE.

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Située en limite Est de la commune de Saint-GillesCroix-de-Vie,
au nord de la route de La Roche-surYon et près du Parc Commercial Océanis,
la ZAC de La Croix accueillera 741 logements à l’horizon 2035,
sur une surface d’une vingtaine d’hectares. Plus précisément, le projet
comporte 134 terrains à bâtir, 190 lots denses abordables, 162 appartements
en accession libre, 120 logements en accession maîtrisée et 135 logements
sociaux. Cette approche générera une diversité au niveau des formes urbaines,
des financements et de la population.
Il s’agit d’un projet immobilier majeur qui résulte d’une dizaine d’années
d’études. Sans doute la dernière des opérations d’une telle ampleur,
compte-tenu d’un espace foncier qui s’est réduit au fil du temps et de
l’interdiction future de construire sur les terres agricoles à l’horizon
2050 avec la contrainte Zéro Artificialisation Net (ZAN) et la loi Climat
et Résilience.
Saint-Gilles-Croixde-Vie est une ville urbanisée à 80 %.
Le Groupe rennais Giboire, un des principaux acteurs immobiliers indépendants
du Grand-Ouest mais également présent en Ile de France et dans les régions
Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes et sur l’arc méditerranéen,
a remporté la consultation aménageur lancée par la ville, donnant lieu à
la signature d’un traité de concession.

L’entreprise interviendra principalement sur la viabilisation (voirie, réseaux),
l’aménagement des espaces publics et la végétalisation mais agira aussi en tant que
promoteur pour la construction des logements collectifs en secteur libre.
La phase opérationnelle de ce futur quartier a été officiellement lancée le 10 octobre 2024.
La planification des travaux de création de logements est envisagée en sept tranches.
L’objectif est qu’au premier trimestre 2026 la viabilisation de la première tranche
et le démarrage des travaux de construction des maisons soient effectifs.
En 2027, 150 logements devraient être réalisés (50 % en maisons et 50 % en immeubles).
Ultérieurement, des locaux d’activités seront créés en rez-de-chaussée des immeubles.
Bien que les porteurs de projets ne soient pas encore identifiés, ce pourrait être des
professionnels du domaine paramédical (kinésithérapeutes), voire prendre la forme de
locaux dédiés à la petite enfance (crèche).
En complément, une réserve foncière est prévue pour héberger, à terme, un équipement
public.

Il s’agit d’un projet pensé avec et pour les habitants :
en effet, tout au long de sa conception, depuis 2015, la commune a impliqué les
habitants, afin de mieux cerner leurs besoins et de préfigurer les usages futurs du
quartier (comités de citoyens, entretiens avec riverains, ateliers, réunions
publiques, enquête publique…). Une communication active a été menée : exposition en
plein air pendant six mois avec des panneaux présentant le projet, un site internet
dédié avec une plateforme dématérialisée d’information en ligne pour prolonger la
démarche participative.
Cette opération immobilière, tout en s’inscrivant dans une démarche de densification
régulée et de limitation de l’artificialisation des sols, a la particularité d’offrir
de nouveaux produits d’habitat et des conditions d’accès variés : logement social,
accession maîtrisée ou libre, favorisant les mixités sociale et intergénérationnelle.
Les logements proposés au sein du quartier de La Croix visent en effet à répondre aux
besoins de chacun : jeunes ménages souhaitant accéder à la propriété, personnes
éligibles aux plafonds du parc social, personnes âgées à la recherche d’un logement
adapté… Les formes urbaines et les types de financement seront donc diversifiés :
logements *individuels, intermédiaires et collectifs.
Le quartier va compter 56 % de logements collectifs et 44 % d’individuels, dont 15%
de logements sociaux. Dans une ville où le marché immobilier est tendu, 42 % des
logements seront proposés à un tarif inférieur à celui du marché pour les plus
faibles revenus. La ZAC de La Croix est conçue selon les principes de la charte
nationale «Eco Quartier» qui vise à promouvoir des projets d’aménagement sobres,
résilients, inclusifs et producteurs de valeur. La commune l’a signée en 2015.
Cela traduit la volonté de créer un lieu un lieu où cohabitent écologie et vie
sociale.
Le cœur de quartier étant l’épicentre du projet, la végétalisation sera un axe
structurant de la voirie pour les véhicules et les mobilités douces, ponctué par
des placettes, considérées comme des îlots de fraîcheur répondant ainsi à l’évolution
climatique. Sur les trois prévues, deux seront réalisées lors de la première tranche.
Parmi les différents lieux à vivre, se trouve aussi la «lisière» située en bordure
d’un bois, offrant une vue sur la nature. La partie «vallon» surplombera le ruisseau
du Grenouillet, elle s’appuiera sur la topographie existante pour s’intégrer au
paysage.
L’accent étant mis sur la biodiversité, une renaturation des zones humides est
engagée et deux ruches ont déjà été installées au sein du projet, pour concourir à
la préservation des abeilles, espèce menacée.
Un cahier de prescriptions encadre les constructions, notamment en ce qui concerne
les matériaux utilisés. Il est demandé de recourir à des matériaux biosourcés,
issus d’un matériau naturel et non de la pétrochimie : bois pour l’ossature,
fibres végétales de bois pour l’isolation (dix-huit kg/m2 pour les immeubles
et quarante-deux pour les maisons).
La possibilité est également offerte aux acquéreurs et constructeurs d’utiliser
des éléments géo-sourcés (pierre, terre crue) ou réemployés, pour être dans une
démarche vertueuse de la logique carbone.
Ce projet illustre la volonté de la municipalité de développer un urbanisme
vivant et partagé qui préserve la qualité de vie des Gillocruciens tout en
favorisant une croissance maîtrisée.
L’aménagement du site permet ainsi à la commune de mettre en œuvre sa
politique d’habitat éco-responsable en réalisant un nouveau quartier respectueux
des principes de développement durable, dont l’empreinte écologique sera réduite
au maximum.
Avec les objectifs recherchés suivants :
• Répondre aux forts besoins de logements et plus particulièrement à ceux des
ménages confrontés à des difficultés croissantes pour se loger en zone littorale,
notamment les jeunes ménages et les salariés du bassin d’emplois de
Saint-Gilles-Croix-de-Vie, en souhaitant que les futurs acquéreurs soient des
résidents permanents,
• Proposer une diversité de typologies de logements
afin de faciliter le parcours résidentiel sur la commune,
• Assurer les mixités sociale et intergénérationnelle
et s’inscrire dans une gestion raisonnée du foncier, des
économies d’énergies et de la ressource en eau,
• Assurer l’intégration fonctionnelle, urbaine et paysagère du projet avec les
espaces environnants et l’ensemble de la ville,
• Aménager des espaces de rencontres et de services
aux habitants,
• Rechercher la plus haute performance énergétique en recourant aux énergies
renouvelables.
L’écovillage qui va naître de la ZAC La Croix, développera donc un habitat
novateur adapté aux évolutions des modes de vie, avec des déplacements doux
(piétons, pistes cyclables) mais aussi des espaces de rencontres pour
développer le lien social au sein d’une trame verte, support de ces usages.
L’architecture de l’habitat garantira une transition fluide entre ruralité
et urbanité, assurant une continuité paysagère harmonieuse.
Cette opération immobilière participe aussi au soutien de la démographie
locale et à l’attractivité du Pays de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
Pour les lecteurs qui souhaiteraient visualiser le projet, une vidéo
réalisée par le Groupe Giboire est consultable sur le lien suivant :
https:/www.youtube.com/watch?v=gP8XyczahfA